<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543</id><updated>2012-01-21T06:38:08.664+01:00</updated><title type='text'>Eclats de vie, réflexions d'un curé de la campagne</title><subtitle type='html'>Jean Casanave, prêtre au service de la formation permanente (Pyrénées Atlantiques), propose ses réflexions suscitées par ses lectures de la Bible et par l'actualité de notre monde, rural dans son coeur et urbain dans sa tête.Prière de laisser un commentaire en cliquant sur "comments" ou un petit signe comme "lu".</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>156</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-9045687945253966941</id><published>2011-12-24T17:30:00.002+01:00</published><updated>2011-12-24T17:30:35.452+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;strong&gt;Visitation.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dès qu’Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en son sein et Elisabeth fut remplie de l’Esprit Saint. Alors, elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie… Dès que ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein… » Lc 1, 39&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une visitation est un ébranlement de forte magnitude, elle pénètre et secoue en profondeur. Elle implique tout notre être dans ce qu’il a de plus intime, elle engage l’avenir de chacun, elle appelle l’inattendu, elle convoque le ciel sur la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’est pas visite de courtoisie ou simplement utilitaire. Elle est communion savoureuse de présences offertes, moment de grâce, d’harmonie paisible, de plénitude sereine, « tressaillement » de l’Esprit qui soulève les êtres au-dessus d’eux-mêmes. Alors, à l’image de Marie, une jubilation, une action de grâce jaillit de nos lèvres : «Mon âme exalte, exulte… » ou plus prosaïquement comme les apôtres au Thabor : « Que l’on est bien, installons-nous ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces instants sont aussi rares qu’éphémères. Le quotidien s’engouffre par les fenêtres et se charge de recouvrir notre ravissement de montagnes de soucis. La raison, un temps égarée, reprend ses droits et ses esprits... étroits. Mais cette goutte d’eau pure a amplifié notre soif à l’infini et jamais nous ne serons désaltérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que ces heures précieuses ne soient un avant-goût de ce que sera la grande visitation de Celui qui est plus présent à nous que nous-mêmes mais sous le voile de la Foi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noël : « Dieu vient visiter son peuple. » Encore faut-il nous rendre capables de nous étonner qu’Il envoie un ange frapper à notre porte verrouillée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous souhaite, en cette nouvelle année, de belles et fécondes visitations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-9045687945253966941?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/9045687945253966941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=9045687945253966941' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/9045687945253966941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/9045687945253966941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/12/visitation.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5750240816872986746</id><published>2011-12-24T17:29:00.000+01:00</published><updated>2011-12-24T17:29:02.818+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;strong&gt;Frontières, fractures et passeurs.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ligne majestueuse des Pyrénées barre l’horizon. Ici la France, là bas l’Espagne. Ligne de défi : suffisamment nette pour marquer la séparation, mais assez large et poreuse pour susciter rencontres et visitations. Depuis toujours, elle a été franchie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains ont creusé des tunnels. Perforeuses, pelleteuses, excavateurs, tels de géants scarabées aux mâchoires monstrueuses, ont fissuré, entaillé, explosé, avalé et projeté des tonnes de roches, de terre, de ciment et d’acier. Un jour, les tunneliers opposés se sont rencontrés, se sont congratulés et ont laissé place aux officiels. Ceux-ci ont coupé un ruban, pris la parole, ont aligné chiffres, pourcentages et avalanches de promesses économiques et financières. Ils ont trinqué à l’amitié et à l’intérêt des peuples. La voie royale est désormais ouverte aux chenilles de wagons ou aux caravanes de camions. Nos besoins sont comblés. La montagne est percée et désormais, ignorée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres ont décidé de passer par les hauteurs. Ce sont ces montagnards légèrement équipés qui baladent leur silhouette sur les lignes de crêtes en s’offrant de temps en temps la vue infinie que leur offre l’observatoire d’un sommet. Ils croisent souvent d’autres amoureux de ces hautes randonnées qui viennent du versant opposé. Ils ne manquent jamais d’échanger quelques mots maladroits dans la langue de l’autre. De quoi parlent t-ils ? D’abord, de l’autre. De la montagne, du temps qu’il fait, du brouillard qui menace, du chemin à prendre, du panorama à contempler. Ensuite seulement, ils demandent d’où ils viennent, s'ils sont espagnols, aragonais, basques ou béarnais. Et ils repartent souhait aux lèvres, adios, à Dieu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, ils y a ceux qui, depuis des millénaires fréquentent les pâturages et les cols, suivant en cela l’itinéraire sinueux de leurs troupeaux. Ce sont les bergers. Ils savent bien que les bêtes ignorent la frontière et que la tentation est forte de voir si l’herbe du voisin est meilleure. Au gré des frictions et des batailles antérieures, un code traditionnel de bonne conduite réciproque s’est lentement imposé et chaque été donne lieu à quelques rencontres quasi rituelles. De quoi parlent ces pasteurs réunis autour d’un verre de vin ? De la santé des hommes et des bêtes, des caprices du temps, de la cherté de la vie, de la mévente de leurs produits. Et puis, de l’enfant qui est né, de l’ancêtre qui est parti, du changement de gouvernement. La vie comme elle va, avec ses satisfactions et ses imprévus, ses coups durs et ses sourires…. Santé ! A la vôtre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en va des rencontres des religions comme du passage des frontières. Nous connaissons ces chercheurs de tous bords qui scrutent les textes fondateurs, rongent les parchemins, fourbissent des colonnes d’arguments, réunissent des colloques et éditent les discours officiels qui serviront d’outils aux prochaines avancées. Ils pourraient même risquer de manquer le rendez-vous avec ceux d’en face, tellement ils sont occupés à leur chantier de titans. De la connaissance jaillira l’unité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ignorant souvent le travail en profondeur, les fidèles des diverses religions vivent leurs traditions au quotidien. Il leur arrive parfois de s’inviter aux fêtes des différents calendriers, de partager un repas, d’échanger des recettes et leur savoir-faire. Les mamans donnent des nouvelles de leurs grands enfants et les pères se congratulent pour un mariage annoncé. Et si nul ne vient souffler sur de vieilles braises, la vie se passe à l’aulne des distances et des rapprochements librement consentis et codifiés par un long usage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, les veilleurs, installés sur les crêtes savourent le plaisir de se retrouver parce qu’ils n’ont jamais quitté des yeux l’autre cime inaccessible, celle qui les dépasse, mais qui reste leur raison d’être et de marcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hubert de Chergé et Khaled Roumo sont de ceux-là. Le frère du prieur de Thibirine assassiné, est un « habité ». Son ton méditatif vous renvoie sans cesse à un au-delà de lui-même, une Présence ou des présences qui auraient pu le hanter, mais qui au contraire le pacifient. Son ami musulman, auteur de « Le Coran déchiffré selon l’Amour (1) », je le qualifierai « d’inspiré ». Son verbe choisi et enjoué trahit son naturel de poète, mais sa parole vous perfore jusqu’au creux de votre être. « Aller à la rencontre de l'autre et le découvrir tel qu'il aime se révéler" : c’est à ce niveau- là que peut se situer selon eux une rencontre inter-religieuse, d’autant plus féconde qu’elle renvoie l’autre à être encore mieux chrétien ou mieux musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En les écoutant, je me prenais à rêver. Quelle société pourrait faire cohabiter ces trois étages de passeurs de frontières, de guérisseurs de fractures, aussi indispensables les uns que les autres ? Quand, les discours politiques ou religieux, rivés sur la conquête ou le maintien du Pouvoir ou de la Vérité, s’interdiront-ils d’instrumentaliser les approches diverses du divin ? Enfin, n’a-t-on pas trop tendance à prendre à la lettre le rêve d’Isaïe qui voulait que son Dieu comble les ravins et rabote les montagnes…en oubliant que nous ne sommes pas Dieu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) aux éditions Alphée, Koutoubia, 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5750240816872986746?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5750240816872986746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5750240816872986746' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5750240816872986746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5750240816872986746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/12/frontieres-fractures-et-passeurs.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-874247987217584004</id><published>2011-11-23T22:11:00.002+01:00</published><updated>2011-11-23T22:11:23.473+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;strong&gt;Histoire de pierres…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacob, berger comme ses pères, transhume de Ber Shéva à Haran. La nuit tombe. Il a sommeil. Il prend une pierre, la place sous sa tête et s’endort. Et voilà qu’un songe envahit son esprit embué. Une échelle monte jusqu’au ciel, des anges montent et descendent. Dieu se fait entendre et lui renouvelle la promesse faite à Abraham : « La terre sur laquelle tu es couché, je la donne à toi et ta descendance » (Gn 28,13). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacob dresse la pierre, à la façon des autels païens, et la consacre d’une onction d’huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dieu est ici et je ne le savais pas !» s’exclame-t-il. Il appelle cet endroit Bethel : la maison de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus, prophète itinérant, passe par un village de Samaritains et essuie un refus de l’accueillir. Quelqu’un le rattrape et lui promet de le suivre sans conditions. Jésus lui répond : « Le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête » (Lc 9,58). N’y a-t-il donc pas une seule pierre pour recueillir sa fatigue ou sa prière ? Qu’est devenue la promesse maintes fois réitérée depuis Jacob, d’une terre hospitalière, riche, abondante et paisible ? Cette pierre manquante est-elle le signe de l’échec ou celui de la réussite du projet de Dieu pour son peuple?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bible tout entière déroule sous nos yeux l’histoire parallèle de la Terre et du Temple que l’on peut lire à deux niveaux. Soit comme la manifestation parfois cachée à notre entendement de la volonté de Dieu qui réalise sa promesse, soit comme une sorte de rétrécissement progressif de celle-ci. L’acte universel de création qui préside la genèse du monde laisse la place à la création particulière du peuple d’Israël. Celui-ci se réduira au fil d’une histoire chaotique au minuscule territoire de Juda. Les prophètes, ne supportant pas cette asphyxie programmée, ouvriront portes et fenêtres sur l’horizon de « cieux nouveaux et d’une terre nouvelle » qui enchanteront la fin des temps. Mais que devient le projet bien concret d’une terre où « coulent le lait et le miel » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Temple remplacera la pierre rudimentaire de Jacob quand Josias réunira tous les lieux de culte particuliers (dont Bethel) sous l’autorité de Jérusalem. Le Temple se voulait le signe indéfectible de la présence de Dieu et le cœur palpitant d’une terre fidèle. Force est de constater qu’il a, finalement, enfermé la « Présence » dans une enceinte étroite et l’a liée à un joug rigide et pesant. Il faudra, ici aussi, l’audace d’Ezéchiel, pour redonner des ailes au Dieu de Jérusalem et l’envoyer résider auprès de ses fidèles captifs à Babylone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus prend manifestement ses distances avec la terre : « N’amassez pas des trésors sur la terre.. » ainsi qu’avec le territoire d’Israël qu’il cite rarement. Il n’oublie pas que, déjà, la Loi de Moïse interdisait au croyant de se comporter comme un propriétaire. Tel un bon métayer, la liturgie des prémices enjoignait au fidèle du Temple de rendre au Créateur tout premier-né des fruits de la terre ou du bétail. Ainsi la reconnaissance du don de Dieu permettait une gestion éthique de la terre. Le prophète de Nazareth est plus axé sur l’annonce du Royaume qu’il inaugure. Ce Royaume n’est pas affaire d’économie ou de géographie, mais avant tout de personnes répondant au programme des Béatitudes : « Heureux les …le Royaume est à eux » ; « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu » ; « Les publicains et les prostituées vous précéderont … »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au Temple, l’attitude de Jésus est sans ambiguïté. « Il n’en restera pas pierre sur pierre… » Les évangélistes qui rapportent ses propos, certainement après sa destruction par Titus, veulent nous faire comprendre que Jésus se présente comme le vrai et unique Temple : « Il parlait du temple de son corps ». Le nouveau « Bethel », c’est lui. « L’autel, le prêtre et la victime » c’est encore lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais, le Nouvel Adam sera lui-même cette terre nouvelle qui façonnera « l’homme nouveau » et qui le nourrira également en lui offrant le pain et le vin d’une Vie autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la terre de Jacob n’a pas disparu. Elle s’est concentrée (dernière réduction !) en Jésus. Et cette opération s’est accomplie, comme la première création dans un jardin, celui de la Résurrection (« Elle le prit pour le jardinier »). Mais, auparavant, il a fallu que le Fils de l’homme passe par un autre jardin, celui du pressoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la pierre ? Jésus, pierre d’angle de la nouvelle maison de Dieu, en a trouvé une. Elle s’appelait Simon. « Et sur cette pierre… ». Et celui-ci, ou l’un de ses disciples, rappellera aux premiers chrétiens qu’ils sont à leur tour « pierres vivantes » de l’édifice construit sur les apôtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni échec, ni réussite de la promesse initiale, mais bien plutôt accomplissement puisque chaque baptisé est appelé à recevoir une petite pierre blanche comme sésame de la vie éternelle. « Au vainqueur, je donnerai de la manne cachée ; je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit » Ap 2,17&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacob ne se doutait pas de la destinée divine de son rude oreiller…et de la fécondité de son sommeil léger. Mais « c’était de nuit » aurait ajouté Jean de la Croix…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-874247987217584004?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/874247987217584004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=874247987217584004' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/874247987217584004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/874247987217584004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/11/histoire-de-pierres-jacob-berger-comme.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3644689418331719209</id><published>2011-09-18T21:52:00.002+02:00</published><updated>2011-09-18T21:52:45.611+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;strong&gt;Lectures en vrac...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel Duigou"Vanité des vanités" Albin Michel 2010:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un commentaire original du livre de l'Ecclésiaste (le Qohelet) à trois voix par un bibliste, un psychologue, un amoureux du désert. Il se trouve que l'auteur est les trois à la fois. Ancien journaliste de télévision devenu psychiatre, Daniel Duigou a construit une casbah dans l'oasis de Skoura qu'il appelle son ermitage. On y trouve un Qohelet qui se libère de tous les faux dieux mais aussi, et entre autres, une belle interprétation du jeune homme "vêtu d'un simple drap" qui s'enfuit au moment de l'arrestation de Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux itinéraires: l'un d'un archevêque, l'autre d'un curé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joseph Doré "A cause de Jésus ! Pourquoi je suis demeuré chrétien et reste catholique" Plon 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mgr Joseph Doré relit sa vie d'archevêque de Strasbourg. A la fois théologien et pasteur, il se trouve au coeur de trois crises. Celle de la calomnie qui aurait pu tuer sa réputation; celle de l'épreuve de santé qui l'a obligé à démissionner, et celle de l'Eglise affrontée à des "questions qui fâchent" et qu'il n'élude pas. Malgré tout, l'évêque-courage attend un nouveau printemps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gérard Bénéteau "Journal d'un curé de ville" Fayard 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a trouvé sa voie chez lez Oratoriens, disciples de Bérulle, non sans avoir voulu comprendre l'histoire qu'il vivait et connaître celle qui le précédait. Il se retrouve curé de Saint Eustache côtoyant le monde chatoyant des artistes malheureusement frappé par l'épidémie du sida. Une occasion pour l'auteur de partager sa réflexion de chrétien et de prêtre sur les questions qui touchent notre société avec une lucidité qui ne lui vaut certainement pas que des amis dans le monde ecclésiastique et catholique. Il complète son itinéraire en acceptant d'être le supérieur de l'Oratoire et écourte son dernier mandat, étonné par les changements qui semblent affecter l'Eglise de France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui labourent sans cesse la terre de la Bible et qui suivent l'actualité du Proche-Orient: " La terre, la Bible et l'histoire" Bayard 2006 par Alain Marchadour, notre ancien exégète de Toulouse qui revient d'un long séjour à Jérusalem en tant que supérieur des Assomptionnistes à Saint-Pierre en Gallicante et David Neuhaus, jésuite israélien. Ceux et celles qui ont "pèleriné" en Terre Sainte et qui veulent comprendre un peu la complexité de l'histoire qui se noue autour de ce territoire trouveront de quoi rassasier leur curiosité. L'ouvrage aborde également la question des diverses lectures chrétiennes de cette terre et examine les textes officiels de l'Eglise catholique sur le sujet. Encore de quoi piocher et labourer...Alain Marchadour est toujours le bienvenu à Pau et il le sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortons un peu de la littérature ecclésiastique avec le dernier Guillebaud «&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;La Vie Vivante contre les nouveaux pudibonds&amp;nbsp;» Les Arènes 2011. Je ne saurais jamais assez remercier Jean-Claude Guillebaud de nous permettre d'économiser autant de lectures spécialisées et peut-être fastidieuses pour certains d'entre nous. Depuis des années dans un style limpide et avec une clarté d'exposé remarquable, il nous propose une lecture synthétique et critique des cultures contemporaines. Dans ce dernier ouvrage, il s'attaque à celles qui se veulent "dominantes". Ceux et celles qui ont reçu mon dernier article sous forme d'homélie du 15 Août et qui ont lu "La Vie Vivante" ont compris où se trouvait une partie de mes sources. Jean-Claude Guillebaud a accepté de venir nous rencontrer à Pau le 4 mai 2012 en soirée. Venez respirer une bouffée d'oxygène avec celui qui, à l'occasion, arpente nos Pyrénées...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean D'Ormesson "C'est une chose étrange à la fin que le monde" Robert Laffont 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois cents pages autour de la vie, la survie, la mort et l'éternelle question de Dieu, sans une seule seconde de lassitude. Un éblouissement de culture, de finesse, de littérature mais aussi d'une certaine légèreté, bien dans le style de l'auteur, étincelant...et insaisissable. C'est là tout l'art du charmeur ! Il n'empêche qu'après cette lecture, le croyant referme le livre en se disant : "Je ne suis pas le dernier des crétins... Croire a du sens, aujourd'hui comme hier."