« Ainsi va la vie ! C’est la vie ! » entendons-nous quand la mort donne rendez-vous aux plus âgés d’entre nous. Ce genre de formule a quelque chose de choquant tellement elle paraît inadéquate en pareille circonstance. C’est la vie ou c’est la mort ?
La pandémie actuelle nous oblige justement à ne pas trancher. Elle nous rappelle douloureusement qu’il n’y a pas d’un côté la vie et de l’autre la mort mais que c’est bien la vie qui est porteuse de mort. Au lieu de distinguer l’une et l’autre, ne pourrions-nous pas plutôt parler d’une vie mortelle (la nôtre) par rapport à une vie éternelle ? Si la vie vivante porte en elle-même sa mort, pourquoi la vie mourante ne porterait-elle pas une autre vie ?
C’est ce que le Christ est venu nous rappeler quand, après son passage au tombeau, Il s’est révélé comme vivant. La mort n’avait pas pu anéantir la vie divine qui l’habitait de toute éternité, vie qu’Il avait déjà entièrement donnée. Il en est de même pour nous. Nous croyons que nous ressusciterons parce qu’il y a en chacun de nous une part de l’Esprit de Dieu, l’âme, détériorée, parfois abîmée par notre péché mais que notre Foi au Christ a régénérée par le baptême. Grâce à ce germe indestructible, après la disparition de ce qui en nous est corruptible, nous serons baignés, comme par un second baptême, dans la vie divine. Et tout ce qui aura contribué à notre identité de fils de Dieu, tout ce qui aura composé et nourri notre vie et notre personne, c’est-à-dire la création tout entière, constituera ce monde nouveau que nous appelons le Royaume de Dieu.
Si le monde visible est confiné, privilégions l’invisible et accueillons en nous l’homme nouveau celui de la Pâque nouvelle !
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