Nous sommes les témoins quotidiens des graves dysfonctionnements qui affectent notre société. Pas une conversation qui ne s’achève sur une plainte dépitée ainsi formulée : « Ce monde devient invivable ! Et ce n’est pas la peine de compter sur nos gouvernants qui se complaisent à nous offrir un spectacle affligeant d’irresponsabilité et de partisannerie rare ! »
Si l’évêque d’Ajaccio avait ajouté un « s » au titre de son ouvrage, les passionnés d’automobiles ou de vieilles pierres auraient pu croire qu’il avait ouvert un garage ou une entreprise de BTP sur l’île de beauté. Ce n’est pas tout à fait le cas. C’est la société tout entière qui, d’après lui, se délite et qui a besoin non seulement d’une rénovation mais d’une reconstruction.
Pour ce faire, il consacre toute la première partie de son ouvrage à un diagnostic sans concession de l’état des lieux. Tout y passe et entre autres : « la méfiance » généralisée, l’accusation gratuite, le soupçon à priori, « le sadisme médiatique », « l’individu roi », « le goût amer des polémiques sans fin ». Le vocabulaire ne lui fait jamais défaut pour mettre des mots sur les maux pernicieux qui affligent notre vie relationnelle.
Pour compléter ces propos, un détour par l’ouvrage d’Olivier Roy « L’aplatissement du monde » aux éditons du Seuil peut s’avérer utile. L’auteur nous explique que la crise sociale actuelle découle de la disparition des bases de la culture commune remplacée par une inflation de codes lisibles uniquement par les initiés de la tribu.
Après cette échographie en profondeur vient le temps de dégager les points d’appuis sur lesquels il faudra rebâtir. Et le Cardinal Bustillo, reprenant peut-être les méthodes apologétiques, souligne chez les plus jeunes un « désir d’habiter autrement le monde », « le retour de la quête intérieure », « une autre manière d’exister ».
Enfin, il ose prononcer des mots qui semblaient enfouis à jamais par les « maîtres du soupçon » dans les limbes d’une humanité immature : « la foi qui relève », l’indulgence, la miséricorde, l’innocence sans naïveté, le pardon, le silence comme « acte de résistance », la bénédiction qui étonne et crée du neuf. A chacun de reprendre ces outils en main !
(1) Cardinal François Bustillo « Réparation » ed Fayard
15 janvier 2026
« Réparation » (1)
01 janvier 2026
Nouvelle ère ou nouvel an?
Il faut cependant reconnaître que contrairement aux années précédentes qui englobaient « Noël » dans un vague « Bonnes fêtes », on lit et on entend parler de la « magie de Noël » dans les médias! Encore un petit effort, mesdames et messieurs les journalistes et la « nativité du Christ » trouvera un strapontin dans le théâtre de fin d’année !
Nos aïeux qui ont maîtrisé le feu ou découvert l’imprimerie ont cru, en leur temps, ouvrir cette ère nouvelle. Et il en a été de même chaque fois que l’invention d’une technique ou qu’un changement de régime politique a révolutionné notre quotidien : scission de l’atome, premier pas sur la lune etc… Malheureusement, le paradis terrestre se fait toujours attendre et un fonds de déception embourbe de plus en plus tout espoir renaissant. Mais cette fois nous y sommes : L’IA nous fera changer d’ère !
Alors pourquoi persister à faire tourner la terre autour du berceau de la crèche de Bethléem ?
Il y a plus de 2000 ans, le monde était religieux et l’on attendait tout des dieux. Ils habitaient les hauteurs des cieux et imposaient leurs lois ou leurs caprices à la terre. Ils communiquaient avec elle grâce à des subordonnés : anges, archanges ou autres messagers. Le monde des dieux ne pouvait pas se compromettre avec celui des humains ! Or voici qu’un enfant qui, à cette époque, ne comptait guère et n’était qu’un appendice de son père, un enfant futur charpentier, vient nous dévoiler son identité divine ! La vision du monde en est renversée. Les évangélistes ne s’y sont pas trompés. Ils ont présenté la venue du Christ selon deux « généalogies » qu’ils ont appelé « Genèse », le mot même qui débute la création du monde dans le premier livre de la Bible. Il s’agit bien pour eux du commencement d’un monde nouveau.