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour les puisatiers des sources vives et profondes, de Sylvie Germain "Quatre actes de présence" DDB 2011. Ici le commentateur se tait. Rien à dire mais tout à relire, par petites gorgées, en prenant tout son temps, surtout pour les deux derniers chapitres quand la présence se fait amitié et silence. Un condensé de mots qui vous vrille "jusqu'à la jointure de l'âme" dirait St Paul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne lecture...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3644689418331719209?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3644689418331719209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3644689418331719209' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3644689418331719209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3644689418331719209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/09/lectures-en-vrac.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-492764242761537848</id><published>2011-08-28T17:55:00.002+02:00</published><updated>2011-08-28T17:55:42.164+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div closure_uid_rdda3m="98"&gt;&lt;strong closure_uid_rdda3m="110"&gt;Marie, quel genre ?&lt;/strong&gt; Extraits d’une homélie du 15 Août à Laruns (64)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord pourquoi dit-on « Assomption » quand il s’agit de Marie et « Ascension » pour Jésus ? Tout simplement parce qu’on n’a jamais confondu le statut de Jésus et celui de Marie. Jésus nous le croyons est Dieu. Marie n’est pas divine. Jésus revient chez le Père, chez Lui. Et l’on parle d’Ascension car Dieu est supposé plus haut; la vie de Marie est assumée par son Fils qui la prend avec Lui, « Assomption ». Il n’y a donc pas confusion entre le Fils et la Mère. Celle-ci reste « Femme » : « Femme mon heure n’est pas venue… ». Donc pas de confusion. Rappeler cela n’est pas sans importance aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Relisons encore une fois, les termes mêmes du dogme de l’Assomption : « La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que pouvons nous retenir de cette vérité de Foi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- D’abord une affirmation claire de la place de Marie et par conséquent du rôle de la femme dans l’histoire du Salut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Ensuite un rappel de l’importance de notre corps dans la vie chrétienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme, le corps, l’union de l’homme et de la femme, la sexualité, la procréation autant de sujets sur lesquels, l’Eglise, aux yeux d’une majorité de nos contemporains, est disqualifiée. Ce n’est pas ici le lieu d’en rechercher les causes mais le contentieux est déjà ancien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu sait pourtant si le corps de l’homme, celui de la femme, leur union, l’enfantement ont inspiré le génie humain que ce soit en peinture, en musique, en littérature et dans toutes les sortes d’arts et ceci chez les chrétiens comme chez les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Dieu sait également combien ces réalités ont prêté à toutes sortes de plaisanteries graveleuses, à la grossièreté, au mépris, à la dérision ; combien elles ont été avilies, ont donné lieu aux comportements les plus bestiaux et aux actes les plus répréhensibles. Dans de nombreuses cultures les femmes ont été et restent encore considérées comme des mineures, quand ce n’est pas comme des objets. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 70, des chercheurs américains ont considéré que pour remédier à cet état de fait, il fallait supprimer tous les motifs de discrimination entre l’homme et la femme. Nous le savions déjà, mais ils tenaient à nous rappeler qu’une partie de notre orientation sexuelle était influencée par notre contexte social et culturel. Combien de fois ne nous a-t-on pas dit « Ne pleure pas comme une fille… » et ceci en disait long sur ce que devait être un garçon ou une fille. Mais certains vont pousser ce qu’on appelle la « théorie des genres » jusqu’à affirmer que désormais notre détermination sexuelle dépend davantage de notre propre décision que de notre biologie. Au passage les différences entre homme et femme passent à la trappe ; les revendications des unions homosexuelles en matière de mariage et de parentalité sont tout à fait légitimées, de même que sont justifiées la bisexualité, la transsexualité et toutes les remises en cause du modèle familial dit traditionnel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres théories vont encore bien plus loin en faisant miroiter une humanité tellement transformée par les progrès de la science que la question même d’être homme ou femme sera totalement superflue. Il y a cinquante ans, la lecture du « Meilleur des mondes » nous faisait frissonner. Aujourd’hui les prophéties de l’auteur de cet ouvrage, Aldous Huxley, sont largement dépassées et se trouvent à la portée de notre savoir-faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous me direz : « Nous n’en sommes pas là ! » Détrompez-vous. Un grand hebdomadaire titrait la semaine dernière : « Homme et femme, la fin des tabous » et présentait en fin de dossier cette fameuse théorie de genres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous devez vous demander mais quel rapport avec l’Assomption de Marie ? Nous n’en sommes pas si loin. Et cette célébration de la Vierge nous donne l’occasion de nous rappeler quelques fondamentaux que l’on traduira par de simples commandements. Rassurez-vous, il n’y en aura que sept.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie est une juive, imprégnée de la culture biblique. Or le livre de la Genèse nous dit qu’au commencement du monde, la nature est un cadeau que Dieu fait à l’être humain, que la femme est donnée à l’homme et vice-versa dans l’unique but de devenir « image » de Dieu. Premier commandement : Tu respecteras la nature qui est œuvre de Dieu, tu honoreras l’homme et la femme parce qu’ils sont « images » de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour arriver à cette fin, une loi est donnée à l’homme et à la femme. Vous ne mangerez pas tout, vous laisserez la part de Dieu, le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Autrement dit, pas de confusion entre le divin et l’humain, comme nous l’avons dit au sujet de Jésus et de Marie. Deuxième commandement : Tu ne te prendras pas pour Dieu ni toi, ni une autre créature sous le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Jésus, Dieu veut partager notre condition humaine y compris notre corps avec toutes ses potentialités, mais aussi toutes ses lourdeurs. Et Il s’est fait homme… « jusqu’à la mort » Troisième commandement : Tu soulageras le corps de toute souffrance et tu dépasseras ses limites naturelles par un surcroît d’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie accueille Jésus et pourtant dit-elle : « Je ne connais pas d’homme ». Cela veut dire que la féminité de Marie ne se réduit pas à l’exercice de la sexualité. Et ceci est vrai aussi pour tout homme et toute femme. Quatrième commandement : Tu ne réduiras pas l’autre à son sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux encore. Marie dans l’Evangile de St Matthieu casse la généalogie de Jésus qui, jusqu’à elle, est transmise par les hommes. Cependant, un père est donné à Jésus. Lui aussi, malgré sa situation marginale, a exercé sa paternité : « Vois, ton père et moi, nous te cherchions… » Cinquième commandement : Autant que cela est dans ton pouvoir, tu donneras à l’enfant un père et une mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré sa conception virginale, il n’est pas question pour Marie d’être dispensée de sa grossesse, des douleurs de l’accouchement et des soucis d’une maman. Elle reste bien femme tout en assumant son rôle éminent. Sixième commandement : Tu ne confondras pas l’empreinte de la nature humaine avec la condition sociale d’une personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, son Fils Jésus ressuscitera dans son corps et nous proclamons tous les dimanches « Je crois en la résurrection de la chair ». Notre corps, c'est-à-dire nous-mêmes, avons un fabuleux destin : participer à la divinité sans cependant être dieu. Septième commandement : Tu aimeras ton corps et celui des autres car ils sont les temples de l’Esprit saint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà les quelques fondamentaux qui, je le crois, peuvent être partagés par un grand nombre de nos concitoyens même s’ils ne partagent pas notre Foi. Ils valent bien ceux qui nous promettent une humanité à la merci du bon vouloir de chacun …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-492764242761537848?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/492764242761537848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=492764242761537848' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/492764242761537848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/492764242761537848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/08/marie-quel-genre-extraits-dune-homelie.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3766731565208652076</id><published>2011-06-29T15:59:00.000+02:00</published><updated>2011-06-29T15:59:01.658+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Variations sur le Pain, la Manne, la Parole, la Vie, le Corps et le Sang…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le discours sur le pain de Vie (Jn6) présente un aspect tellement cru que même les contemporains de Jésus ont eu du mal à l’avaler : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair… si vous ne mangez ma chair, si vous ne buvez mon sang… celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Comment cet homme là peut-il nous donner sa chair à manger ? » rétorquent les auditeurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liturgie de la fête du Saint Sacrement nous offre, comme en avant goût, le texte du livre du Deutéronome (8, 2-3 ;14-16) qui relate l’épisode du don de la Manne dans le désert. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons-nous que cet aliment inusité, comme d’ailleurs l’eau du rocher frappé par Moïse, est donné à la suite des commandements c'est-à-dire de la Parole de Dieu sur le Sinaï. Ce qui permet à l’auteur de déclarer que ce don est fait pour rappeler à l’homme « qu’il ne vit pas seulement de Pain, mais de toute Parole issue de la bouche de Dieu ». Le parallèle entre la manne et la Parole ou encore la Loi est établi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’époque du prophète Ezéchiel la Manne a disparu depuis longtemps. Et voilà qu’il reçoit l’ordre de manger un rouleau de la Parole. « Fils d’homme nourris-toi, rassasie-toi de ce volume que je te donne » (Ez 3,1-2). Ici, c’est la Parole elle-même qui se fait nourriture. Avant de manger l’Agneau de la Pâque chacun se nourrissait de la parole de Dieu inscrite dans l’histoire du peuple que rappelait le père de famille. Ecouter et lire maintiennent une certaine distance et ne suffisent plus. Manger et boire nous font devenir nous-même parole vivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous savons par ailleurs que le don de cette Parole ne cessera pas comme celui de la manne, mais que la Loi ne parviendra jamais à rassasier l’homme, y compris quand on lui donnera les attributs de la Sagesse (Sir 24, 21-22). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus, le Verbe, nous dit « Mangez mon Corps et buvez mon Sang, prenez ma Vie » car ils sont offerts sans le truchement du symbole, de la transcription, de la transmission et surtout sans l’obstacle du péché du récepteur qui vient en fausser le sens. Par le fait même ce Pain nouveau peut prétendre nous rassasier. « Ils mangèrent et furent rassasiés » (Mt 14,20)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lien de la Manne, de la Loi, de la Vie avec la Parole est primordial. Il rejoint notre expérience humaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que serions-nous sans les paroles échangées entre un homme et une femme, celle de notre père et de notre mère, qui un jour ont décidé d’accueillir l’enfant à naître que nous étions ? Que serions-nous sans ces innombrables paroles prodiguées par eux, par nos maîtres d’école, par l’Eglise qui, au-delà des actes essentiels de l’existence, nous ont appris à vivre en Homme ? Seul l’être humain dans le règne animal peut dire qu’il a été voulu et désiré et qu’il n’est pas seulement le fruit d’un acte instinctif de conservation de l’espèce. C’est là toute la différence entre exister et vivre. Exister n’exige pas la parole. Vivre à hauteur d’homme l’impose. Nos vaches en stabulation s’alimentent ensemble, mais en silence. L’être humain (surtout français !) prend un repas durant lequel il parle et c’est cette parole déliée qui lui fait dire parfois «qu’il a passé un bon moment en agréable compagnie… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul nous dit bien que le Baptême, comme tout sacrement est un bain (un acte) « qu’une parole accompagne » (Ep 5,26) Notre Eucharistie sera donc aussi un repas qu’une Parole accompagne (« Ceci est mon corps… ») et c’est bien cette Parole Vivante qui, non seulement nous fera passer de l’existence à la vie, mais encore à la Vie en Dieu, appelée autrement « Vie éternelle ». C’est pour cela aussi qu’on distingue sans jamais les dissocier les deux tables : celle de la Parole et celle du Pain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte, fût-il « Parole de Dieu », comme un plat, prend toute sa saveur quand il prend place dans un contexte ou un repas… « Heureux les invités au repas du Seigneur ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3766731565208652076?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3766731565208652076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3766731565208652076' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3766731565208652076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3766731565208652076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/06/variations-sur-le-pain-la-manne-la.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2654495178917532642</id><published>2011-06-09T21:28:00.000+02:00</published><updated>2011-06-09T21:28:04.091+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;strong&gt;On l’appelle Djou :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt quatre ans d’enthousiasme, un sourire lumineux, des yeux pétillants, de chaleureuses embrassades à chaque retrouvaille. Julia accumule licence et masters, sillonne de stage en stage l’Amérique du Sud et aimerait mettre ses compétences au service d’une ONG. L’idéal de nos 20 ans mais, numérisé, informatisé, modernisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui offre, avec précaution, une petite croix, souvenir de Jérusalem, en lui disant : « Si tu ne penses pas à LUI, tu penseras au moins de temps en temps à moi ». D’un seul coup elle devient très sérieuse. Le sujet ne supporte pas la désinvolture et surtout elle ne voudrait pas me faire de la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai été au catéchisme, j’ai étudié la religion. Je n’ai pas fait ma Confirmation, car je ne me sentais pas prête. Maintenant, j’adhère aux valeurs de l’Evangile et du Christianisme mais je me suis éloignée de l’Eglise. Trop d’hypocrisies, de volonté de puissance, de mondanités… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens bien que la liste des griefs pourrait se prolonger…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Julia, je suis étonné qu’une jeune de ton âge ressasse encore ces poncifs éculés. Je les entends depuis l’époque de mon séminaire. Il faut croire qu’ils sont vrais et qu’ils dureront autant que l’Eglise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te répondrai par une image. Quand tu es en montagne et que tu meurs de soif, tu aperçois un de ces vieux abreuvoirs bâtis par les bergers avec les matériaux rustiques qu’ils avaient sous la main. Un simple morceau de tuyau tout rouillé, percé, obstrué par la végétation laisse échapper un mince filet d’eau. Que fais-tu ? Vas-tu refuser de boire sous prétexte que le tuyau ne répond pas aux normes de l’hygiène ? Vas-tu lui reprocher de n’être pas en acier inoxydable et rutilant ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est de même pour l’Eglise. Vingt siècles de services et de sévices l’ont abîmée, usée, obstruée, tordue. Elle a dû supporter toutes les saisons, la brûlure des déserts, le gel des hivers. Elle a traversé tous les régimes et toutes les cultures oubliant parfois de se débarrasser des mauvaises habitudes empruntées ça et là. Mais l’Eglise te donne l’eau pure du Christ, son Evangile. Sans elle, les paroles de ce crucifié galiléen ne seraient jamais parvenues jusqu’à nous ; sans elle, la source se serait perdue dans les sables de l’histoire ; sans elle, ceux et celles qui sont privés des synthèses magistrales et des analyses pertinentes auraient depuis longtemps perdu la perle de l’Espérance. L’Eglise, malgré ses bavures, ses turpitudes et ses lâchetés accueille toujours ces « affamés d’autre chose » qui ne se contentent pas des bonheurs frelatés de supermarchés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle distille une Parole qui n’est pas d’elle et qui la crucifie dans le même temps qu’elle la dispense. Et c’est pourquoi, elle ne sera pas jugée sur sa pureté et ses hauts faits mais sur les cicatrices encore ouvertes de ses blessures et de sa compassion pour ceux qui ne comptent pas. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je n’avais pas pensé à cela… » répond Djou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais je te rassure Djou, ma comparaison avec le tuyau est mauvaise. L’Eglise n’est pas un simple tuyau. Elle n’est pas un instrument mais un sacrement : un signe visible, lisible et nourrissant. Alors sois exigeante avec elle mais, comme tu l’es avec ta maman, à laquelle tu restes si attachée… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajout tardif : « Je vais te paraître ignoble mais à propos d’hypocrisie, la vie t’apprendra qu’elle a parfois du bon. Il t’arrivera un jour d’être dégoûtée par le décalage entre la façade que tu montreras aux gens et le désordre qui régnera à l’intérieur de toi-même. Ce jour là ne t’empresse pas de démolir la devanture pour la mettre en conformité avec l’arrière boutique. Il arrive que l’image que nous renvoyons aux autres nous évite la ruine totale de notre être et qu’elle soit la dernière pierre sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour nous reconstruire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2654495178917532642?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2654495178917532642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2654495178917532642' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2654495178917532642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2654495178917532642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/06/on-lappelle-djou-vingt-quatre-ans.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6374317760356049497</id><published>2011-05-24T16:56:00.002+02:00</published><updated>2011-05-24T16:56:56.009+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Terre sainte.