20 octobre 2026

Tous saints ?


 
 Chant "Les saints de France" au stade de France

« Vous êtes les saints de France » s’est exclamé le pape Léon XIV à l’adresse des 80000 jeunes qui étaient venus à sa rencontre au stade de France. Si cette affirmation avait été lancée par le cardinal de Marseille tout le monde aurait souri de cette « galéjade » ! En effet, malgré l’acclamation bruyante déclenchée, le chrétien honnête entendait en sourdine cet écho persistant : « Soyez saints car moi je suis Saint ». Il s’agit de l’appel lancé par Pierre, le « premier pape » aux chrétiens de Rome (1Pi 1,16) reprenant un verset du livre du Lévitique (ch 19,2). Impossible donc pour le chrétien averti d’applaudir plus longtemps, la barre est trop haute, Dieu seul est Saint. Jésus lui-même n’a pas été tendre vis à vis des docteurs de la Loi qui avaient ficelé la sainteté dans l’observance rigoureuse des préceptes et des rites et défini celle de Dieu à l’aune de critères trop humains. 


Pourtant, Léon XIV ne s’est pas trompé. Il s’est simplement souvenu que les premiers chrétiens se désignaient ainsi. Paul, malgré les sévères remontrances qu’il adressait à ses premières communautés, n’hésitait pas à intituler certaines de ses lettres : « aux saints de… ». Peut-on être saint sans être parfait ?


Nous savons que depuis notre baptême nous sommes habités par l’Esprit Saint et appelés non pas à devenir Dieu mais « à être à son image et ressemblance ». Nous n’en finirons jamais de laisser Dieu nous sanctifier, nous sommes donc des saints en perpétuel devenir.


 François, le Pape précédent, parlait des « saints de la porte à côté », d’une sorte de proximité de la sainteté que nous ne décelons pas parce que nous la plaçons souvent dans des registres inaccessibles au commun des mortels. Les compagnons des saints que nous vénérons aujourd’hui, témoins de la grisaille et des imperfections quotidiennes, ne se doutaient pas qu’ils côtoyaient un futur canonisé car la paille qui est dans l’œil de nos frères est toujours plus facile à remarquer! Laissons donc à Dieu le soin d’évaluer le degré de notre sainteté, le résultat n’en sera que plus juste ! 

14 octobre 2026

Eau vive

 

 Pourquoi revenir encore sur la visite du Pape dans notre pays? Les commentateurs de France télévision nous ont tout dit ou presque sur Léon XIV à la fois réservé et ferme, sur son souci des pauvres et des oubliés, sur son personnage cosmopolite, sur ses lointaines origines béarnaises, sur l’énorme dispositif sécuritaire déployé pour l’occasion, sur le regain d’une jeunesse catholique, sur les hésitations des autorités françaises soucieuses de ne pas froisser la laïcité, sur la papamobile arrivée en camion, sur le nombre de toilettes prévues, sur le coût de l’opération…Nous savions tout sur la sphère catholique sauf l’essentiel : son origine ! Est-ce le respect de la laïcité qui interdisait à tous ces journalistes de prononcer le nom de Jésus ou, pire, leur ignorance ? Rappeler l’existence itinérante de ce prophète faiseur de miracles, crucifié par les autorités locales réputé toujours vivant et même fils de Dieu, dont les disciples se cachaient au lieu de manifester dans les rues de Jérusalem, ne faisait pas très sérieux ni très professionnel en termes de communication!

Il a fallu attendre la parole du Pape pour entendre prononcer le nom de notre Seigneur. Merci à lui d’avoir recentré sur l’Evangile du Christ ce qui aurait pu n’être qu’une manif historique autour d’une star mondiale délivrant un discours déjanté. Jusque-là, Léon XIV avait développé les messages dont il est porteur à la suite de ses prédécesseurs et qui devait s’adresser à tous. Chacun pouvait alors donner libre cours à ses commentaires selon ses options sociales, éthiques ou politiques ou afficher un sourire condescendant. Mais devant le rappel de la figure du Christ, le silence était de mise et c’est là que la foule immense et hétéroclite prenait une autre dimension et pouvait communier sur un au-delà ou un en-deçà de chacun des individus qui la constituait. Et c’est là encore que le silence se muait en prière.