On attendait d’en haut les interventions des puissances divines et voici qu’il faut regarder en bas, au ras d’une mangeoire obscure! Désormais le monde ne cherche plus son salut chez les dieux des cieux ou chez leurs représentants humains (les divins pharaons ou empereurs) mais dans le sourire d’un nourrisson entouré d’un père et d’une mère d’emprunt, de bergers malodorants et de voyageurs de passage. Le monde bascule sur ses bases. L’histoire ne s’écrit plus en termes de victoires guerrières, de puissance économique, de frénésie monétaire et de gloire médiatique mais à l’encre d’un quotidien sans gloire, de la fragilité éprouvée, de la fraternité désarmée, du pardon accordé. C’est là que Dieu se tient et nous attend. L’ère nouvelle n’est pas pour demain, elle est pour aujourd’hui ! Alors à toi l’ami, le lecteur : « heureuse ère nouvelle »!
04 décembre 2025
Pour toi, pour moi... ouvriers de la Parole
De même, dans ton souhait de proximité avec le divin, tu t’es extasié devant de sublimes cathédrales, tu as habillé d’or autels et tabernacles, tu as revêtu mitres, chapes et chasubles étincelantes, tu t’es gargarisé d’Alléluias prolongés. Salomon s’y était essayé, il sombra dans l’idolâtrie ! L’accumulation des symboles tue le symbole. Tu as voulu planter des arbres quand on te demandait de jeter simplement une graine !
Alors, pourquoi ces vaines querelles de langues, de postures, de gestes érigés comme des absolus préalables au don de l’Esprit Saint ? Hormis les actes sacramentels approuvés par l’Eglise, ils ne sont que traduction indigente et contingente de l’Infini Mystère. C’est lorsqu’ils en disent le moins qu’ils suggèrent le plus ! Aussi, fais-toi transparent, fais-toi oublier.
Enfin, si tu veux encore parler de Lui et que l’on te comprenne, relis la finale du chapitre 25 de l’évangile de Matthieu, envoie un message fraternel à la personne seule, soutiens discrètement le malade ou l’endeuillé, encourage à la patience le jeune révolté, prête tes oreilles à celles et ceux qui ont besoin de parler…Les pauvres de ceci ou de cela sont légion autour de toi, offre-leur ton temps et ton attention. Le ciel de leur cœur s’ouvrira, une Voix se fera entendre : « Ouvre-moi ta porte, je viens manger chez toi… »
11 novembre 2025
Jean Claude Guillebaud
Il fallait un certain courage à ce brillant journaliste, fréquentant l’intelligentsia de notre pays, au mieux frileuse au pire sarcastique à l’approche des rives du religieux, pour publier « Urbi et Orbi » : « Comment je suis redevenu chrétien ? »(1). C’est en analysant honnêtement et sans à-priori idéologique notre modernité sécularisée que le chroniqueur du Sud-Ouest Dimanche et de l’hebdomadaire La Vie s’est aperçu qu’elle vivait encore sur les bases d’un christianisme refroidi. Il lui fallait encore pousser plus loin ses investigations pour mesurer la révolution que cette religion avait semée dans le monde avant d’aborder la relecture contemporaine de l’Evangile. Ce travail qui l’engageait corps et âme laissait percer une pensée juste, exigeante et sans concession à la facilité.