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche soir vous arpentez les dédales de Roissy, attelés à vos valises à roulettes, les yeux hypnotisés par les panneaux indicateurs, maugréant contre les hésitants qui « bouchonnent », évitant de justesse le bagage qui dérape de sa trajectoire. Le lundi matin, au saut d’un bref sommeil, vous écarquillez les paupières sur le désert d’Arad et les antiques montagnes de Moab et d’Edom. Une nuit suffit pour remonter des siècles et traverser Beer-Shéva, la ville du puits du sept serment, en compagnie d’Abraham, « l’Araméen errant », d’Isaac « le ligaturé », d’Abimélek, le querelleur et d’Elie, le Thisbite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Néguev : Splendeur et majesté se conjuguent ici avec frayeur et humilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prise en main immédiate par Michel, le guide israélien, copain avec les cananéens idolâtres, parent avec les chefs des tribus bédouines de Juda, descendant des rois et des prophètes d’Israël, discutant avec les grecs, guerroyant avec les romains, déambulant dans les basiliques byzantines, fortifiant les cités avec les croisés, fouillant la Torah, creusant les Evangiles et citant le Coran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que les pages de la Bible se lisent à ciel ouvert, sur les collines de Bashan, marchent sur les eaux de Tibériade, se cachent entre les rives du Jourdain, se proclament au sommet des Béatitudes, se perdent dans l’agitation de l’esplanade du Temple. Par contre, il faut traverser les strates de pierres pour imaginer l’étable de Bethléem, la trouée du sépulcre, l’emplacement de la Croix et la vie cachée à Nazareth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les habitués des textes, l’existence historique de Jésus ne fait pas de doute même si l’exactitude des faits doit s’effacer devant la relativité des récits. Il y a trop de lieux et d’évènements concordants avec les textes pour ne pas, au moins, accorder une attention sérieuse à ce que les évangélistes ont raconté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a vu la verte Galilée, a entendu la clapotis du lac, n’a eu aucun mal à se retirer au désert sachant que celui-ci vient border les faubourgs de la Jérusalem actuelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que disent les paysages, les pierres, les ruelles, les ruines, les sites archéologiques de la divinité de Jésus ? Rien. « La pierre à elle seule est muette » disait notre guide archéologue. A la limite, une telle familiarité avec la terre de Jésus peut laisser percer le doute : « Dieu a-t-il pu voir ce que je vois ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme s’il y avait là trop grande impudeur, totale incongruité… .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A-t-Il vu et voit-Il ces pierres hérodiennes du mur occidental qui fait écho à tant de prières mais aussi à tant de rancœurs de rêves perdus ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entend-il vraiment l’appel assourdissant et impérieux à la prière des muezzins ; le joyeux tintamarre des cloches chrétiennes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il sensible aux coups-je dis bien aux coups- d’encensoir d’un pope orthodoxe vers les icônes ainsi que les coups d’œil qu’il lance aux visiteurs trop bruyants ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voit-Il tout cela, y compris, cette balafre que le pèlerin ne peut éviter et qui s’appelle le mur de séparation des territoires palestiniens, dits autonomes. « En sa chair il a détruit le mur de la haine qui les divisait » (Ep 2,14) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu ne s’est pas fait pierre, même si on lui a donné l’appellation de Roc, mais Il s’est fait chair. Alors il faut le chercher dans les « pierres vivantes ». Il y en a en Israël, comme ailleurs. Certes discrètes, mais parlantes à qui a des « oreilles pour entendre ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui n’a pas reconnu le voix du prophète de Galilée dans le « sermon » inspiré que nous a fait la petite sœur des Clarisses de Nazareth où a séjourné Charles de Foucauld ? « Personne n’a parlé comme cet homme-là ! » Qui n’est pas bouleversé devant l’incroyable destin de la jeune Mariam, vénérée à Bethléem, première palestinienne béatifiée, qui vécut au Carmel de Pau, totalement investie de la présence de l’Autre à la mesure même de son propre « évidement » ? « Celui qui m’aime demeure en moi ». Et ce Père Raed, curé de l’ancienne Ephraïm, n’est-il pas témoin de ce que le sépulcre n’a pu retenir : la passion de Dieu pour les hommes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la passion, il y en avait dans les propos, tout en retenue, de Louis l’autre guide palestinien qui se contentait de dire que sa vie « n’était pas facile » comme s’il se défendait d’ajouter de l’huile sur le feu qui couve en Terre Sainte. Ne donnait-il pas raison à ceux qui ne voient d’autre issue à ce pays que la prière qui transperce les peurs ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et notre « mécréant » de guide, ne cachait-il pas sous ce terme l’immense effort qui a été le sien pour connaître et surtout pour comprendre ces religions qui ont élevé plus de murailles qu’elles n’ont ouvert de table commune. N’est-il pas à compter parmi ceux et celles qui entendront un jour qu’il faut «adorer en Esprit et en Vérité » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pèlerinage en Terre sainte est une belle expérience mais non une obligation. Les chrétiens ne sont pas des adorateurs de lieux ou de reliques. Cette démarche n’a pour but que de faire de nous des Jérusalem, cités de paix ; des « Bethel », demeures de Dieu ; des Bethléem, maisons de bon pain. Sans oublier que la paix ne s’installe jamais définitivement. Elle reste comme un fil tendu qui résiste à toutes les pressions de la violence et qui s’appelle pardon. Sil vous arrivait de l’oublier, l’interminable attente des contrôles soupçonneux de l’aéroport lors de votre retour se chargerait de vous le rappeler…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6374317760356049497?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6374317760356049497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6374317760356049497' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6374317760356049497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6374317760356049497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/05/terre-sainte.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5466035352393439072</id><published>2011-04-16T09:58:00.002+02:00</published><updated>2011-04-16T09:58:31.733+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;strong&gt;La Vie après la vie.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’heure où j’écris ces lignes, un cataclysme s’abat sur le Japon ; la mémoire du déluge refait surface. Des réacteurs nucléaires répandent leur invisible terreur ; le cauchemar de l’Apocalypse hante les esprits. Déjà circulent sur internet des prédictions chiffrées ; Tremblement de terre + tsunami + nucléaire = explosion finale. Elle a, nous dit-on, commencé son compte à rebours : les derniers jours sont arrivés. « Convertissez-vous » proclament certains ; « trop tard » répondent les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ne pas être accablé par ces images dévastatrices, par cette accumulation de souffrances qui renvoient les nôtres au niveau des inconvénients mineurs. A ce malheur sans nom, s’ajoutent les combats fratricides en Côte d’Ivoire, les attaques contre des civils en Libye, les victimes des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte et ces milliers de pauvres jetés sur les routes de l’exil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une fois Dieu semble avoir été épargné. On aurait pu lui attribuer les conséquences des catastrophes naturelles. « Que fait-il ton Dieu ? ». On préfère parler des risques encourus par une région dont on connaissait les dangers sismiques ou de despotismes trop longtemps tolérés parce qu’ils arrangeaient bien nos affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant un tel désastre on reste sans voix. Face à ces soubresauts de l’histoire, on observe un silence plutôt gêné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, comment ne pas admirer la retenue des populations sinistrées, cette forme de pudeur qui s’exprime dans les attitudes et les mots, le sens du devoir de ceux qui exposent leurs vies pour préserver celles des autres ? Comment ne pas vibrer avec ces jeunes révoltés, saluer le courage de ceux qui, aujourd’hui encore, préfèrent la liberté à la vie ? Comment ne pas s’indigner de l’indécente fortune des pharaons modernes et trembler pour ceux qui affronteront d’autres dictatures ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi faut-il que chaque siècle connaisse des oppressions infâmes? Pourquoi l’expérience passée ne sert-elle jamais au présent ? Et si un jour la révolte à mains nues échouait sur le mur de la violence ? Et si les ruines et les maux nous enlevaient toute envie de redresser la tête ? Et si la terre n’avait plus d’autre perspective qu d’être un tombeau à ciel ouvert ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pensée de Teilhard de Chardin qui voyait l’avenir du monde comme une montée irrésistible vers une humanité spirituelle, la théorie de Marx qui préparait des lendemains qui chantent semblent s’être perdus dans les logiques financières déconnectées du simple bon sens. Le sommeil des idéologues n’est troublé que par des rêves de comptables. Alors faut-il désespérer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la nuit des temps les hommes scrutent le sens de la vie. Certains pensent même que cette recherche est vaine et qu’il n’y a aucun sens. La terre ? Un astre refroidi à la merci d’un soleil lui-même éphémère. L’être humain ? Dès sa naissance programmé pour mourir, un fétu de paille sur un océan de hasards. Alors à quoi bon chercher une lumière! Les événements confirment cette sombre hypothèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant les hommes relèveront les ruines, défieront encore les tsunamis, chercheront à mieux maîtriser l’atome, résisteront aux oppressions de toutes sortes. Comme s’ils savaient par un instinct divin que la Vie passerait la vie, que la mort ne pouvait pas l’engloutir à jamais. Les Chrétiens croient, en effet, que la mort et le mal se sont, un certain Vendredi, épuisés sur la croix, ne pouvant faire pire que ce que les hommes ont, eux-mêmes, accompli ce jour là. Ils ont refusé la source même de la Vie, ils ont voulu définitivement éradiquer le Don de Dieu en scellant son tombeau. Mais le deuxième don, le pardon du Père, la pierre n’a pas pu le retenir. Le tombeau s’est ouvert et il est devenu berceau d’une naissance nouvelle. Le Christ est ressuscité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cimetières peuvent recouvrir la terre ; ce sont désormais des cimetières de tombes ouvertes. C’est peut être la bonne nouvelle qu’échangent, tous les matins, deux petites hirondelles juchées sur leur fil. A leur façon, elles anticipent un joyeux ALLELUIA !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5466035352393439072?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5466035352393439072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5466035352393439072' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5466035352393439072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5466035352393439072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/04/la-vie-apres-la-vie.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3850934524596637892</id><published>2011-02-07T11:18:00.001+01:00</published><updated>2011-03-01T20:45:59.389+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;strong&gt;Séculier, sécularisation, sécularisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« En de nombreuses occasions, j'ai parlé des générations : la mienne, celle qui m'a précédé, les générations futures. C'est pour moi le nœud crucial de la situation actuelle. Certes, le passage d'une génération à l'autre a toujours posé des problèmes d'adaptation, mais ce que nous vivons aujourd'hui est tout à fait particulier.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le thème de la sécularisation devrait nous aider, là aussi, à mieux comprendre. Elle a connu une accélération sans précédent au cours des années 60. Pour les hommes de ma génération et plus encore pour ceux qui m'ont précédé, souvent nés et élevés dans un milieu chrétien, elle a constitué une découverte essentielle, la grande aventure de leur vie. Ils en sont donc arrivés à interpréter "l’ouverture au monde" souhaitée par le concile Vatican II comme une conversion à la sécularisation.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;C'est ainsi que nous avons vécu, ou même favorisé, une auto-sécularisation extrêmement puissante dans la plupart des églises occidentales. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ces propos sont extraits d’un discours de Mgr Bruguès, aux recteurs des séminaires pontificaux. Mgr Bruguès a 66 ans, dominicain, évêque d'Angers jusqu'en 2007, il est secrétaire de la congrégation pour l'éducation catholique, vice-président de l'œuvre pontificale des vocations sacerdotales et membre de la commission pour la formation des candidats au sacerdoce. Il fait par ailleurs partie de l'Académie pontificale Saint Thomas d'Aquin.&lt;br /&gt;Sécularisation : ce terme revient sans cesse dans les documents ecclésiastiques. A son évocation, les conférenciers prennent une mine déconfite, lèvent les yeux au ciel, et soupirent profondément. Le mot désigne le nouveau péché originel de la fin du 20ème siècle et par conséquent l’explication facile de tous les maux. « Ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ». &lt;br /&gt;De quoi parlons-nous ? Tout d’abord, lorsque l’on parle de « séculier » on désigne la spécificité de la mission du fidèle laïc qui vit et témoigne de sa Foi dans le siècle, dans la société de son temps. &lt;br /&gt;Ensuite, on désigne le prêtre « séculier » par rapport à celui qui vit sous la règle, le « régulier ».&lt;br /&gt;Quant à la sécularisation et au sécularisme, il faut demander à l’esprit subtil du pape Paul VI de nous éclairer sur la distinction à faire. Voici ce qu’il dit dans son encyclique Evangelii Nuntiandi : « &lt;em&gt;D’une part, on est obligé de constater au cœur même de ce monde contemporain le phénomène qui devient presque sa marque la plus frappante : le sécularisme. Nous ne parlons pas de cette sécularisation qui est l’effort en lui-même juste et légitime, nullement incompatible avec la foi ou la religion, de déceler dans la création, en chaque chose ou en chaque événement de l’univers, les lois qui les régissent avec une certaine autonomie, dans la conviction intérieure que le Créateur y a posé ces lois. Le récent Concile a affirmé, en ce sens, l’autonomie légitime de la culture et particulièrement des sciences. Nous envisageons ici un véritable sécularisme : une conception du monde d’après laquelle ce dernier s’explique par lui-même sans qu’il soit besoin de recourir à Dieu ; Dieu devenu ainsi superflu et encombrant. Un tel sécularisme, pour reconnaître le pouvoir de l’homme, finit donc par se passer de Dieu et même par renier Dieu. » (55)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;D’après Paul VI, la sécularisation n’est donc pas une maladie de la société. Elle est même nécessaire à son développement et à celui de l’homme comme Benoît XVI le reconnaît dans son encyclique « Caritas in Veritate », car répondant pleinement à sa vocation humaine.&lt;br /&gt;Employer ce terme uniquement sous son aspect négatif qui convient au « sécularisme » en l’appliquant à l’Eglise, entretient le soupçon que tout effort d’insertion dans le siècle, toute reconnaissance de notre appartenance à notre temps est passible de trahison de la Foi. Ne pourrait-on pas reprendre simplement l’avertissement de Jésus : « Vous êtes dans ce monde, vous n’êtes pas du monde » ? &lt;br /&gt;J’appartiens à cette génération qui, d’après le responsable romain, s’est « &lt;em&gt;convertie&lt;/em&gt; à la sécularisation.» J’ai connu comme lui une Eglise de chrétienté dans laquelle le prêtre était l’homme du sacré. &lt;br /&gt;Mais, déjà, de nombreux curés revenus de la guerre et de la captivité pratiquaient avec leurs paroissiens cette fraternelle proximité qu’ils avaient connue dans des conditions effroyables de promiscuité imposée. L’Action Catholique avait renforcé cette image du prêtre accompagnateur plus que pontife. Ma génération a mis ses pas dans ceux de ces pionniers. Nous ne nous sommes pas « &lt;em&gt;convertis&lt;/em&gt; à la sécularisation », mais nous avons voulu simplement rendre le message évangélique désirable et abordable. Nous avons voulu donner au prêtre un visage chaleureux et un cœur miséricordieux. &lt;br /&gt;Avons-nous passé sous silence les exigences de toute fidélité ? Avons-nous dépassé certaines limites ? Peut-être. Avons-nous émoussé le tranchant de la Parole en mettant en exergue un Jésus humain et ami des hommes et femmes de son temps ? Avons-nous pactisé avec le sécularisme de la société ? Je ne sais. &lt;br /&gt;Je sais cependant que l’Eglise a bien profité de la sécularisation. Celle-ci a permis les grands voyages missionnaires, la fixation des textes dans l’écriture, la transmission du message chrétien à travers les langues et les schémas de pensée des diverses cultures, sans parler du foisonnement des rites, des musiques, des architectures que l’Eglise a charriés avec elle en traversant les siècles. &lt;br /&gt;Va-t-on un jour reprocher au Pape Jean XXIII d’avoir laissé pousser une moustache bien séculière lorsqu’il était infirmier pendant la Première Guerre Mondiale ? Demandera-t-on des comptes à Jean Paul II parce qu’il a largement utilisé les couloirs aériens et les avions les plus performants ? Ne sera-t-il pas soupçonné un jour d’avoir succombé, entraîné par son siècle, au culte de la personnalité quand il rassemblait les foules ? Et les prêtres du XXI ème siècle qui lisent leur office sur leur ordinateur de poche pensent-ils qu’ils participent ainsi à une « conversion à la sécularisation » de leur prière ? Pour éviter l’intoxication, faut-il cesser de se nourrir ? Pour ne pas risquer le sécularisme, n’aurons-nous d’autres solutions que la fuite de ce siècle ou le combat contre la société?&lt;br /&gt;Ce que je sais, enfin, c’est que le Christ lui-même, a remarqué que les foules qui le suivaient ne furent pas présentes lors du dernier rendez-vous sur la Croix ; que Saint Pierre et les disciples avec lui ont été lents à s’engager dans la montée vers le calvaire; qu’il y a donc toujours un temps où l’attirance, l’enthousiasme, la sympathie, l’empathie avec le siècle et le monde rencontrent la contradiction, le refus, le péché, la trahison, l’épine, les clous et la lance. Toute religion a ses suiveurs et ses martyrs, mais ces derniers se recrutent dans les premiers.&lt;br /&gt;Sous prétexte de restaurer les figures d’un chrétien « attestataire » et celle d’un prêtre homme de contestation et même d’opposition, prenons garde de ne pas renvoyer tous ceux et celles qui ont cru à travers notre proximité que le message de Jésus était pour eux une Bonne Nouvelle, même s’ils n’ont bu la coupe que du bout des lèvres ? N’y aurait-il pas, de nouveau, tentation d’une religion des purs ? D’ailleurs qui peut dire, sauf Lui, avoir bu la coupe jusqu’à la lie ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3850934524596637892?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3850934524596637892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3850934524596637892' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3850934524596637892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3850934524596637892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2011/02/seculier-secularisation-secularisme-en.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2971912765285987136</id><published>2010-12-29T09:48:00.002+01:00</published><updated>2010-12-29T09:48:52.188+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;« Cherche logement sans confort avec vue sur l’Etoile » ou les paradoxes de Noël.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Invisible se rend visible. Mais comment ? Dieu se fait homme, fils de charpentier. On aurait pu s’attendre à mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Fils de Dieu naît d’une vierge. La Parole fracassante du Sinaï se fait faible vagissement de nourrisson. L’obscurité de la nuit du monde s’éclaire d’un astre nouveau. Le silence des parents de l’enfant et des bergers est troublé par la louange de « troupes célestes d’anges ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu épouse l’humanité,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Parole se tait,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence chante,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit s’éclaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenu adulte, l’enfant de Nazareth cultive encore le paradoxe. Au muet qu’Il guérit, Il commande la discrétion. Devant la couronne qu’on Lui propose, Il décline l’offre. A la face éblouissante de la Transfiguration succède le visage tuméfié du crucifié. Pourtant, Il sait imposer le silence aux puissances du mal. Il élève la voix quand Il chasse les vendeurs du Temple, lorsqu’Il apostrophe scribes et pharisiens, ou qu’Il enseigne les foules. Il se réfugie dans la solitude de la montagne et apparaît quand on ne l’attend pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alertée par le deuxième rapport de Mgr Dagens et en conformité avec Rome qui s’inquiète d’une éclipse prolongée de la Foi en Occident, l’Eglise de France lance le mot d’ordre de la visibilité en contestation et même en contradiction avec le monde contemporain. Après le rapprochement avec les hommes et les femmes de leur temps que certains estimaient être le fruit du Concile Vatican II, voici que l’heure est venue d’enlever le boisseau qui cachait la lampe pour la « mettre sur le lampadaire » (Mt 5,13-16).