La veillée des jeunes en était l’avant-propos. Cette génération a été privée des bases d’une civilisation partagée par l’ensemble des citoyens. N’ayant jamais entendu parler du rôle du monachisme et de St Benoît, pas davantage d’ailleurs de Robert Schuman, elle a vécu dans une culture comptable et technicienne jusqu’à satiété. Aux prises avec les monstres informatiques, la voilà qui se demande si l’être humain ne va pas finir esclave de ses propres productions. Alors, il n’est pas étonnant que tous ces jeunes, opposant un démenti à tous ceux qui comptaient les religions dans le rayon des drogues émollientes, cherchent un en-deçà qui pourrait soutenir  leur vie ou un au-delà qui pourrait l’orienter. Entre la drogue chimique ou informatique, les mêmes addictions les attendent. Pas étonnant encore qu’ils soient curieux de goûter à cette source qui vient d’ailleurs, qui jaillit du temple dans le texte d’Ezéchiel (ch 47) ou du côté percé du crucifié selon l’évangéliste Saint Jean. Sensibles à la parole du successeur de Pierre, puissent-ils trouver en chacun de nous la goutte d’eau vive qui viendra éteindre la violence et arroser la bonne graine!



07 octobre 2026

Ave maria

A l’occasion de la venue du Pape à Lourdes, le gave qui longe la grotte de Massabielle a charrié quelques millions de « Notre Père » et de « Je vous salue ». Via l’Océan et la pluie que celui-ci déversera - espérons-le abondamment - ils féconderont par l’intercession de Marie, le ciel, la terre et ses habitants.

Depuis quelques années, le Père a cessé d’être vouvoyé et le « Ne nous soumets pas à la tentation » s’est effacé devant le «  Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Il y a là plus qu’une nuance ! Le Père ne s’en est pas offusqué outre mesure et la respectueuse vénération de ses fils n’a pas disparu pour autant.

Marie n’a pas eu cette attention ! Elle continue à être pieusement vouvoyée. Dieu sait si elle a inspiré des kyrielles de théologiens ou de « spirituels » et si elle a fourni matière à rédiger des tonnes de traités la concernant. Pourtant, hormis une récente version chantée, le chapelet égraine 50 fois « je vous salue » et répète inlassablement « le fruit de vos entrailles est béni ». On a beau savoir qu’à une époque lointaine les entrailles désignaient toute la vie interne et intérieure de la personne et que Dieu lui-même, selon la Bible, se laisse secouer jusqu’aux entrailles par les malheurs de son peuple, ce vocable est inaudible pour des oreilles contemporaines. La version latine, « le fruit de ton ventre (maternel) », semble plus appropriée.

Un jour, peut-être, les responsables des traductions liturgiques, touchés par la grâce, nous proposeront  une autre version de la salutation angélique. Elle s’inscrira, à son tour, dans les profondeurs du registre mental du croyant telle une bouée envoyée des cieux quand rien ne tient sur les flots de la vie. Pourrons-nous, un jour, entendre, amplifié par le pavillon de la grotte de Lourdes, cet Ave Maria : « Réjouis-toi Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus ton enfant est béni. Sainte Marie, mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen »

17 septembre 2026

A fleur de peau

 Nous avions fini par nous habituer à l’efflorescence périodique des murs lépreux, des façades défraichies ou des wagons à l’arrêt. Ce qui n’était, souvent, que défoulement d’une colère inspirée est devenu, au fil des ans, œuvre d’art. Au point que des municipalités désireuses  d’égayer des immeubles sans âme passent commande de ces œuvres. Ainsi est né le « street art ». 