Il n’en fallait pas tant pour que le responsable de la formation des chrétiens dans le Béarn se plonge dans toute une série d’ouvrages que, l’ami de la vallée d’Ossau, consacrait à l’évolution de notre société et parfois à son aplatissement. Il mettait ainsi à notre portée les travaux de spécialistes qui entouraient les philosophes comme Michel Serres, René Girard, Jacques Ellul, Edgard Morin et autres analystes du monde contemporain. Personne alors ne s’étonna qu’invité à donner deux conférences à Pau, l’écrivain charentais fasse « église comble » !
Cet intellectuel ne s'encombrait pas des mondanités usuelles de son milieu. De sa profession de journaliste baroudeur, correspondant de guerre pour le journal « Le Monde », il avait gardé un goût pour la fraternité et pour la simplicité. Une complicité montagnarde l’encouragea à écrire la préface du livre "L'un de vous, prêtre d'une fin de siècle" (2). Celui qui était devenu éditeur profita de cette occasion pour dire tout le bien qu'il pensait de la vie pastorale dans les Pyrénées et combien il savourait le silence retrouvé de ses randonnées.
Voici quelques extraits de cette ode à la montagne béarnaise : « …la vallée d’Ossau est l’un des endroits d’Aquitaine que j’aime entre tous. Surtout vers la fin du printemps…Climat encore frais, fonte tardive des neiges qui marquettent les parages des lacs de Louesque, d’Izieu ou d’Anglas…On me dira qu’il est saugrenu de s’émerveiller de la transhumance en vallée d’Ossau, au moment même où les guerres s’enlisent un peu partout…où une désespérance sociale se répand chez nous en Europe… La lente montée des moutons vers l’estive, fêtée dans les villages et conduite par des bergers patients représente l’exact contre point des folies ordinaires…Ici la lenteur prévaut au lieu et place de la hâte…Monter vers l’estive, c’est prendre de la hauteur (à tous les sens du terme) mais c’est aussi monter vers le silence. Or le silence est une devenu une dentée rare…Et la prière n’est jamais loin… »
Au moment où Jean Claude Guillebaud, au-delà des pics saupoudrés de la première neige, bascule maintenant dans l'éblouissement de la lumière divine, nous pensons à lui avec gratitude et nous prions pour lui et avec lui !
(1) Ed Albin Michel 2007
(2) Ed Parole et Silence 2018
05 novembre 2025
Visite en Mongolie…
« Le fou de Dieu au bout du monde »(1) est le titre d’un livre relatant le voyage du pape François en Mongolie où ne résident que 1500 catholiques. L’auteur, Javier Cercas, écrivain espagnol collectionnant les prix littéraires se présente : « Je suis athée. Je suis anticlérical. Je suis laïc militant, un rationaliste obstiné, un impie rigoureux ». Et c’est ce « fou sans Dieu », autre appellation auto proclamée, qui, contre toute attente, reçoit un appel téléphonique du directeur des éditions vaticanes lui demandant de bien vouloir faire partie de la délégation qui accompagnera le Pape dans son périple. Une seule exigence : écrire un livre à son retour. L’écrivain hésite puis relève le défi tout en sollicitant la faveur d’un court entretien avec François. Etonné de ne lire que des comptes-rendus qui mettent exclusivement l’accent sur les retombées sociales ou politiques des discours de l’Argentin Bergolio et rattrapé par les mots de sa mère affirmant qu’elle reverra au ciel son défunt mari, il veut « interroger le pape sur la résurrection de la chair et la vie éternelle ». Deux promesses à ses yeux « scandaleuses » et néanmoins au cœur de la foi catholique.
Nous passons par la ville éternelle dont nous finissons par connaître tous les recoins et tous les protagonistes clercs ou laïcs de cette aventure. Nous pénétrons ensuite dans l’univers du Vatican si décrié et pourtant si méconnu. Aucun des problèmes de l’Eglise n’échappe au diagnostic de l’incroyant de service qui sait appuyer où ça fait mal.