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simple oscillation du balancier de l’histoire ? Heureuse imitation de l’alternance des trente ans de vie cachée et des trois ans de vie publique ? Bonne stratégie pastorale qui répond ainsi à un besoin urgent de repères dont nos contemporains ont besoin ? Question d’expérience ou de pédagogie ? En effet on n’éclaire bien qu’à bonne distance de l’objet : ni trop près ni trop loin. Il y avait, ainsi, dans certaines cuisines anciennes des sortes de plafonniers qui grâce à un subtil mécanisme de poulies et de contrepoids permettaient à l’unique lampe de la pièce de changer de position selon l’intensité de clarté désirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crains que ces analyses, entendues ici ou là, ne conduisent les chrétiens à opposer deux postures et à s’enfermer dans des affrontements stériles car elles réduisent le mystère du Dieu fait homme à nos infirmes schémas mentaux. Or, ce que nous avons dit de Noël et de Jésus nous montre bien qu’il existe simultanément dans l’Evangile, l’usage des mots et le recours au silence, la nuit acceptée et la lumière rayonnée, le cri d’effroi de la Passion et la prière murmurée. Autrement dit, Dieu ne suit aucune stratégie, ne s’enferme ni dans des mots, ni dans des écrits, ni dans des images, ni dans le visible ni dans l’invisible, ni dans une attitude ni dans une autre. Il fait exploser toutes nos étroites catégories et c’est pour cela que nous le trouvons paradoxal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière éblouissante du Thabor éclaire, la nuit du tombeau vide fait signe, la veilleuse du tabernacle peut illuminer. L’enfouissement n’est pas nécessairement incarnation, l’étalage médiatique n’est pas obligatoirement visibilité, le signe écrit n’engendre pas forcément la lisibilité, la communication ne suffit pas à l’évangélisation. L’éclat du plein jour peut produire un trompeur effet de brillant qui capte sur lui la lumière. La Caritas, elle, rayonne de l’intérieur de jour comme de nuit, elle est notre seule véritable visibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu s’est fait homme… et tout l’homme et tous les hommes ne diront jamais tout de ce Dieu là et ne verront jamais qu’un pan de son ombre ; comme celle qui toucha son manteau, il nous suffit – paradoxalement - de nous laisser couvrir par elle pour devenir visibles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2971912765285987136?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2971912765285987136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2971912765285987136' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2971912765285987136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2971912765285987136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/12/cherche-logement-sans-confort-avec-vue.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-338371851853743399</id><published>2010-12-15T11:10:00.002+01:00</published><updated>2010-12-15T11:10:47.702+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Indifférence, patience, urgence&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Frères en attendant la venue du Seigneur, ayez de la patience. » (Jc 5,7)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le givre a saupoudré l’herbe des champs. La brume plaque au sol le ciel d’hiver. Les chênes de la forêt encore engourdie étirent leurs bras dénudés. Comme chaque matin, l’astre solaire s’installe dans l’échancrure de la colline boisée et s’apprête à entamer sa ronde étincelante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pourquoi cette constance imperturbable dans la révolution des astres ? » se demande le spectateur ébloui. « Pourquoi la vie s’offre-t-elle chaque jour à l’indifférence de nos petits tracas quotidiens ? Pourquoi ce réveil de la nature assuré chaque matin, l’offrande d’un jour nouveau, le cadeau d’une année supplémentaire ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que, depuis le fameux déluge qui épargna Noé, la patience de Dieu résiste à tous les flots et à toutes les fureurs. « Plus jamais je ne détruirai la terre » promit-Il alors. Il aurait pu ajouter : « L’homme s’en chargera bien tout seul ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Pierre d’expliquer : « C’est pour nous qu’Il patiente : car Il n’accepte pas d’en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous aient le temps de se convertir » (2P 3,9).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il oser dire, en ce temps de l’Avent : « C’est Dieu qui attend en premier que nous nous décidions à lui accorder attention ; et c’est encore LUI qui, envers et contre tout, croit que l’homme ne le décevra pas. C’est lui qui a la Foi ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour nouveau t’est accordé et déjà une voix mielleuse te susurre : « Profites-en, mange et bois, fais la fête, enivre-toi de puissance, rassasie-toi de plaisirs… Pense à toi ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre voix amicale, mais ferme, te suggère : « Il en était ainsi aux jours de Noé…et les gens ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge… tel sera l’avènement du Fils de l’Homme…. Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître » (Mt 24, 37)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, au lieu d’attendre que demain ne la surprenne comme un voleur, offre ta vie dès ce matin à « L’astre d’en haut qui vient nous visiter en illuminant nos ténèbres (Lc1)» et en dérangeant ton indifférence. Il y a urgence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB Ami lecteur l’emploi de la deuxième personne du singulier n’est pas de ma part familiarité déplacée mais volonté délibérée de me placer parmi les destinataires de ces messages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-338371851853743399?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/338371851853743399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=338371851853743399' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/338371851853743399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/338371851853743399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/12/indifference-patience-urgence-freres-en.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-4958941643920353926</id><published>2010-11-30T10:38:00.000+01:00</published><updated>2010-11-30T10:38:04.382+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;La quête épuisante d’une source inépuisable.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour exister tout homme, toute femme a besoin d’être reconnu nous disent les psy. Traduction : chacun de nous sait qu’il a besoin d’être aimé et emploie tous les moyens pour y parvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les uns font dans l’extensif et cherchent l’adhésion des foules. Le suffrage universel, l’applaudimètre, la fréquence des titres sur papier glacé ou sur écran pourvoient à cette satisfaction parfois démesurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres cultivent l’intensif des cercles restreints, des réseaux d’initiés, de l’élite choisie. La connaissance de quelques personnalités « bien placées » et citées à tout propos dans la conversation suffit à leur bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres, enfin, se cantonnent dans l’exclusif. Sans lui, sans elle, le monde m’est insupportable. Je l’aime jusqu’à l’étouffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour arrive où l’urne vous trompe avec l’adversaire, l’image tombe dans la corbeille, où les personnalités oublient votre adresse, où l’oiseau s’échappe de la cage grillagée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors nous voilà amers, aigris, fuyant l’ombre de ce que nous étions, mais guettant cependant par la lucarne la moindre main qui se tendrait, le moindre sourire qui se souviendrait, la moindre parole qui nous relèverait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour exister il faut être aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachant cela, il n’y a donc rien de plus urgent, de plus utile, de plus humain que d’aimer en premier. C’est le renversement de perspective que le Christ a opéré. Si je cherche d’abord à être aimé, ce qui est la tendance naturelle, il y a de fortes chances que je m’épuise dans l’entretien de la courtisanerie obséquieuse, de la sympathie affichée ou protocolaire, de l’adulation servile, de la flagornerie bruyante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je me consacre à aimer, d’abord, sans calcul, sans réserve, alors je risque de m’exposer, en retour, à la libre amitié de véritables frères comme à la haine recuite de tous les naufragés de l’amour exigé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à ce perpétuel renversement, cette conversion sans cesse à refaire que nous invite la période de l’Avent. Elle nous met en attente de Celui qui s’est fait amour avant même de chercher à être aimé parce qu’Il avait trouvé en son Père une réserve originelle et inépuisable de don et de pardon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-4958941643920353926?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/4958941643920353926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=4958941643920353926' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4958941643920353926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4958941643920353926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/11/la-quete-epuisante-dune-source.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7031209304620373424</id><published>2010-11-08T11:05:00.000+01:00</published><updated>2010-11-08T11:05:12.673+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Aux paysans, fiers de l’être, que je connais…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Eglise s’intéresse à la crise agricole » tel était le message que voulait transmettre une rencontre organisée à l’initiative de l’Observatoire diocésain de la vie politique et sociale dans les Pyrénées Atlantiques. Exercice bien méritoire et délicat tant la profession est à fleur de peau et l’Eglise attendue au tournant. Pour ce faire, on avait réuni les compétences d’un éminent spécialiste de l’agriculture mondiale, d’un ancien responsable des jeunes agriculteurs qui se fait les dents dans l’engagement politique, de deux responsables d’associations et d’un président départemental de la Coordination rurale qui s’abritaient sous le vaste parapluie du bon Pasteur Benoît XVI et de son encyclique « Caritas in Veritate ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la vérité, Jean Sulivan disait qu’elle ressemblait à une verrière tombée à terre. Chacun se baisse, en ramasse un morceau, le brandit en disant : « J’ai la Vérité ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun, en effet, a profité de la tribune offerte pour distiller avec plus ou moins de transparence sa vérité. Une fois de plus, nombre d’interventions reprenaient la chanson qui fait fureur dans les étables et sur les tracteurs : « Tout le monde nous en veut » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La mondialisation et l’Europe. Celle-ci est passée presque sous silence, comme si l’Europe fondée par les moines paysans et le sang versé par des générations de paysans soldats, pouvait superbement ignorer l’avidité et les attaques des propriétaires des capitaux internationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le personnel politique qui ne comprend rien à l’agriculture, comme si les paysans n’avaient pas essayé et réussi eux-mêmes à entrer en politique depuis des lustres en investissant tous les partis, du Front National à l’extrême gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les écologistes prétentieux, comme si les agriculteurs ne savaient pas que la terre ne leur appartenait pas et qu’elle était le bien commun de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les consommateurs qui ne veulent pas payer leur nourriture à son juste prix comme si la production agricole (« Vivre de notre produit !») n’était pas un produit tout à fait spécial, celui qui donne la vie à tous, y compris aux plus pauvres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le gouvernement, qui a la prétention d’encadrer l’agriculture, comme si un homme d’état qui se respecte pouvait laisser « l’arme » alimentaire entre les mains d’autres pouvoirs que la sienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et pour couronner le tout, cette hideuse idée de cogestion qui a fait d’un syndicat le collaborateur de politiques productivistes mais dont personne à ce jour n’a refusé les impures subventions que cette infâme collusion avait générées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tout le monde nous en veut ! Et après !». Que les politiques agricoles aient fait d’énormes dégâts, que les consommateurs soient inconséquents, que certains leaders profitent de leur position pour se tailler un destin national, que les coopératives n’honorent plus leur nom, j’en conviens. Est-ce une raison pour entonner toujours le même refrain? Nous sommes un certain nombre à espérer chaque fois du nouveau de telles rencontres et à revenir quelque peu déçus et lassés. Où était le souffle novateur ? Qui a proposé des alternatives concrètes innovantes ? Y avait-il une véritable recherche de la vérité quand la Coordination a pris deux fois la parole, que la voix de la Confédération paysanne dont deux représentants ont pris ostensiblement la porte a été oubliée et que la FDSEA ou les JA 64 n’étaient pas représentés en tant que tels ? Qui a osé parler du manque de solidarité au sein même de la profession ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, que penser de la quasi-absence de la voix des femmes ? Or, messieurs, la métamorphose de la société rurale qui englobe le monde agricole se fait aujourd’hui et se fera encore plus demain par les femmes. Durant les deux dernières guerres elles ont maintenu les campagnes en vie pendant que leurs hommes défendaient les frontières. Ce sont elles qui, aujourd’hui, sont les actrices principales de la diversification de la profession agricole, et qui sont à l’origine de multiples initiatives de la vie sociale et paroissiale des cantons ruraux. Enfin, elles sont souvent à l’initiative des « nouveaux styles de vie » que le Pape appelle de ses vœux dans sa dernière encyclique. Et tout ceci, parce que les femmes ont une affinité essentielle avec le monde de la terre, du vivant, de la nourriture : elles savent ce qu’est la vie à son origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « famille agricole » qui sait si bien hausser le ton quand il le faut et se déchirer quand il ne faudrait pas, aurait tout intérêt à écouter et à donner la parole à ses « pionnières » dont M. TH. Lacombe a fait le sujet de son dernier ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que le silence ne soit l’arme la meilleure pour garder sa « liberté paysanne » quand de mâles commandos trop attentionnés veulent nous apprendre à bien penser pour notre plus grand bonheur !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel est, pour aujourd’hui, mon morceau de vérité. Il va certainement en heurter beaucoup d’autres mais le grand Ajusteur, s’il le veut bien, lui trouvera une place dans la verrière agricole en reconstitution ou dans une autre en préparation…En attendant, merci à tous les paysans, et ils sont encore nombreux chez nous, qui n’ont pas rougir de leur métier et qui ne se sentent pas les victimes du monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeancasanave.blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7031209304620373424?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7031209304620373424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7031209304620373424' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7031209304620373424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7031209304620373424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/11/aux-paysans-fiers-de-letre-que-je.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7176576734648418066</id><published>2010-09-25T09:02:00.000+02:00</published><updated>2010-09-25T09:02:29.900+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les romanichels&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un claquement cadencé de sabots ferrés, le grincement inquiétant d’essieux &lt;br /&gt;mal ajustés, le bruit d’un bric à brac mal arrimé, et déjà tous les écoliers &lt;br /&gt;se suspendent aux grilles de la cour de récréation qui longe l’unique rue du &lt;br /&gt;village. Une haridelle hors d’âge, une roulotte ajourée, des têtes d’enfants &lt;br /&gt;barbouillées, un homme dépenaillé aux commandes de l’attelage, deux chiens &lt;br /&gt;efflanqués traînant leur peine et leur fidélité sous la cabane à roulettes : les bohémiens &lt;br /&gt;sont là ! Ils vont s’installer comme chaque année sur la petite place qui &lt;br /&gt;jouxte ma maison familiale et j’aurais tout le temps de les observer.&lt;br /&gt;Le soir venu, le cheval dételé broute l’herbe du fossé, deux poules en &lt;br /&gt;liberté surveillée grattent le sol, les chiens sont déjà en quête de &lt;br /&gt;quelques restes et les gamins, difficiles à compter, tournent autour d’une &lt;br /&gt;jeune femme brune qui aménage les alentours. Le père au teint cuivré dispose ses outils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, il ira dans les maisons à la recherche de vieilles casseroles ou de &lt;br /&gt;chaudrons fatigués pour les rétamer ou les rapiécer. Sa femme présentera &lt;br /&gt;les paniers en osier de sa dernière fabrication et quémandera quelques œufs &lt;br /&gt;ou du lait pour sa maisonnée. En attendant, le tuyau percé du poêle émet un &lt;br /&gt;filet de fumée. Le vent et la pluie flagellent les planches disloquées de la &lt;br /&gt;maison portative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où viennent ces étranges créatures qui parlent et jurent dans une langue &lt;br /&gt;inconnue ? Libres comme l’air, les enfants ne vont pas à l’école ! Quelle &lt;br /&gt;chance ont-ils de connaître le monde, de mener le cheval à leur guise, de &lt;br /&gt;monter aux arbres comme les acrobates du cirque ! Pas d’horaires, pas de révisions, &lt;br /&gt;pas de devoirs, pas de punitions ! La belle vie ! Le menu du soir n’a pas l’air &lt;br /&gt;de les préoccuper et pour cause : il sera léger. Songeront-ils dans leur sommeil d’enfant à la douce chaleur des étables, aux soupes fumantes des tables garnies, aux cahiers bien remplis d’écriture soignée?&lt;br /&gt;Qui l’emportera dans la tête du sage écolier: la fascination pour l’étrange ou la répulsion pour une vie de misère ? Le rêve aura longtemps le dessus.&lt;br /&gt;Le lendemain, Monsieur l’Instituteur nous apprendra qu’il ne faut pas dire « Bohémiens » mais &lt;br /&gt;"&amp;nbsp;Romanichels ». Monsieur le Curé nous rappellera qu’ils sont eux aussi « enfants de Dieu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rossinante et la roulotte ont disparu. Casseroles et chaudrons n’ont plus &lt;br /&gt;besoin de la protection de l’étain. Curieusement, les paniers ont des &lt;br /&gt;roulettes et chacun a appris à pousser sa petite roulotte dans les hypermarchés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caravanes et cylindrées s’entassent dans des aires de « stockage » &lt;br /&gt;ou de passage…Elles ne font plus rêver les enfants des écoles, ni leurs &lt;br /&gt;parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis l’origine du mot, les roms d’aujourd’hui, n’ont rien à voir avec les fils du vent ou du bitume. Traîne-misère chez eux, ils ont échoué du côté des déchets industriels de nos grandes villes. Eux qui rêvaient d’une autre vie sont devenus, semble-t-il, le cauchemar du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père Abraham, était, me dit l’Ecriture un « Araméen errant ». Lui, parvient encore à me faire rêver…Pharaon voulut l’éliminer, le vagabond lui échappa. Le souverain déifié nous laissa les écrasantes pyramides ; le nomade, la liberté des enfants de Dieu. Mais, qui racontera aux enfants des campements sordides, l’histoire du Père dans la Foi pour leur rendre dignité, fierté et sens des responsabilités ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7176576734648418066?