Parallèlement à ce phénomène urbain, la façade corporelle des êtres humains sert de plus en plus de support à toutes sortes de signes qui rivalisent d’originalité et parfois de provocation. Chaque année, le retour de l’été nous offre quelques expositions gratuites  d’épidermes féminins et masculins décorés : Tatouages discrets ou envahissants, anneaux aux oreilles, au nez, bracelets savamment enchevêtrés, breloques en suspension, coiffures sophistiquées aux tresses multicolores, chignons haute définition, rasage intégral façon bouddhiste…ornent les corps désormais statufiés.


Ce qui, à l’origine, était un signe d’appartenance à un groupe restreint comme celui des sauvés (Ap7, 4 ou Ex 13,16) est devenu l’expression d’une identité bien affirmée et savamment  étalée au regard de tous : « C’est bien moi, ne pas me confondre avec quiconque ou avec quelconque, je suis unique dans mon genre ». Mais le signe qui se veut original ne devient-il pas, comme la barbe de trois jours ou les lunettes hublots plantées sur le front, une mode transitoire qui vous oublie dans le panier du banal ? « Regardez-moi bien,  j’ai réussi à être comme tout le monde ». 


Cette exposition nouvelle de l’identité par une sorte de seconde peau, rappelle que notre personnalité se construit grâce à un amalgame d’images intégrées et brassées autour d’un pivot central et original qui est notre « je » unique. Mais à trop vouloir imposer au regard extérieur l’interprétation personnelle de son identité, l’artiste du corps risque de négliger la version de l’autre et, ainsi, figer son image dans un cadre, certes personnel, mais trop étroit. Or, l’autre, par son regard sur moi, est aussi l’artisan indispensable qui modèle ma personnalité et me permet de la renouveler. « Pour vous qui suis-je ? ». Question éternelle à laquelle personne ne peut se dérober.


09 avril 2026

Allo ! Docteur ?

 Il se dit que l’hôpital est malade, que le personnel soignant est en grande difficulté, qu’il frôle la dépression totale et que « le manque de moyens » est récurrent. Dans certains secteurs du rural profond, il est même recommandé de se renseigner pour savoir si les urgences fonctionnent avant de monter sur une échelle ! Les maires, administrateurs des déserts médicaux, envoient les ordonnances les plus alléchantes aux médecins qui veulent guérir de « l’urbanité aigüe »! En fin de compte, tous ces grands malades se tournent vers le gouvernement qui, comme chacun le sait, est composé de spécialistes en maladies chroniques qui explosent tous les 5 ans!

 Il y a, cependant, dans certains bourgs de campagne habités par une majorité de personnes âgées, des médecins qui « fonctionnent à l’ancienne ». Pour prendre un rendez-vous, inutile de déranger « doctolib », de vous enregistrer sur une liste d’attente, de surveiller une heureuse défection pour vous insérer dans la file des inscrits, d’entendre une voix informatisée  (faites le 1, cliquez sur…), de vous tromper  plusieurs fois parce que vous n’avez pas suivi le protocole et, au final, de faire exploser votre tension artérielle. Vous prenez tout simplement votre bon vieux téléphone, vous appelez le cabinet médical. Et, miracle, une voix vivante  vous répond : celle de votre médecin qui vous donne, lui-même, le rendez-vous si convoité.

 Entendre une voix humaine, vous soulage déjà d’une partie vos douleurs et vous réconcilie avec l’humanité. Il est certain que ces appels répétés viennent perturber la consultation de celui ou de celle qui était  en train d’expliquer ses symptômes et craint que la mémoire du praticien perde le fil interrompu des explications données.

Mais ceux et celles qui regretteraient  les ordres anonymes et informatisés de la bande enregistrée, ne perdent rien pour attendre. Il leur faudra peut-être consulter un spécialiste qui leur donnera rendez-vous dans 3 ou 4 mois, avant d’avoir la chance d’être admis à l’hôpital, lui-même au bord de l’agonie.