Nous embarquons dans l’avion pontifical : 471 pages d’une folle cavalcade mongole dans un « mélange extravagant de chronique et d’essai et de biographie et d’autobiographie ». Une fantasia littéraire qui nous fera traverser plusieurs mondes grâce à une érudition flamboyante faisant appel à une réserve inépuisable de références bibliques, théologiques, sociologiques, politiques, poétiques, géographiques. La verve torrentielle de Cercas emporte sur son passage le cléricalisme dénoncé par François, la synodalité en gestation, le langage incompréhensible de l’Eglise, la théologie de la libération, les accointances du responsable des jésuites d’Argentine avec le péronisme…Cette plongée au cœur de l’Eglise nous donne droit à de véritables cours de théologie en particulier sur l’éternel affrontement entre la raison et la foi qui s’apaiserait s’il laissait une place au « sentiment » trop négligé !
Rien ni personne n’échappe au scalpel de l’« impie » sauf ces fous de Dieu que sont ces missionnaires, hommes ou femmes, immergés dans un univers totalement étrange avec un seul espoir : celui de refléter l’image du Christ frère jusqu’au bout de l’amour. Pier Luigi Maccali (2), missionnaire en Afrique enlevé pendant 2 ans par les djihadistes est cité, lui aussi, parmi ces témoins sans parole de l’absolu.
Enfin, avec l’anticlérical revendiqué, nous pénétrons dans le monde « Bergolio », un « vrai chrétien monté sur le siège de Pierre » ce qui ne nous empêche pas de déceler ces moments cruciaux où le jésuite est passé par des remises en causes douloureuses. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette excursion aux périphéries du monde et de l’Eglise guidée par un athée, invite à la prière !
L’auteur réussira-t-il à approcher François pour lui poser la question qui le hante et dont sa mère attend la réponse? Il faut lire le livre jusqu’à la fin sans perdre le souffle…
(1) Editions Actes Sud.
(2) Voir jeancasanave. blogspot .com sous le titre : « L’honneur des chrétiens : Pier Luigi Maccali » blog du 15/12/2022
10 octobre 2025
Marquise
« Marquise » était le nom donné à une brave chienne au pelage fauve et soyeux qui, après avoir ramené le troupeau à la ferme, avait l’habitude de venir s’étaler devant le feu de cheminée. Immanquablement, l’aïeule de la maison lui balançait un coup de savate : « Passo de quiù ! », « va-t-en ! »
« Mané, pourquoi la chasses-tu ? » s’indignait son petit fils. Et la sentence tombait sans appel : « ù ca qu’ey ù ca » (un chien est un chien).
Etienne, familier des hautes estives, s’apprêtait à monter dans sa cabane. Après avoir équilibré la charge de son âne, il s’installait sur son dos pour affronter sans effort une longue montée.
« Mais tu vas le crever ! » lui lançait son copain pris de pitié pour la bête de somme.
-« Mon cher », lui répondait le berger, « si j’étais un âne je serais dessous et lui dessus. Il se trouve que je ne suis pas un âne, donc je suis dessus ! » Ainsi allait le monde d’avant.
Ce genre de réflexions vaudrait aujourd’hui la correctionnelle car il semblerait que l’un des problèmes majeurs des Français soit le bien-être animal. Une page dans le sérieux journal « La Croix » daté du 03 10 25, suivie par une émission TV nationale et reprise par France-Info le lendemain. Reportage et commentaires sur ces jeunes couples qui font un essai éducatif sur le chien avant de se permettre d’avoir un enfant ; sur cette jeune fille, un peu prolongée, qui a enfin trouvé son bébé qui partage tout son temps et toutes ses émotions ; sur ce couple attablé au restaurant accompagné de « Mirza » qui, après avoir consulté pour elle un nutritionniste, cale sa poussette contre la table ; l’animal flaire son menu allégé en se léchant les babines.
C’est le monde d’aujourd’hui ! Ce bien-être animal génère quelques 66,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Une pensée émue pour Raoul Follereau qui avec (seulement) le prix de deux bombardiers aurait éradiqué la lèpre en Afrique !