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7176576734648418066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7176576734648418066' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7176576734648418066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7176576734648418066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/09/les-romanichels-un-claquement-cadence.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6812768086058021889</id><published>2010-09-07T20:56:00.000+02:00</published><updated>2010-09-07T20:56:17.673+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;L’Eglise doit-elle intervenir dans les questions sociales? Lectures pour temps de crise.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enseignant comme le cultivateur profite de l’été pour mettre de côté les provisions dont il aura besoin le reste de l’année. En vue des futures formations à proposer, il doit largement moissonner pour ne retenir parfois que quelques ingrédients nécessaires à sa réflexion. Parmi mes lectures ou mes relectures de l’été, je me permets d’en signaler deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tout Seigneur tout honneur, Benoît XVI et son encyclique sociale « Caritas in Veritate ». Je l’avais déjà lue avec le sentiment d’avoir affaire une fois de plus à un empilage de citations de ses prédécesseurs et à une simple actualisation de principes répétés chaque pontificat. Ayant à présenter son thème central qui est celui du développement, je l’ai relue minutieusement complétée par de multiples commentaires. Nous avons là une véritable somme de la doctrine sociale de l’Eglise. Le Pape, en professeur magistral, nous offre une vaste synthèse à la fois théologique et sociale de ce qu’implique la pratique de l’amour du prochain. Deux innovations de taille dans la pensée de l’Eglise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- La charité ne peut faire fi de la réflexion et de la raison, sinon elle vire au sentimentalisme éphémère qui ne s’inscrit pas dans le concret et dans le durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- L’économie mondiale ne peut oublier la gratuité car à l’origine, tout est don : Un encouragement à toutes les initiatives qui essaient de conjuguer le profit et le développement du partenaire. Mais l’éthique ne se décrète pas sur simple étiquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois assurés ces deux principes, le texte déploie l’ensemble des activités humaines, y compris les plus inattendues, pour en dégager la dimension sociale et charitable. Aussi une mère de famille, un médecin, un entrepreneur, un artisan, un paysan, un économiste, un maire, un journaliste, un humanitaire, un député, un écologiste peuvent tirer partie de cette lecture qui suppose cependant une petite introduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tous ceux et celles qui déplorent parfois que les chrétiens ne soient pas plus actifs face à la misère du monde et qui se contentent de lever chaque fois le drapeau de l’abbé Pierre ou de mère Thérésa, je conseille la lecture de « Justice dans la peau, géopolitique de l’action humanitaire » écrit par Denis Viénot, ancien président de la Caritas internationale (édition DDB). Le nombre de réalisations soutenues par les Caritas locales (comme notre Secours Catholique) et l’expertise qui découle de ces expériences vous coupent le souffle. Et ceci n’est qu’une partie de l’action menée par l’ensemble des organismes d’inspiration chrétienne de par le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ouvrage est un bon complément de l’encyclique et son abord est plus facile. On peut cependant regretter que tous ces organismes ne fassent pas plus de tapage dans les médias. Mais nous savons depuis quelques temps qu’on ne peut pas occuper les écrans et travailler en profondeur, et, depuis encore plus longtemps, que « le bien ne fait pas de bruit ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos, saviez- vous que le fondateur des banques alimentaires en France est un chrétien inspiré en cela par l’action d’une religieuse? Merci Bernard Dandrel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6812768086058021889?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6812768086058021889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6812768086058021889' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6812768086058021889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6812768086058021889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/09/leglise-doit-elle-intervenir-dans-les.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8293729616535991250</id><published>2010-07-06T21:32:00.000+02:00</published><updated>2010-07-06T21:32:36.126+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le bon chemin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’occasion de l’année jacquaire, le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques a voulu honorer la petite ville de Navarrenx, halte très appréciée des pèlerins de Compostelle. Un débat réunissait deux Jacques célèbres : Jacques Rigoud, qui a assumé de hautes &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;fonctions dans le domaine de la culture et de la communication, et Jacques &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barrot, ancien commissaire européen et membre du Conseil Constitutionnel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils étaient accompagnés d’une journaliste écrivain, Alix de Saint André et de &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’abbé Ihidoy, ancien curé de la cité et initiateur de l’accueil des &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;marcheurs. Thème de la table ronde : « Le bon chemin. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il fallait s’y attendre, chaque intervenant a présenté le sien comme &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le « bon « , Jacques Rigoud défendant celui de la lenteur et de la durée avec &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;des mots soigneusement choisis et des analyses d’une grande sagesse. Sous les &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pierres du chemin de Jacques Barrot pointait la passion, politique bien sûr, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;qui se nourrit de vastes horizons. La journaliste, la seule à avoir parcouru &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’itinéraire et cela par trois fois, fit l’éloge des sentiers de traverses &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;où l’on se retrouve toujours, tandis que Sébastien Ihidoy, n’écoutant que &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;son cœur de pasteur rassembleur, qualifiait tous ces routiers de &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« chercheurs d’une étoile. » Mais de quelle étoile ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous s’accordaient à dire, comme le poète Machado, que le chemin se &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;fait en marchant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Caminante son tus huellas,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;el camino, y nada mas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;se hace el camino al andar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Al andar se hace el camino… » et si tu regardes derrière toi, tu vois une &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;trace que nul autre que toi n’a pu fouler...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous reconnaissaient que le chemin était l’occasion de rencontres multiples &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et riches dans leur simplicité. Une petite voix me murmurait : « Je suis le &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chemin… «. Le Christ ne dit pas « Je vous montre le Chemin, allez-y, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;empruntez-le. » Il dit bien « Je suis… » Autrement dit, le chemin est avant &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tout rencontre. C’est dans la rencontre que tu vas découvrir un chemin &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;infini vers toi, vers moi. C’est l’histoire de tout amour. « Quitte ton &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pays » dit Dieu à Abraham et Marie Balmary ajoute en psychologue : « Va vers &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;toi. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un regret, j’aurais aimé entendre davantage deux mots : solitude et silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir parcouru cette route il y a 40 ans, à l’époque où faute de &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« clients » (nous étions trois malheureux bipèdes), il n’y avait ni accueil &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;organisé, ni signalisation, ni hébergement, je suis toujours ébahi par ces &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;grappes de pèlerins qui cheminent ensemble. Comment rencontrer l’autre &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;réellement et durablement, si chacun n’a pas fait au préalable ce chemin &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;intérieur qui consiste à se débarrasser des trompeuses apparences qu’il &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avait fabriquées jusque-là pour affronter le réel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls le silence et la solitude prolongés permettent cette dure exploration de soi-même, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ce délestage intérieur, cet allégement indispensable. Dieu merci, il y a ces rudes journées de chaleur où il est impératif d’économiser les paroles inutiles, et ces petits matins où la nature ne s’offre qu’à ceux qui savent l’écouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant que ces experts devisaient, les remparts de la cité nous &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;toisaient du haut de leur histoire séculaire et de leur mépris immobile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On ne passe pas ! » En effet vous ne pouvez entrer et sortir de Navarrenx &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que par deux issues. Certains habitants étouffent dans l’enceinte où les &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;yeux se croisent en angle droit, où la rumeur revient en écho amplifié, où &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;toute idée nouvelle doit faire allégeance aux portes fortifiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a, parfois, qu’une solution pour trouver le bon chemin : sortir par &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le haut, profiter des courants ascendants, prendre son envol, et on s’aperçoit &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;alors, que la cité bastionnée est une étoile tombée du ciel, à jamais &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pétrifiée…Il lui reste à retrouver le bon chemin pour rejoindre le campus stellae…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8293729616535991250?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8293729616535991250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8293729616535991250' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8293729616535991250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8293729616535991250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/07/le-bon-chemin-loccasion-de-lannee.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-4851517541443484612</id><published>2010-06-11T09:56:00.001+02:00</published><updated>2010-06-11T09:56:56.996+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;La « reculée » de Livron&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est un trou de verdure où chante une rivière… » Non, ce n’est pas le val du dormeur d’Arthur Rimbaud. C’est une combe encaissée, surplombée par un étau de verdure. Un fouillis de chênes verts creusé de grottes et de sources, tapissé de buis et de mousses, parsemé d’églantiers, abrite un entrelacs de sentiers qui remontent vers la crête, appuyés sur leurs murets de claires pierres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tomber de la nuit, de chaque excavation, de chaque bouche rocheuse on s’attend à voir surgir le monstre de la légende, les sorcières grimaçantes, les bêtes cornues aux griffes fourchues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A imaginer l’hiver, ici, vos yeux se givrent et vos os se glacent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aux jours de ciel radieux les sentes en colimaçon deviennent « le chemin des anges ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là qu’au 19ème siècle, Francisco Palau, carme catalan exilé, se réfugia et établit son camp, tel le chevalier du ciel. Une grotte suspendue au flanc de la ravine lui servit de refuge, de résidence et d’oratoire. Et là « dans le silence et la solitude, je t’attendrai » écrivait-il en désignant son Seigneur.Un jour, il repartit dans sa patrie et fonda un ordre de carmélites missionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous passez par Caylus (82), suivez « Notre Dame de Livron » jusqu’au bout du chemin. L’antique sanctuaire de pierres humides vous contera la grande histoire de ce lieu unique. Allez-y lorsque le long soleil de Juin prend le vallon en enfilade et en éclaire successivement chaque page de l’album. Ici, la géographie vous oblige à vivre la tête droite et les yeux levés. Ici, vous comprenez que la source d’eau vive jaillit du Temple nouveau, bâti en forme de croix et de cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous croiserez l’une des sentinelles de cet autel de verdure. Elle vous abordera avec un beau sourire et un joli accent navarrais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Filles des Thérèses, la grande et la petite, les sœurs accueillent le promeneur du val fleuri. Elles dressent table abondante pour le servir, offrent silence et paix à l’affamé de solitude, et guident ses pas vers son temple intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles enchantent le monde en dévoilant un petit coin de paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans la solitude et le silence de la grotte, je t’attendrai. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-4851517541443484612?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/4851517541443484612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=4851517541443484612' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4851517541443484612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4851517541443484612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/06/la-reculee-de-livron-cest-un-trou-de.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7392004402103344508</id><published>2010-05-23T12:30:00.000+02:00</published><updated>2010-05-23T12:30:46.208+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Eclats de Trinité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qu’ils soient UN ». C’est le testament du Christ. Il reprend le souhait du Dieu de la Bible qui n’a de cesse de vouloir « rassembler les enfants de Dieu dispersés ». Quant au Concile Vatican II, avant même que la mondialisation n’appelle de ses voeux l’avènement d’un village planétaire, il affiche clairement son ambition : « réunir l’humanité en une grande famille », celle de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons pour l’instant de côté la famille de l’Eglise. On a assez parlé d’elle ces temps-ci. Qu’elle panse ses blessures et lave son linge sale. Regardons plutôt du côté de notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot d’ordre est à l’éclatement. Demandez à un jeune d’exprimer ce qu’il a retenu d’une soirée passée entre copains : « On s’est éclatés ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éclatement, par la grâce des réseaux internet prend des proportions phénoménales et devient un fait de société. Les apéro géants fleurissent, signes d’une convivialité trop absente de notre quotidien mais aussi, et très vite, occasion de beuveries qui s’achèvent dans l’apothéose du coma éthylique et parfois de la mort. Au cas où ce nouveau genre de loisirs ne serait pas assez excitant, d’autres jeunes avaient prévu mieux : n rendez-vous donné pour une bagarre géante. Il y eut un temps où l’on excusait ces agissements en disant qu’ils étaient le fait d’une jeunesse désoeuvrée, non éduquée, issue de couches sociales défavorisées. Aujourd’hui, on apprend que des étudiants censés faire des études dites supérieures, des gens qui, un jour, auront un bistouri entre les mains ou le code pénal sous le bras, raffolent de ce genre de sport! Mais qu’avons-nous donc transmis à nos enfants pour qu’ils manifestent ainsi un tel vide sidéral de tout idéal ? L’exemple vient souvent d’en haut. Ne sont-ils pas les enfants de parents qui, sans aucune retenue, s’éclatent eux aussi devant eux à la moindre occasion? Eux-mêmes ne sont-ils pas les victimes consentantes de cette classe de célébrités médiatiques qui étalent sur tous les écrans l’extravagance de leurs comportements, la suffisance de leurs propos, l’insolence de leur train de vie. Réplique souterraine ou revanche inconsciente, internet offre aux plus modestes la concurrence des écrans portatifs.Et que dire de l’arrogance des puissances financières de ce monde qui, à leur tour, s’éclatent dans des jeux boursiers au risque de faire exploser un pays ou un continent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas être grand prophète pour voir se profiler trois types d’individus. Les premiers n’auront d’autre objectif que de se jeter dans cette sorte d’escalade d’expériences de plus en plus risquées pour eux et pour les autres. Les seconds, cherchant à ancrer leur idéal inassouvi sur des repères solides, risqueront, par réaction, de se trouver embrigadés par les faussaires de l’autorité ou les imposteurs de la sainteté. Enfin, l’âge aidant, la majorité se vautrera dans le marais d’un matérialisme pratique afin de «profiter» dit-on, d’une vie sans ambition et sans horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qu’ils soient UN » insiste le Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un », comme ces vieux couples qui au terme de leur voyage commun ont fini par se ressembler étrangement, à l’image de ces galets du gave qui à force de se côtoyer et de se frictionner se sont tellement polis, que chacun a épousé les contours de l’autre. « Un » comme ses vieux amis qui se voient rarement, discutent âprement, ne cachent pas leurs divergences, mais se retrouvent comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. « Copains d’abord ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette unité faite de proximité quotidienne ou de fidélité au long cours, fait le bonheur d’une famille ou d’un groupe, mais échoue devant le grand nombre. Les empires reposent sur une unité factice, souvent coercitive, et les trop grandes entreprises humaines explosent. Babel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, malgré l’expérience des siècles, cet appel à l’unité est-il encore d’actualité? La grande idée des Juifs reprise par les Musulmans, c’est que Dieu est Un. Cette unité de principe supporte mal les diversités, mais le Peuple est Un comme Dieu est Un. L’unité est exigence divine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Chrétiens reprennent cette idée de base mais ils ajoutent que Dieu est Un à la façon du bourgeon ou de la lumière. Le bourgeon, un jour, éclate silencieusement. Quant aux éclats de lumière, ils n’enlèvent rien à son intensité. Dieu se manifeste en trois éclats qui ne brisent pas son Unité. Ils répondent aux noms de « Père », « Fils » et « Esprit ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bible nous présente le Roc comme le symbole de Dieu. Elle n’a pas hésité cependant à ajouter à l’image de la pierre inaltérable, celle du buisson ardent ou celle de la nuée lumineuse, comme pour éviter un risque de monolithisme trop absolu. Quand la Pentecôte arrive, c’est bien des flammes de feu qui permettent aux croyants de proclamer l’Unité de la Foi dans la diversité des approches du Mystère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eclatons-nous mes frères, à la manière du bourgeon ou du rayon lumineux…sous le soleil de Dieu ! Un bourgeon qui éclate fait moins de bruit qu’une bouteille qui se casse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7392004402103344508?