Merci docteur, d’avoir utilisé le plus bel outil de notre humanité : la parole vivante!  Et le Verbe s’est fait voix et la voix était la vie!  

 



23 mars 2026

Nous échouerons tous à dire le vrai Dieu

 Jean- Claude, rencontré un matin de printemps: « J’ai assisté à une messe traditionnelle et j’y ai retrouvé l’ambiance bénie de mon enfance : Une liturgie bien ordonnée, quelques chants grégoriens, le sens du sacré. J’ai pu prier sans être distrait par des interventions diverses malvenues. Enfin une vraie messe ! » 
Margot, le même jour: « J’ai abandonné la messe de ma paroisse. Je ne me retrouve plus dans ce cérémonial compassé, ritualisé, où le décorum compte davantage que la « mémoire » du Christ et où manifestement Dieu comprend mieux le latin que le français. D’ailleurs, je me demande parfois si nous avons le même Dieu ! »


Excuse-moi Margot mais ni toi ni moi ni personne ne peut « avoir Dieu ». Ce verbe possessif trahit le fond du problème qui oppose aujourd’hui les catholiques entre eux ou certains courants religieux qui s’affrontent dans notre monde. Qui a (sous entendu)  le vrai Dieu ?». N’est-ce pas l’image que nous nous faisons de Dieu qui, au lieu de nous unir, nous divise car chacun croit avoir découvert le Dieu véritable et essaie de le manifester si ce n’est dans sa vie du moins dans la prière liturgique.
Nous avons connu une période préconciliaire où il n’était pas rare de voir certaines paroissiennes égrener leur chapelet pendant que le prêtre et les enfants de chœur célébraient le « saint sacrifice » en hauteur, à distance du peuple, tournés vers l’orient comme il se doit. Il existait même à cette époque là des recueils de prières recommandées pour « suivre » chaque partie de l’eucharistie. Dieu se cachait dans sa gloire céleste, on craignait son courroux et on le suppliait d’accorder son aide. Les baptisés assistaient à l’office.
Quand le peuple chrétien a voulu s’associer davantage à la célébration du prêtre nous avons vu apparaître les manuels paroissiaux qui proposaient une traduction bienvenue des prières officielles enfilées en latin. Puis le Concile nous a offert la messe dite de Paul VI faisant place aux textes de la 1ère Alliance, permettant la concélébration et une participation des fidèles plus importante. Dieu se faisait proche et le Christ plus fraternel !


Nous avons assisté, en ce temps là, à un mouvement dit « d’enfouissement ». Autant Dieu s’était fait lointain, tout-puissant et intransigeant, autant des chrétiens, au nom du « Dieu très bas » cher à Christian Bobin, ont voulu manifester à leurs contemporains  un Dieu compagnon d’une humanité en quête de justice et de fraternité. Le partage silencieux était leur programme.


Aujourd’hui, constatant les limites de cette pastorale et profitant d’un paysage culturel plus fragmenté et plus attestataire, les catholiques sont tentés de retrouver la splendeur supposée de l’Eglise d’antan avec l’approbation du vrai Dieu, remonté sur son trône de gloire, enveloppé dans des volutes d’encens rappelant la nuée qui entourait la Tente de la rencontre dressée par Moïse. Et nous assistons, parfois, à un concours de génuflexions appuyées, de processions bruyantes à grand renfort de dais et de plumeaux, oubliant Jésus juché sur un âne pour entrer dans la Ville. Par ailleurs, la période du Covid a permis à beaucoup de chrétiens, souvent âgés, d’apprécier la liturgie digne et simple des Dominicains proposée par l’émission « Le Jour du Seigneur ». Eloignée de ces assauts de solennité  qui n’honorent que nos manières humaines ainsi que des aridités d’une simplicité qui frise parfois la vulgarité, elle offre une version équilibrée de la Cène.
Faut-il rappeler aux uns comme aux autres que personne, jamais, qu’il soit baptisé, prêtre ou pape, qu’il fasse appel aux décibels de l’orgue, aux vocalises du chant grégorien, aux dorures des ornements soyeux, personne, hormis Jésus le Christ, ne saurait rayonner pleinement l’Etre Unique de  Dieu. Jamais, non plus, l’enfouissement le plus profond ne saurait égaler l’abaissement de Celui qui « de condition divine…s’est anéanti » jusqu’à sa propre mort (Ph2).