Quant au monde d’après, il verra certainement Médor équipé de l’IA, pousser la chaise roulante de son maître et l’amener au parc municipal rejoindre ses copains qui se raconteront le « monde d’avant ».
Et pendant ce temps, le border collie de la bergerie voisine se régale des os jetés pour lui dans la gamelle, le gastroentérologue attendra ! Reste à savoir pourquoi la langue française a enraciné le mot « animal » sur l’âme et l’« humain » sur l’humus terreux ?
29 septembre 2025
Pour un prêtre africain parachuté en pays de Soule… Justin !
D’abord, je me présente. Je suis le dernier « vicaire intermittent » du relais de Barcus, Esquiule et l’Hôpital Saint Blaise. Ne cherche pas dans le droit canon, cette fonction n’existe qu’ici ! Sachant que les Africains écoutent les anciens, je me permets de te souhaiter la bienvenue et de te partager quelques réflexions.
Quand j’ai appris que tu venais à Mauléon-Licharre pour 4 ans, j’ai pensé malicieusement qu’il te faudrait bien une première année pour t’adapter à la France, une deuxième pour connaître le pays Basque, une troisième pour apprécier la Soule et, enfin, une quatrième pour saisir les subtilités de la Haute et de la Basse Soule !! Alors, si tu me permets ce conseil, ne perd pas ton temps à vouloir être plus basque que les basques ! Tu ne le seras jamais.
Par contre, tu vas vite t’apercevoir que notre Eglise qui naguère fournissait prêtres et religieuses missionnaires à l’Afrique, cette Eglise est malade. Déçu par le peu de pratiquants de la messe du dimanche, un paroissien me confiait récemment son désarroi : « Ils donnent des intentions de messes à célébrer pour leurs défunts et ils n’ont même pas la politesse d’y « assister » !!!
« Ne croyez-vous pas qu’ils sont tout simplement logiques avec eux-mêmes ? Ils ne sont pas là car ils ont perdu la Foi ! » lui ai-je répondu. « Depuis le temps de leur enfance, les références du monde ont totalement changé et ce qu’ils ont retenu de leur catéchisme ne correspond plus à leurs schémas de pensée actuels. Il leur faudrait une catéchèse pour adultes ! »
Alors, Justin, toi qui vient d’une Eglise qui a su inventer avant toutes les autres le ministère de catéchiste, pourquoi ne pas t’atteler à cette tâche. Michel et Jeannot te feront toutes les traductions et adaptations nécessaires. Tu ne trouveras pas plus qualifiés qu’eux. Mais je dois t’avertir les anciens chrétiens sont les plus difficiles à convertir car, comme ils le disent, un peu désabusés : « ils ont déjà donné… » Mais pourquoi ne pas essayer ? Tu es en terre de mission !
La Soule possède un patrimoine religieux fantastique auquel tous, chrétiens ou non, sont très attachés. Il y a là un Evangile à portée des yeux et des mains qui ne demande qu’à être feuilleté en remontant à la source des Ecritures et en l’inscrivant dans le présent. Si tu vois par hasard sur un retable une représentation de la création du monde et de l’humanité avec un Adam coiffé d’un béret, une gourde suspendue à une épaule, ne sois pas étonné. Quelqu’un te fera vite remarquer qu’Adam était évidemment basque ! Il ajoutera même que Robert et Joël, nos deux historiens, sont sur le point de prouver qu’Eve était souletine. Mais après avoir rappelé que les scientifiques pensent que les premiers humains étaient des africains, il te reviendra d’expliquer pourquoi le Credo affirme : « Je crois en Dieu, le Père tout puissant, créateur… ». D’abord Père. Créateur : oui, mais comme Père et parce que Père. Il y a plus qu’une nuance ! Et cela change tout dans notre conception de la création et de Dieu!!