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7392004402103344508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7392004402103344508' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7392004402103344508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7392004402103344508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/05/eclats-de-trinite-quils-soient-un.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7186391631864300689</id><published>2010-04-26T09:45:00.000+02:00</published><updated>2010-04-26T09:45:53.550+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;La Foi à la recherche de « cultures porteuses ».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendu ce matin : « Le vendredi, c’est le jour du poisson ». « Reviendrez-vous l’année prochaine ? S’il plaît à Dieu ! » répond une personne d’un certain âge. « Inch Allah » ajoute une plus jeune d’origine portugaise. Et ceci, dans une bonne petite ville du Béarn profond qui hier comptait deux paroisses catholiques, et, avant-hier, s’honorait d’être un fief protestant. C’est dire l’ancienneté de l’imprégnation de la tradition chrétienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette petite anecdote ne fait que réactiver une question qui me taraude. L’Eglise doit-elle faire le deuil ou non de ce qu’on appelait la culture chrétienne ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une culture chrétienne encombrante ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes origines rurales accrochées aux clochers des villages et aux croix des chemins, ma tournure d’esprit qui a toujours voulu privilégier une certaine unité de pensée, la façon dont j’ai exercé le ministère presbytéral, tout en moi s’insurge devant une telle hypothèse. Je suis, cependant, le premier à déplorer la survivance d’une sorte de christianisme de rites domestiques, naturels ou sociaux qui tournent essentiellement autour d’un dieu protecteur et sécurisant et qui réduisent la liturgie à une « gestion » du religieux latent en tout homme. Je vois tous les jours les limites de ce qui pourrait être une évangélisation de ce même religieux. Si toutes nos célébrations d’obsèques étaient catéchétiques, comme on le dit, il y aurait belle lurette que tous les habitants de mon canton seraient des chrétiens affirmés, confirmés et contagieux !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, je ne peux me résoudre à passer pour pertes et profits les 600 personnes d’une paroisse qui, encore ces dernières années, venaient demander le pardon de Dieu sous la forme d’une absolution collective et qui, après sa suppression amplement expliquée, se sont retrouvées moins d’une centaine. A-t-on bien mesuré qu’au nom du respect du rite de l’aveu personnel, nous privons ceux et celles qui ont tant de mal à s’exprimer sur ces sujets délicats de la seule occasion de l’année où ils faisaient une démarche visible, coûteuse et sérieuse de repentir ? Le rite a été « sauvé » mais les pécheurs, eux, le sont-ils ? Que je sache, tous ceux qui ont crié « Fils de David, aie pitié de nous ! » sur les chemins de Palestine, ne se sont pas cachés avec Jésus derrière un sycomore pour lui susurrer à l’oreille la liste de leurs fautes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends bien que ce « religieux » de nos campagnes françaises, habillé des dorures chrétiennes, sera peut-être le plus allergique à une vraie « évangélisation des profondeurs » selon l’expression de Simone Pacot. Faut-il, pour autant, l’abandonner entre les mains de ceux qui le laisseront régresser vers les formes les plus contestables d’une déshumanisation aliénante ? Faut-il faire fi de certaines coutumes locales qui font du maire des petites communes rurales, quelles que soient ses convictions, le collaborateur incontournable du curé et des chrétiens actifs moyennant quelques dérogations au droit canon et à une laïcité sourcilleuse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De fait l’Eglise semble avoir choisi.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De par le fait minoritaire de la population catholique, la pluralité des cultures, l’échec d’une transmission généralisée de la Foi et des sources de la pensée chrétienne, le raidissement de certaines prises de position des responsables, le désir d’afficher une différence signifiante, l’Eglise catholique prend acte du décès d’une certaine tradition chrétienne. Ou plutôt, elle pense que son incarnation a que trop bien réussi au point qu’elle s’est laissée engluer et polluer par la sécularisation. En effet, dans bien des cas, la Foi s’est coagulée dans des gestes ou des expressions qui ne font plus sens pour une vie. Alors, l’Eglise appelle à un sursaut, comme si elle avait à sauver son âme trop compromise par la société actuelle. Elle parle d’une nouvelle évangélisation à grands frais, affiche le message en direct, annonce à contre-temps et contre-lieux, refuse l’immersion, se réfugie sur son île culturelle, retrouve sa langue codée, sa musique « sacrée », et ses œuvres privées. Les communautés urbaines contrastent avec les rurales. Celles-ci ne font l’objet d’aucune stratégie pastorale d’avenir. Tout se passe comme si, faute de plan d’irrigation, on consentait à laisser s’élargir un vaste désert spirituel autour de quelques oasis qui s’exténuent à lutter contre l’ensablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais quel choix ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Christianisme refusant de devenir une crypto-culture, veut se présenter comme une «contre-culture» (1). Ses ministres, jusqu’ici issus du peuple chrétien local, proviennent de plus en plus de communautés exogènes. Cette posture de « contre culture » si elle était notre réponse unique serait-elle chrétienne ? Ne sommes-nous pas appelés à régénérer les cultures qui nous traversent, à les purifier, à les soulever dans le grand élan de la résurrection ? Pour cela il ne s’agit pas de se positionner seulement «contre» mais « dans » : pas de régénérescence de la société sans incarnation dans sa culture et sans consécration de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci ne serait que saine diversité d’approches pastorales dans une Eglise plurielle si les circonstances faisaient que nous ne pouvons pas nous payer le luxe de tout faire. Or, aujourd’hui dans nos régions rurales, la situation des forces vives de l’Eglise est telle, que celle-ci est dans l’obligation de changer de cap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous serons la dernière génération de ces curés qui étaient un peu « les curés de tout le monde» et il faudra bien délaisser une fois pour toutes « l’inscription chrétienne dans la société » (2) sous la forme où nous l’avons connue, pour devenir les pasteurs de communautés de base attestantes, attirantes et réduites. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel baptême ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, si c’est le cas, il faut en tirer toutes les conséquences à commencer par le début, je veux parler de la réception du baptême, sacrement de la Foi. Finis les baptêmes par «complaisance », « parce que ça se fait dans la famille » « parce qu’on ne sait jamais… » « parce que c’est dans notre patrimoine… » même s’ils sont accompagnés d’une démarche préparatoire à sa célébration. Que l’on ait le courage de ne donner le baptême que conditionné à un engagement personnel dans l’Eglise ou dans la société puisqu’il ne peut plus compter sur une « culture porteuse »! Les choses seront claires; l’Eglise y perdra en notoriété -bien relative- peut être même en incarnation mais elle y gagnera en crédibilité. Elle n’aura nul besoin de recruter ses serviteurs à coup de « pub » car des communautés vivantes sauront se donner les ministres dont elles auront besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il restera, peut-être, « si Dieu le veut », quelques «tièdes» qui mangeront du poisson « parce que c’est vendredi », que l’ange de l’Apocalypse n’aura pas encore vomi et quelques vieux prêtres décalés pour leur signifier la bienveillance infinie du Père !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Expression employée par Benoît XVI à Malte dans un contexte spécial. Journal « La Croix » du 19 04 10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) selon le titre d’un ouvrage de Guy Coq.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7186391631864300689?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7186391631864300689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7186391631864300689' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7186391631864300689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7186391631864300689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/04/la-foi-la-recherche-de-cultures.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7897652990541354257</id><published>2010-04-01T14:47:00.000+02:00</published><updated>2010-04-01T14:47:18.106+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Jeudi Saint&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus n’a célébré qu’une seule messe mais il faut croire que se fut la bonne ! C’est la réflexion qui s’impose à moi à chaque commémoration de la Cène. Or, depuis, un prêtre de campagne célèbre au bas mot 400 Eucharisties par an !! Il n’en a pas toujours été ainsi, puisque sous l’Ancien Régime, on lui prescrivait de célébrer « quelques fois » les Saints Mystères ! Que signifie cette inflation du rite, cette boulimie du corps du Christ, cet appétit immodéré du pain venu du ciel, cette soif inassouvie du sang du Seigneur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut arguer que notre condition pécheresse nous oblige à réitérer sans cesse notre conversion ; qu’à l’instar du repas quotidien, il nous faut alimenter régulièrement notre être spirituel ; que les saints, tellement amoureux du Christ, ne peuvent rester longtemps sans exprimer leur élan…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sommes-nous pas un peu victimes de nos lectures de la première Alliance qui faisait obligation aux prêtres du Temple de Salomon de ne pas interrompre l’offrande qui montait de Jérusalem afin que Dieu soit favorable à son peuple ? Il serait bon, non seulement de relire la lettre aux Hébreux, comme nous le faisons en ce moment dans l’Office des Heures, mais de la mettre en pratique. Le Christ est bien notre grand prêtre mais contrairement à ceux du Temple, Il s’est offert une fois pour toutes….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend bien que ni le prêtre ni les fidèles ne sont le Christ et que comparaison n’est pas raison. Mais si nous avions davantage conscience, les uns et les autres, que l’Eucharistie engage le DON total et sans réserve de notre vie, que son horizon s’ouvre sur la Croix, que la messe n’est « dite » que lorsqu’elle consacre aussi le monde qui nous entoure afin qu’il devienne « offrande spirituelle agréable à Dieu », ne serions-nous pas plus précautionneux dans l’usage du Sacrement ? N’est ce pas là « chose » trop grave pour en faire une simple réponse à un besoin personnel ou occasionnel? « Pourtant j’avais bien commandé une messe pour aujourd’hui ! » Il y a bien des façons de « blesser » la liturgie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, le Signe est dit visible dans la définition du catéchisme, mais il doit également être efficace. Ne l’a-t-on pas rétréci aux dimensions de quelques intentions particulières alors que sa portée est universelle ? N’avons-nous pas confondu efficacité et quantité ? N’y a-t-il pas d’autres rendez- vous avec le Seigneur ? La méditation de la Parole, la prière, l’accompagnement fraternel ne sont-ils pas signes véritables de Sa présence ? « Quand deux ou trois sont réunis en mon Nom… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je vais dire une énormité, mais ne faudrait-il pas de temps en temps « re-évangéliser » la messe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun sait que trop de rites tue le rite ou du moins amoindrit sa puissance d’évocation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, évangélisons la messe, retrempons la dans son bain originel, dans la vie et la mort de Celui qui la célébra le premier. Alors avec Lui, nous dirons en tremblant : « Mon âme est bouleversée. Que dirais-je ? Mon Père sauve moi de cette heure ! Mais c’est pour cela que je suis arrivé à cette heure. » Jn 12, 27&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7897652990541354257?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7897652990541354257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7897652990541354257' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7897652990541354257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7897652990541354257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/04/jeudi-saint-jesus-na-celebre-quune.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1579754135816354150</id><published>2010-03-05T21:15:00.002+01:00</published><updated>2010-03-05T21:15:29.474+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Chemin de mort et de résurrection.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La paroi est verticale, le rocher lisse. Au beau milieu de ce décor minéral, suspendue dans le vide, une magnifique fleur en forme de grappe. C’est la saxifrage qui « brise le rocher ». Par quel miracle la semence a-t-elle pu profiter d’une minuscule anfractuosité de la pierre pour y germer, pour se développer et pour nous offrir une telle splendeur, malgré cette exposition à tous les dangers climatiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi en est-il de la vie. A regarder lucidement son évolution, elle avait tout au départ pour échouer. Ce que l’on pourrait appeler les « forces de la mort » aurait dû éliminer dès le départ cette chose incongrue qui fragilisait la matière. Et si la nature n’y était pas parvenue assez tôt, parions que la violence des hommes, à la longue, se serait chargée de la besogne. Mais, envers et contre tout, la vie résiste et reprend le dessus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est de même pour les humains. Les cataclysmes peuvent s’acharner, les malheurs s’accumuler, la mort peut triompher. Après un temps d’accablement, l’être humain se redresse, relève les ruines, engendre de nouveau, se projette en avant, comme mû par un instinct de survie qui le dépasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut donc dire que chacun peut faire, quotidiennement, une expérience de résurrection qui défie la loi de la dissolution universelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vision optimiste des choses ne résiste pas, cependant, aux faits. Sauf à penser qu’il y aura éternellement une sorte de flux et reflux de la vie qui fera que chaque vague s’échouant sur la plage mortelle alimentera la suivante et cela indéfiniment,- autrement dit, sauf à penser que le temps est éternel ce qui est contradictoire- la loi de la mort triomphera. Cela, les plus lucides (ou les plus désespérés) des penseurs en ont fait l’amère constatation. Certains ont trouvé cet instinct de vie tellement insensé, que pour eux, la tâche véritablement humaine serait de le contrecarrer. « Pourquoi avoir des enfants, si c’est pour la mort ? » disait une philosophe engagée du siècle dernier. Même ceux qui croyaient que la disparition des uns préparait un paradis pour les suivants reviennent de leur utopie. Le progrès qui avait allumé tant d’espérances donne aujourd’hui le frisson et n’enchante plus notre génération&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le peuple de la Bible croyait en une survie collective du peuple. Ce n’est qu’au contact des cultures grecques qu’il a commencé à entrevoir une immortalité individuelle. C’est surtout à partir de la révolte des martyrs d’Israël (2ème siècle avant Jésus) qu’il a compris que Dieu ne pouvait pas abandonner ceux qui avaient donné leur vie pour Lui. De plus, on racontait l’histoire de ces grands héros antiques qui n’avaient pas connu la mort mais avaient été enlevés directement au ciel. C’est dans ce contexte qu’intervient la mort de Jésus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, chacun savait que l’avènement de Jésus avait inauguré une ère nouvelle. Sa prédication, ses guérisons, ses miracles étaient un défi à la loi de la mort et l’on se prenait à penser que, désormais, celle-ci était vaincue, que la résurrection était la norme nouvelle. Le pardon de Dieu que Jésus proposait introduisait les croyants dans une communion définitive avec le Père. Malheureusement ce pardon se heurtait au refus. Jésus est arrêté ; Il passe en procès. De toutes les façons, s’Il était vraiment envoyé par Dieu comme Il le prétendait, Celui-ci viendrait le délivrer. Il est condamné. Dieu va-t-il l’enlever au ciel comme ses grands aînés ? Non. Alors, puisque Dieu l’a abandonné, Il ne mérite même pas la mort d’un prophète. Il ne sera pas lapidé mais crucifié hors de la Ville. Sentence de mort infamante, s’il en est !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus meurt. Sera-il introduit « dans le sein du Père » comme Jean Baptiste et tous les autres martyrs d’Israël ? Il aurait ainsi accompli son destin personnel. Mais qu’en serait-il du nôtre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours après, les apôtres font l’expérience qu’Il est Vivant. Il leur demande de prendre sa suite, de manifester l’amour de Dieu aux hommes, de les rétablir dans la communion de vie divine. Il était pourtant bien mort ! Et les disciples repensent à ses dernières paroles : « Père pardonne leur… » Ils comprennent que sa mort n’était pas un assassinat, encore moins un suicide, mais le signe de ce pardon qui avait été refusé et qui allait jusqu’au bout de sa logique. Il pardonnait le refus même du pardon et sa résurrection rendait actuel et éternel ce trop-plein d’amour divin. Encore fallait-il désormais y consentir. Ce serait la tâche des apôtres d’y préparer ceux et celles qui se posaient la question du sens de leur vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est la vie ! » dit on d’un ton désabusé, quand la mort fait son œuvre. « C’est la vie ! » répète-t-on, quand elle « reprend le dessus ». Ainsi nos « petites » résurrections, toujours partielles, accomplies dans l’élan de la création hésitent entre impuissance et résistance. Désormais, elles sont emportées et transfigurées par la « grande » Résurrection du Christ qui a déposé notre mort dans son tombeau. Que s’ouvre la Pâque ! Que nos cœurs se dilatent ! Alléluia !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB Ceux ou celles qui trouveront ce chemin de résurrection un peu aride se souviendront que les déserts et les grandes rocailles nous réservent la surprise de fleurs splendides. Elles demandent une recherche patiente…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1579754135816354150?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1579754135816354150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1579754135816354150' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1579754135816354150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1579754135816354150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/03/chemin-de-mort-et-de-resurrection.