Alors, merci à tous de vouloir manifester au mieux le nom et le visage de Dieu par des liturgies soignées nous souvenant que, dans ce domaine, le trop, dans l’apparat ou dans la nudité, dessert la juste attitude devant le Mystère. La discrétion et l’effacement des célébrants et animateurs s’imposent avec un bémol sur notre caquet. C’est ainsi que nous serons transparents de l’Autre, nous mettant nous-mêmes en position de pécheurs et de priants. Jamais personne ne pourra revendiquer « avoir » le vrai Dieu. Le fait même de le penser et de le dire disqualifie le croyant. Alors, inutile de concourir dans une compétition liturgique à l’assaut du Dieu Roi de l’Univers ou de rivaliser d’ardeur dans le lavement des pieds de l’humanité. De toutes les façons, le monde, jaloux de  Dieu, se chargera  de renvoyer les uns et les autres à leur échec apparent programmé depuis que la Croix a précédé la Résurrection et qu’elle s’avère incontournable.   


 

12 mars 2026

Une rafale de superlatifs !


 Nous commençons à nous habituer (quoique difficilement) à ces discours à l’emporte pièce et à ce déluge de  superlatifs assaisonné de formules grandiloquentes qui tombe sur l’Amérique depuis que l’homme à la casquette est revenu au pouvoir. Presque chaque jour, « pour la première fois dans l’histoire »,  les Etats-Unis  connaissent un record absolu. Jamais le monde n’a connu cette « campagne sans précédent » menée en Iran, devenue une rapide « excursion »! Jamais il n’a connu un  tel faiseur de paix. Plus fort, plus puissant, plus riche, plus doué que ces Américains là : tu meurs !

Il faut dire qu’ils sont bien aidés par les autres prétendants au trône mondial. Le tsar de toutes les Russies, bien moins bavard, laisse parler les missiles au nez et à la barbe des Européens médusés. Quant au sphinx chinois, figé dans un sourire sournois, il n’a pas dit son dernier mot. Pendant ce temps, Israël et son protecteur réveillent les vieux démons fratricides qui avaient renvoyé Agar et son fils Ismaël  dans le désert, sauvés in extremis par la mansuétude du Dieu d’Abraham. Nous avions connu le « grand timonier » et voici « le guide suprême » qui meurt sous les bombes. La guerre devient divine et le « grand Satan » mène le bal !

Qui est ce Satan ?  Où est-il tapi ?

Inutile de le chercher exclusivement chez ceux qui crèvent les écrans. Toute proportion gardée, il habite en nous et se nomme « ego ». Chacun cultive depuis sa naissance cette graine spéciale qui fait de nous un être unique et responsable. Et n’est-il pas vrai que nous passons le temps à satisfaire et à développer notre « ego» originel ? Mais cette semence, qui devrait s’épanouir à « l’image et à la ressemblance de Dieu » notre Père et à offrir un miroir dans lequel l’autre puisse se regarder comme un frère, ne donne qu’une récolte de superlatifs qui nous droguent et nous gonflent de violence. Jacques et Jean, les apôtres, aidés par l’ambition de leur mère, ont bien failli eux aussi s’agenouiller devant leur « ego ».

Pas étonnant alors qu’à force de jouer avec les « plus », les « surdimensionnés » finissent par confondre Dieu et leur « ego » et enfilent le costume du dictateur, sous les yeux admiratifs de ceux qui n’ont rien vu venir. Superlatifs, attention : danger !