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1389012881816745436</id><published>2010-02-16T15:08:00.000+01:00</published><updated>2010-02-16T15:08:46.353+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Propos d’outre cercueil&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il entre pour la dernière fois dans l’église de son village, porté par quatre gaillards sombrement vêtus, précédé par le long cortège des porteurs de fleurs enrubannées, et suivi par la famille endeuillée. Tout d’un coup, sur le pas de la porte, silence total : une voix s’élève :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je vous ai entendu tout à l’heure quand vous m’attendiez. L’église, si silencieuse d’habitude, bourdonnait comme une ruche. Ceux de ma génération ont une fâcheuse tendance à augmenter le son car le brouhaha n’est guère favorable aux oreilles défaillantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’était un brave type mais il avait son caractère. Il ne fallait pas lui marcher sur les pieds…La vie ne l’avait pas gâté mais il s’en était quand même bien sorti…Il aurait pu profiter un peu plus de sa retraite…c’est comme cela, on ne commande pas. J’ai appris qu’un tel est malade : un cancer, ce sera bientôt son tour. Tiens, tu as vu, le Conseiller Général est là ; pourtant ils n’étaient pas du même bord. Il paraît que son cousin va dire un mot au début des obsèques, ils n’étaient pas pourtant en très bons termes. C’est le nouveau curé qui veut ça : que quelqu’un présente le mort…Tout change ! Au fait, tu as pu te garer ; ils ont encore modifié le stationnement ; ils ne savent pas quoi inventer pour embêter les gens…»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Mes amis, je veux d’abord vous remercier d’être venus m’accompagner dans mon dernier voyage. Je sais que vous n’êtes pas tous croyants, mais, à plus forte raison, vous voulez me manifester un dernier geste de sympathie avant le grand silence. A ce propos, je suis étonné de la facilité avec laquelle chacun oublie qu’il pourrait être, là, à ma place. Vous parliez de moi. Merci du bien que vous en disiez ; mais vous est-il venu à l’esprit de vous demander : que dira-t-on de moi si, dans une semaine, je rentre à mon tour dans cette église ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franchement, vous auriez pu vous dispenser de tous ces commentaires à mon égard. Ils ne me sont, en ce moment, d’aucune utilité. Par contre, vous auriez pu plutôt penser un peu à vous. Il serait peut-être temps pour vous « d’arranger » les choses, de remercier votre femme de vous avoir supporté, de débrouiller les malentendus entre les enfants et de leur dire à tous combien vous les aimez. Et si vous arrangiez aussi les choses avec Dieu ? Ne serait-ce que pour Le remercier Lui aussi de cette vie qui a eu ses hauts et ses bas, mais qui, tout compte fait, était un beau cadeau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amis, est ce que tout ceci n’aurait pas mérité un peu de silence avant la célébrations de mes obsèques. Je sais parfaitement que l’agitation fébrile des acteurs de la cérémonie qui, à tour de rôle, tapotent sur le micro, les gammes fracassantes de l’organiste de service ou le CD nasillard camouflé sous un pilier ne prêtent guère au recueillement. Le comble est atteint quand une bonne âme vous perfuse des « Je vous salue » sans aucun préavis. Toutefois, je vous comprends. Discuter de tout ou de rien, c’est faire résonner un peu la vie, parce qu’on fond, on a peur du silence ; il laisse parfois remonter des idées qui vous attaquent dans le dos et ne vous lâchent plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, un petit effort, au moins les trois dernières minutes, avant que ne commence le premier cantique ! Tiens, voilà qu’on chante maintenant devant un mort ! Eh bien oui, on chante ; non pas pour se rassurer ou parce qu’on est immortel mais parce que nous croyons que notre vie peut être éternelle. Il faudra y réfléchir et pourquoi pas en silence… »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1389012881816745436?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1389012881816745436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1389012881816745436' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1389012881816745436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1389012881816745436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/02/propos-doutre-cercueil-il-entre-pour-la.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1176651973659431817</id><published>2010-01-22T21:58:00.002+01:00</published><updated>2010-01-22T21:58:17.281+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Entrer au désert ou déserter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chrétiens vont entrer en Carême à la suite de Jésus qui séjourna au désert pendant quarante jours comme l’avait fait avant lui Elie, en souvenir des quarante ans de l’Exode que le peuple de Dieu avait accompli sous la conduite de Moïse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarante jours durant lesquels Jésus ne va pas déserter le monde, mais faire les choix essentiels qui vont engager sa mission et révéler son identité. « Si tu es Fils de Dieu …alors, montre-le », lui suggère le tentateur. « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi du haut du temple et nargue la mort ; rassasie les affamés en rendant comestibles les cailloux ; prends le pouvoir en te prosternant devant lui ». Et Jésus refuse de « faire le dieu » à la façon des hommes. Il montera sur la croix, mais Il n’en descendra pas malgré les demandes ironiques des amateurs de prodiges. Il donnera du pain, mais en multipliant celui des hommes. Il bâtira un Royaume : ce ne sera pas le sien, mais celui de Dieu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sommes-nous pas tentés de demander à Dieu qu’Il ressemble à l’image que nous nous faisons de Lui ? Si tu es Dieu, pourquoi n’as-Tu pas stoppé le tremblement de terre qui a frappé ce malheureux peuple d’Haïti ? Si tu es Dieu, comment supportes-Tu le regard implorant des enfants affamés ? Si tu es Dieu, pourquoi n’élimines-Tu pas les violeurs, les violents, les prédateurs, les profiteurs, les dictateurs… ? Et Dieu continue de nous décevoir. Il ne casse pas les croix, Il ne supprime pas la souffrance et la mort : Il en fait le signe de l’amour total. Il ne transforme pas les pierres en pain : Il nous dit de partager le nôtre. Il n’impose pas son pouvoir de l’extérieur : Il le fait naître de l’intérieur de notre cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il nous faut bien quarante jours de Carême pour vérifier nos choix. Qui est mon Dieu ou plutôt qui est Dieu ? Celui que j’ai fabriqué pour satisfaire mes besoins immédiats et mes désirs frustrés ou celui que me propose Jésus Christ ? Quarante jours de désert et non pas de désertion, pour choisir le silence malgré l’agression incessante du bruit ; pour préférer l’utile au futile ; pour simplifier ma vie et celle des autres au lieu de les compliquer davantage ; pour modérer mes appétits de toutes sortes plutôt que de les satisfaire sur le champ ; pour ouvrir la cage de l’isolement et du chacun pour soi par un partage joyeux et sans arrière-pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarante jours pour renouer dans la prière avec un Dieu déconcertant à force de nous aimer mieux qu’un Père, et à force d’espérer que nous Lui ressemblions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarante jours de modération et de frugalité, même notre planète nous en sera reconnaissante…et pour une fois, on considérera que les chrétiens sont à l’avant-garde…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1176651973659431817?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1176651973659431817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1176651973659431817' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1176651973659431817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1176651973659431817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2010/01/entrer-au-desert-ou-deserter-les.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5759624663185188488</id><published>2009-12-17T15:30:00.000+01:00</published><updated>2009-12-17T15:31:31.910+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;« Bonnes fêtes »…Quelles fêtes ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Bonnes fêtes de fin d’année », c’est ainsi que la publicité sous toutes ses formes amalgame Noël et le nouvel an. Je comprends que par souci d’économie les illuminations de nos cités réduisent ainsi deux fêtes en une seule. Il faut toutefois noter qu’une belle étoile scintillante vient se poser sur telle ou telle église, rappelant celle des mages à Bethléem. Certains me diront que deux réveillons, l’un pour terminer l’année, l’autre pour bien débuter  la nouvelle, sont deux actions économiquement payantes surtout en temps de crise. Non seulement il faut redonner le moral aux consommateurs mais aussi rendre le sourire aux commerçants et aux statistiques qui ont besoin de relever leurs pourcentages!&lt;br /&gt;Ce qui m’interroge davantage, c’est cette sorte d’excès de pudeur qui s’empare des journalistes et des commentateurs des chaînes télévisées qui nous souhaiterons, avec un air entendu, de « bonnes fêtes » mais jamais ou rarement un « bon Noël ». A croire que prononcer ce mot, une fois par an, leur arracherait la…langue ! Les mêmes, avec un air non moins entendu, citeront, quelques temps après, les réflexions alarmistes de Régis Debray, dénonçant la perte de culture religieuse des français avec toutes les graves conséquences qui en découlent.&lt;br /&gt;Le temps de saine irritation passé, ne faut-il pas plutôt remercier ces oublieux ? Au fond, ils ont peut être raison de mettre Noël sous le boisseau de la marchandisation tapageuse car ils permettent, à ceux et celles qui le désirent, de prendre exactement le contre-pied et de retrouver le vrai sens de cette célébration qui est celui de la discrétion, de la fragilité et du partage de nos pauvretés.&lt;br /&gt;Comment ne pas se souvenir que pour préparer le berceau de son Fils, Dieu n’a pas choisi la grande puissance de l’époque, l’Egypte, mais un ramassis de tribus disparates et sans avenir ? Comment a-t-il pu jeter son dévolu sur Moïse, rescapé d’un massacre, au lieu d’exaucer les désirs de divinisation d’un Pharaon ? Pourquoi s’est-il si souvent acharné à mettre sur le devant de la scène des anonymes impréparés, des femmes stériles, des exclus méprisés et à laisser son peuple aux mains des étrangers ? Pourquoi n’a-t-il pas appelé le fils de César plutôt que celui du charpentier de Nazareth pour « rassembler les enfants de Dieu dispersés » ?&lt;br /&gt;Il faut croire que notre Dieu n’est pas celui que l’on croit. Pendant que les gens sérieux échangeaient les nouvelles du monde à l’étage du caravansérail, une vierge accouchait, au dessous, dans la partie réservée aux animaux. Et le salut du monde se joue dans une crèche obscure, comme il s’accomplira sur une croix infâme. Seuls, ceux qui attendaient autre chose de la vie, ceux qui cherchaient un sens, ceux qui étaient suffisamment pauvres dans leur cœur, ceux qui étaient en « avent », ceux-là ont pu le reconnaître.&lt;br /&gt;Si les illuminations de la fête aveuglent tes yeux, si tu n’attends que gavage et tapage, tu n’entendras pas le petit enfant du dessous qui babille et ce sera bien dommage…Alors, pour ce Noël, accorde toi ce qui de nos jours est un luxe insensé : une pause de silence, un temps de recueillement dans la crèche de ton âme. Et pour toi lecteur, « Bon, simple et vrai Noël ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5759624663185188488?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5759624663185188488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5759624663185188488' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5759624663185188488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5759624663185188488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/12/bonnes-fetes-quelles-fetes-bonnes-fetes.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8540033148591455454</id><published>2009-11-27T18:13:00.000+01:00</published><updated>2009-11-27T18:14:46.372+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mon oncle Zéphyrin ébéniste…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                   Dans notre civilisation le travail du bois était considéré comme un art noble ; parce qu’on se souvenait, peut-être, que le créateur avait planté deux arbres sur notre terre, celui de la vie et celui de la connaissance et que le sauveur de l’humanité avait exercé le métier d’artisan charpentier.&lt;br /&gt;                        Mais l’on savait depuis des temps immémoriaux que l’arbre était le symbole le plus parlant de l’homme. Les pieds sur la terre, la tête tournée vers le ciel, une sève vivante coulant dans son tronc et dans ses membres.&lt;br /&gt;                        De l’arbre on fait le berceau de l’enfant, la table du repas, le lit du repos et le cercueil du mort. De l’arbre on fait encore, le sceptre du puissant, le bâton du marcheur, le toit de la maison, la barque du pêcheur, l’araire du laboureur. Avec l’arbre, enfin, on plante une potence pour le supplicié ou une croix pour le rédempteur.&lt;br /&gt;                        L’arbre est notre frère naturel, son bois notre compagnon de route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Tonton aimait le bois. Malgré ses doigts mutilés, il continuait à caresser la pièce qu’il venait d’affiner pour mieux sentir et rectifier l’imperfection cachée aux yeux du profane mais qui aurait ridé son honneur d’artisan. Manger tous les jours sur une table fabriquée par son grand père, ranger ses affaires dans une commode façonnée par son oncle est un véritable privilège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Il est parti, porté et entouré de l’affection des siens. Dimanche, il a reçu l’onction et nous avons invoqué avec lui l’Esprit du Christ pour qu’il vienne habiter sa dernière épreuve de sa présence apaisante.&lt;br /&gt;                        Ce soir, c’est la foule des parents, des amis reconnaissants et des frères chrétiens qui est là. Nous le confions à la lumière du Christ et à sa miséricorde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Homélie Luc 17,20-25&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                   Chaque époque produit un ou autre scénario de la fin du monde. Les rédacteurs des évangiles avaient été frappés par les récits anciens du déluge, par la ruine de Sodome et Gomorrhe, ou par la chute récente du temple de Jérusalem et ils superposaient ces évènements les uns sur les autres pour mieux décrire l’ébranlement final des derniers jours.&lt;br /&gt;                   L’homme depuis qu’il existe veut savoir le mot de la fin : la fin du monde mais aussi celle de son existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                   En plein 20ème siècle, au moment où fleurissaient des idéologies qui prédisaient un avenir euphorique de l’humanité, des philosophes lucides ou désespérés (comme on veut) disaient déjà : « A quoi bon vivre, si c’est pour que tout finisse dans la déflagration finale comme tout avait commencé dans l’explosion initiale. A quoi bon vivre, travailler, manger, avoir des enfants et des projets, si tout cela doit se volatiliser dans quelques grains de poussière ou une poignée de cendres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                   Aujourd’hui, la crise aidant, on revient aux vieilles méthodes du passé. On se sert des images de l’effondrement des tours de Manhattan, pour produire des films qui nous annoncent une apocalypse de plus, dans 1000jours en 2012. Et la quête anxieuse de l’homme n’en finit pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                   Dans ce contexte de peurs commercialement bien orchestré, le message de Jésus détone. D’abord il ne nous parle pas de la fin du monde sans l’associer au Règne de Dieu. Ensuite, Il nous dit : Ne craignez pas. Ce royaume vous y êtes déjà, vous y vivez déjà, dans la mesure où tout ce que vous faites, vous le faites selon le désir de Dieu, sous l’influence de son Esprit Saint. Ainsi vous vivez, déjà, une première résurrection qui donne un sens différent à tout ce que vous vivez au point que la mort elle-même n’est pas pour vous une fin mais une nouvelle naissance. Et puis viendra la deuxième résurrection, celle où le tout le cosmos naîtra lui aussi au règne de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             Tant qu’il a pu Tonton Zéphirin s’est nourri de l’Eucharistie en participant avec régularité à la messe du dimanche ; cette régularité qui était la sienne dans son travail. Il participe maintenant à l’Eucharistie éternelle et totale du Seigneur. Pour la représenter, la Bible emploie l’image d’un grand festin qui rassemblera autour de la table du ciel tous les peuples de la terre. J’imagine bien, Tonton, examinant soigneusement cette table sous tous ses angles et interpellant Saint Joseph pour améliorer son esthétique ou sa solidité…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8540033148591455454?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8540033148591455454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8540033148591455454' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8540033148591455454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8540033148591455454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/11/mon-oncle-zephyrin-ebeniste-dans-notre.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3975818360324436269</id><published>2009-09-09T14:59:00.000+02:00</published><updated>2009-09-09T15:01:04.738+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les petits bancs de pierre…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier élément de ce qu’on appelle aujourd’hui le « petit patrimoine rural » est un banc de pierre modestement assis à l’entrée de mon village, adossé au muret de la première maison. A une époque encore récente, chaque maison possédait son banc en bordure de route ou de chemin. Aujourd’hui, ces bancs sont à l’image des églises des campagnes : restaurés mais inutilisés. Les derniers témoins de ce temps où, chaque soir, en attendant le crépuscule, les familles se retrouvaient sur ces bancs, disparaissent peu à peu. Les pierres qui avaient accumulé la chaleur de la journée réchauffaient les rhumatismes des personnes âgées. Les nombreux enfants transformaient la chaussée en terrain de jeux, tandis que les anciens se rappelaient les souvenirs des guerres qu’ils avaient connues. Les femmes partageaient leurs soucis de mères de familles qui avaient tant de mal à nourrir toutes ces bouches. Le passage inopiné d’une carriole attardée alimentait les conversations pour le reste de la veillée. Finalement, ces bancs rustiques et polis par l’usage avaient les mêmes fonctions qu’internet aujourd’hui. Ils favorisaient la communication des uns et le divertissement des autres.&lt;br /&gt;Je repense à Josué qui, après avoir élevé une pierre en mémorial d’un acte de foi collectif, disait à ses compatriotes : « Cette pierre a entendu tout ce que vous avez dit ; elle sera le témoin entre vous et Dieu ». Dieu seul sait, en effet, tout ce qu’ont entendu et tout ce que pourraient transmettre ces petits bancs de pierre. A l’instar des « bancs publics » ou des « petits ponts de bois », ils attendent un Georges Brassens ou un Yves Duteil pour leur rendre la parole et l’hommage qu’ils méritent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3975818360324436269?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3975818360324436269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3975818360324436269' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3975818360324436269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3975818360324436269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/09/les-petits-bancs-de-pierre-le-premier.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-129167262618052459</id><published>2009-07-05T10:38:00.001+02:00</published><updated>2009-07-05T10:40:17.040+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Pas lui…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;            Les médias nous ont « gavés » et « regavés » de la mort de Michael Jackson. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut de ce personnage pour le moins curieux. Par contre, le vocabulaire employé par ceux et celles qui déplorent sa disparition peut faire réfléchir. « Il ne devait pas mourir…pas lui…c’était mon dieu…mon idole…il m’aidait à vivre…il a subi un chemin de croix…c’est un martyr… je ne pourrais pas vivre sans lui…». Faut-il être à ce point sevré de religieux pour que ce besoin, inscrit dans la nature humaine, explose ainsi chez des millions de fans?&lt;br /&gt;            Comme je faisais remarquer cela à un jeune, celui-ci me répliqua : « Mais les premiers disciples n’étaient-ils pas tout bouleversés par la mort de Jésus ? » En effet, nous savons que l’idée de la Résurrection n’était pas étrangère à une partie du peuple juif et donc aux disciples de Jésus. Mais comment pouvaient-ils admettre que Dieu n’ait pas soustrait à la mort Celui qu’ils considéraient déjà comme son Fils ou du moins l’égal d’Elie ou de Hénoch qui furent emportés au ciel sans connaître la mort. On sait que Paul lui-même à un certain moment envisageait l’instauration du Royaume dès la première génération. Pas lui Seigneur !! Il a fallu repenser la Croix à la lumière de la Résurrection pour comprendre qu’elle était la suite logique de sa vie.&lt;br /&gt;            J’ai fait remarquer d’abord à mon jeune interlocuteur que Jésus, contrairement au chanteur, avait assumé sa nature humaine alors que ce dernier avait tout fait pour occulter ou transformer la sienne. Ensuite, Il n’a jamais revendiqué pour lui son succès auprès des foules, Il s’est échappé lorsqu’on voulait le couronner, Il a prêché non pas son Royaume mais celui du Père. Il n’a jamais concentré sur lui la gloire divine, Il n’est pas venu pour monter sur les podiums, pour battre des records d’affluence, pour amasser une fortune…Au contraire Il a considéré tout cela dès le début de sa « carrière » comme des tentations sataniques.&lt;br /&gt;            La vie et la mort de Jésus ont au contraire consisté à le « vider » totalement de lui-même au profit de Dieu son Père et des hommes ses frères. Sa mort n’a rien d’une apothéose humaine ; elle est la conséquence du refus des hommes et de son acceptation de se livrer à eux. Et c’est parce qu’Il a cru, qu’Il a fait confiance jusqu’au bout au désir du Père de diviniser l’homme qu’Il a affronté la mort et l’échec de sa vie sans chercher à s’en dispenser. Le cri du chrétien n’est pas : « Pas lui » mais « Par Lui, avec Lui et en Lui… »&lt;br /&gt;            Bref, Jésus nous a montré le coeur d’un Dieu qui n’est que déversement d’amour et le visage d’un homme qui n’est qu’icône et offrande de ce même amour…aux antipodes de l’idole qui retient la lumière dans un écrin jaloux pour mieux éblouir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-129167262618052459?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/129167262618052459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=129167262618052459' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/129167262618052459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/129167262618052459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/07/pas-lui-les-medias-nous-ont-gaves-et.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1735669204854402615</id><published>2009-07-03T09:30:00.000+02:00</published><updated>2009-07-03T09:32:02.590+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mariage de L et E.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;            L.et E. vous avez décidé de monter dans le même train. L’image est facile, j’en conviens, pour deux employés de la SNCF, mais elle est parlante.&lt;br /&gt;            Vous connaissez, bien sûr, ces trains de légende qui traversent les steppes de Sibérie ou qui grimpent les cordillères andines. Leur prestige et leur renommée  ne parviennent pas à faire oublier la vie rude des chauffeurs de camions ou des conducteurs de mules, qui, de loin, les regardent passer. Ils couvrent la première page des magazines, ils emportent nos rêves mais nous restons sur le quai.&lt;br /&gt;            Vous connaissez, aussi, ces trains rapides et luxueux, partis avec grand fracas, beaux discours et baptêmes champagnisés et qui n’ont traversé qu’ennui et solitudes. Ils filent encore, propulsés par la vitesse acquise, mais, ils ont oublié, depuis longtemps déjà, le nom de la destination et celui des passagers.&lt;br /&gt;            Vous connaissez, encore, ces trains avec leurs équipages qui n’ont jamais quitté les gares de triages, par crainte d’affronter la distance et de perdre le cap. Ils tournent en rond dans le « train-train » quotidien ; ils finiront leurs jours dans des voies de garage ou des parcs à ferraille.&lt;br /&gt;            Vous connaissez bien ces trains dont on ne parle guère, qui partent le matin et qui arrivent à l’heure. Leur passage rassure les grands et ravit les enfants. Un jour, cependant, ils s’effaceront des tableaux d’affichage et tous comprendront alors, à quel point ils comptaient.&lt;br /&gt;            Vous connaissez ces trains vaillants et confiants, qui, par erreur d’aiguillage ou par accident, se sont trouvés brisés, disloqués, fracassés. Certains hésitant à reprendre le rail ont quitté la gare et n’y reviendront pas. D’autres ont attendu réparation, se ont ressoudés et sans faire les fanfarons ont repris du service avec obstination.&lt;br /&gt;            Vous connaissez, enfin, ces trains informes et grinçants, remplis jusqu’à la gueule qui, du matin au soir, fidèles et réguliers, déversent ces grappes humaines de fourbus, de pressés, de bavards, de discrets, de joyeux et de malheureux. Ils ont vieilli en usant les mêmes rails, ils ont mis du jeu dans leurs rouages mais ils ont permis belles rencontres et bons partages.&lt;br /&gt;            J’ai connu un train qui montait une célèbre rampe, une machine à l’avant, une autre à l’arrière. Il montait tout droit comme le petit cheval blanc, « tous derrière et lui devant ».&lt;br /&gt;            L et E, le train qui sera le vôtre aura peut être la couleur de ceux que vous connaissez déjà. Par le sacrement que vous allez recevoir vous mettez le Christ aux commandes de la machine de tête, il vous mènera à destination. Quant à la deuxième locomotive, ce sera l’Evangile. Il vous fournira une énergie durable et renouvelable, si vous savez entretenir sa flamme avec soin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Que Mannick me pardonne elle qui connaît des bateaux tellement plus poétiques que mes trains…&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1735669204854402615?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1735669204854402615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1735669204854402615' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1735669204854402615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1735669204854402615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/07/mariage-de-l-et-e.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8470046415915844217</id><published>2009-05-28T20:49:00.000+02:00</published><updated>2009-05-28T20:51:56.157+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Pierre, 45 ans&lt;/strong&gt;                                 &lt;br /&gt; L’orage grondait. Les écluses du ciel débordaient dans le Layou. Tout le village, blotti dans la petite église, accompagnait dans son dernier voyage, Pierre, jeune agriculteur terrassé par un infarctus. « Trop jeune, parti trop vite, ce n’est pas normal, la vie ne l’a pas gâté…. » murmuraient ses amis.                                  &lt;br /&gt;Il me revenait en mémoire le souvenir d’une escapade dans un village éloigné, où les Pères Jésuites avaient une résidence. Juchés sur de mauvais vélos, nous avions avalé les kilomètres pour aller écouter, au milieu d’un champ, le Père Duval, le premier « curé chantant ». C’était il y a presque 50 ans !                       &lt;br /&gt;« Il n’a pas eu bonnes gens, il n’a pas eu bonnes gens                       &lt;br /&gt;tout son compte d’amour, tout son compte de vie.                       &lt;br /&gt;Il n’a pas eu bonnes gens, il n’a pas eu bonnes gens,                       &lt;br /&gt;tout son compte de vie                       &lt;br /&gt;le p’tit gamin du voisin                      &lt;br /&gt; qu’on enterre ce matin…                       &lt;br /&gt;Mais la colère gronde sur la terre comme au ciel,                       &lt;br /&gt;mais la colère gronde,                       &lt;br /&gt;la colère du bon Dieu… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’un bon compte de vie ? Qu’est-ce qu’une « vie bonne » ?demandaient les sages grecs. « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? » renchérit Luc Ferry. Si les premiers humains affrontés à une nature hostile, aux bêtes sauvages, aux carences de toutes sortes, avaient envisagé leur existence à l’aune des critères actuels, n’auraient-ils pas stoppé immédiatement l’aventure humaine ?&lt;br /&gt;Et sans remonter si loin, nos aïeux qui travaillaient une terre souvent ingrate dans le seul but de se procurer une nourriture à peine suffisante, n’auraient-ils pas eu toutes les raisons de déclarer inacceptable cette vie de galère et de corvées ? N’auraient-ils pas bien fait de laisser s’éteindre la race humaine ?           &lt;br /&gt;Pourquoi donc les hommes s’acharnent-ils à vivre, quelles que soient les circonstances de leur vie? N’est-ce pas, parce qu’inconsciemment, ils pressentent qu’une vie humaine ne se résume pas à ce qu’il en paraît. Une vie d’homme, c’est un éclat mystérieux et précieux, tout à fait unique, qu’on n’avait jamais trouvé jusqu’ici et qu’on ne rencontrera plus. Une vie d’homme, c’est une parole qui ne sera qu’une fois prononcée. Il suffira qu’elle soit une fois entendue. Et puis que sait-on de la vie de Pierre ? De ses pensées les plus intimes, de ses combats intérieurs, de ses affections inavouées, de ses rêves les plus fous, de ses bonheurs préservés ? Il y a un moment où il faut lâcher prise, admettre de ne pas tout comprendre de l’autre, et le remettre entre les mains de Celui qui sait mieux que soi-même si la vie a été bonne ou pas. « Attends le soir pour dire si le jour fut beau » dit le proverbe.           &lt;br /&gt;Si l’on avait interrogé les habitants de Nazareth, au sujet de Jésus, le vendredi de sa mort, certains auraient répondu : « Il n’a pas eu bonnes gens, tout son compte de vie, le prophète d’Israël qu’on enterrera demain.. »Et pourtant cette courte vie a suffi pour planter au coeur de l’humanité une immense espérance : la vie n’est pas détruite, elle est transformée ! Le tombeau n’est pas noir, il s’ouvre sur une aube lumineuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8470046415915844217?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8470046415915844217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8470046415915844217' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8470046415915844217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8470046415915844217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/05/pierre-45-ans-lorage-grondait.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5946996879864969137</id><published>2009-05-16T08:59:00.001+02:00</published><updated>2009-05-16T08:59:59.355+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les larmes de la Vigne…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« As-tu pensé à sulfater ta vigne » ? C’est Gérard, mon conseiller spécial en jardinage, qui s’inquiète pour mes quelques pieds de chasselas et de muscat. Lui-même cultive la sérénité souriante du sage de la Bible dont le bonheur suprême consistait à « rester assis sous sa vigne et sous son figuier, sans personne pour l’inquiéter » (Mi 4,4). Bernard, son cousin, avait, il y a quelques temps, repris en main la treille trop longtemps négligée et lui avait infligé une taille sévère. Les sarments tout meurtris en pleuraient quelques larmes de sève…&lt;br /&gt;            Et voici que ce dimanche de mai la liturgie nous décrit Jésus comme la vraie vigne portant de beaux sarments prometteurs de bons fruits. Isaïe nous avait déjà livré un magnifique poème en l’honneur de la vigne du « Bien Aimé ». Le texte nous dit qu’il l’avait bêchée, épierrée, qu’il avait bâti une tour, creusé un pressoir, érigé un mur de clôture. Il en espérait un grand cru, elle lui donna de la piquette, du verjus. Terrible déception !  « Que pouvais-je faire pour ma vigne, que je n’aie fait ? »(Is 5,4) Ainsi parlait Dieu de son peuple rebelle. Un jour viendrait où Jésus se présenterait comme le plant renouvelé, le peuple nouveau.&lt;br /&gt;            Ces temps-ci les chrétiens se désolent. Il leur semble que la vigne de Dieu, son Eglise, est abandonnée, qu’elle ne porte plus de fruits, que ses ouvriers se dérobent, que ses gérants sont sur une autre planète, que tout le monde dédaigne son vin, que personne ne veut plus s’inviter à sa table. D’où vient ce désenchantement du monde à l’égard de notre Eglise ? (1)&lt;br /&gt;            La première réaction consiste à accabler le monde qui nous entoure. Un monde qui a appris à ne plus avoir besoin de Dieu, qui met sa Foi dans ses prouesses technologiques pour guérir lui-même ses infirmités, un monde habitué à la facilité et qui, petit à petit, a installé l’homme sur le trône de Dieu. Si la vigne ne donne pas de bonnes grappes, ce sont les éléments extérieurs qui en sont la cause : un climat désastreux générateur d’oïdium et de mildiou, attaques d’insectes sournois, assaut final des volatiles gourmands et saccageurs. Seule solution, résister à l’ennemi et contre attaquer à la première occasion.&lt;br /&gt;            Et si la vigne n’attirait plus personne parce qu’elle s’est abâtardie, que ses membres ont perdu leur  savoir faire et qu’elle n’offre plus que du mauvais vin ? La question est dérangeante, y compris pour celui qui la pose. Autrement dit : est ce que l’Eglise représente pour notre monde ce pour quoi elle a été faite, c'est-à-dire, manifester la bonté et la tendresse de Dieu pour tout être humain. Il est quelque peu affligeant de constater que pour beaucoup de nos contemporains l’Eglise représente une vieille institution engoncée dans un fatras de traditions, donneuse de leçons, arc-boutée sur un refus et une crainte du monde, et ce, malgré la bonne volonté de ses membres et la générosité de ses responsables. On ne peut pas, bien sûr, minimiser la part désolante d’ignorance qui entoure tout ce qui touche à son histoire et à sa vie actuelle, ni même la  malsaine suspicion entretenue à son égard par ceux qui ont pignon sur écran. Par contre, comment ne pas s’étonner de l’audience de ceux et celles qui, parmi nous, vivent jusqu’au bout cette sollicitude de Dieu à l’égard de tous les hommes. Ils sont reconnus sans hésiter comme ses témoins les plus authentiques et pardonnés sur le champ de leurs incartades ou de leurs bavures.&lt;br /&gt;            Nous poser lucidement la question de la mauvaise image de notre Eglise et y porter remède en nous attachant encore plus solidement au cep de la Vigne et en nous déliant des tuteurs inutiles et encombrants, ne nous exonérera pas des incompréhensions et des persécutions à venir, bien au contraire. Il vaut mieux toutefois que le bon vin soit rejeté par dépit, que craché parce qu’il est mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) voir à ce sujet  « Confession d’un cardinal »  Olivier Le Gendre éd Lattès&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5946996879864969137?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5946996879864969137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5946996879864969137' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5946996879864969137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5946996879864969137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/05/les-larmes-de-la-vigne-as-tu-pense.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3641286399500008070</id><published>2009-05-09T15:11:00.001+02:00</published><updated>2009-05-09T15:11:38.648+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Gurs, morne.lande.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;         Célébration de la messe dans l’église du village, lors de la journée du souvenir des déportés qui correspondait aussi au 70 ème anniversaire de l’ouverture du camp de Gurs. Dans ce lieu ont transité 60000 personnes (Espagnols, Juifs, «  indésirables » de toutes catégories) entre 1939 et 1943, sans compter les soldats allemands faits prisonniers à la fin de la guerre ; lieu qui serait tombé dans l’oubli sans la ténacité des descendants de ces déportés, la volonté de quelques personnalités locales et sans le travail de l’historien Claude Laharie qui lui a consacré plusieurs ouvrages. Les journaux locaux ont largement fait écho aux nombreuses manifestations qui ont émaillé cet anniversaire dans le département des Pyrénées Atlantiques et dans la ville d’Oloron en particulier.&lt;br /&gt;            Pendant que la plupart des personnalités et délégations attendaient sous la pluie le début des cérémonies officielles, il m’a semblé opportun, au cours de l’homélie, de rendre hommage à deux prêtres qui, à ma connaissance, n’ont jamais été cités dans les comptes rendus de ce « devoir de mémoire ». L’histoire restera encore longtemps une science « humaine » et pour ceux qui la font et pour ceux qui la racontent. Les habitants du village et du canton ont souvent entendu parler de l’Abbé Eugène Bordelongue. Ses paroissiens connaissaient son action auprès des prisonniers. Dès qu’on lui portait quelque produit de la ferme, il enfourchait sa bicyclette et le portait au camp. Ses confrères y compris l’évêché se faisaient du souci non seulement pour sa santé mais pour les maigres ressources du presbytère qui prenaient systématiquement la direction du camp. Un autre prêtre fut présent au camp. C’était Albert Gross. Envoyé par son évêque suisse pour organiser l’aide fournie par le comité de secours de la Suisse, ce prêtre outrepassa ses fonctions au point d’intervenir fréquemment pour faire respecter les convent ions concernant les personnes non extradables vers les camps de la mort. Il lui arriva même de favoriser la fuite de Juifs grâce à un réseau mis en place par un autre prêtre français d’origine juive, Alexandre Glasberg. Ce dernier, ainsi qu’Albert Gross reçurent la médaille des justes. Quant à l’ancien curé de Gurs, il continua bravement à desservir sa paroisse en toute discrétion. Les pages internet consacrées au camp de Gurs ne le citent qu’à deux ou trois reprises en écorchant son nom transformé en Bordenave ou Bourdelongue. Ainsi passe t-on dans les oubliettes de l’histoire.&lt;br /&gt;            Une autre figure est restée à juste titre dans les mémoires officielles. Il s’agit d’Elisabeth Kasser, infirmière dans le civil. Elle est surnommée l’ange de Gurs. Elle a payé de sa personne dans ce sinistre paysage de baraques et de boue. Les anges, comme chacun sait, n’ayant pas de sexe, je lui associe désormais mes deux confrères.&lt;br /&gt;            Le dernier ouvrage de Claude Laharie « Gurs, l’art derrière les barbelés » aux éditions Atlantica, s’ouvre sur une aquarelle réalisée par un interné. Un papillon jaune soleil, descendu du ciel pyrénéen, s’est posé sur un barbelé, le tout sur un fond de baraques sombres et sordides. Il y eut au camp de Gurs quelques papillons de lumière pour que ces milliers de pauvres gens ne désespèrent pas totalement de l’homme et par conséquent de Dieu.&lt;br /&gt;            Pendant que je parlais d’Eugène Bordelongue, un ancien du village de Gurs opinait du chef. Lui se souvenait…&lt;br /&gt;Des millions de personnes sont aujourd’hui déportées, internées, persécutées et cela pour toutes les « bonnes » raisons du monde. Les discours passent, l’émotion s’efface et ces « bonnes » raisons demeurent sauf si une raison supérieure s’impose. Mais elle ne s’impose jamais. Elle s’expose…sur une croix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3641286399500008070?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3641286399500008070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3641286399500008070' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3641286399500008070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3641286399500008070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/05/gurs-morne.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6938204498106319320</id><published>2009-04-18T22:02:00.001+02:00</published><updated>2009-04-18T22:02:31.460+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Pâque au courant d’air.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;            « N’ayez pas peur ! Vous cherchez le crucifié ? Il est ressuscité… » affirme le jeune homme vêtu de blanc devant les femmes apeurées.&lt;br /&gt;            Le temps des grandes peurs n’est-il pas revenu? Une crise économique et financière qui attaque sournoisement dans le dos les pays dits avancés, un réchauffement climatique qui perturbe glaces et vents, une contagion annoncée de menaces terroristes, une possible crise alimentaire et, dans tous les cas, une grave perte de confiance en l’avenir que traduisent les soubresauts d’une jeunesse désorientée.         &lt;br /&gt;            Réflexe de nos sociétés nanties : se protéger au maximum en se calfeutrant, en se cramponnant aux avantages acquis, en se limitant aux relations privilégiées. Autant d’attitudes qui finissent par nous enfermer et nous asphyxier dans un monde clos sur lui-même dont chacun pense qu’il en est le centre absolu.&lt;br /&gt;            Et voilà que l’évadé du tombeau ouvert vient ouvrir tout grand le donjon de nos suffisances. Un grand courant d’air traverse le couloir étroit de nos existences, renverse nos certitudes et s’appuie sur nos déficiences. Pourtant, nous ne serons pas plus que les autres épargnés par la souffrance, par l’angoisse de la mort, par les attaques multiformes du mal. Mais cette envolée ou cette plongée dans la vie éternelle nous procure deux avantages. Tout d’abord elle remet les choses et nous-mêmes à leur place. Un ordre des valeurs s’impose ; il relativise nos déconvenues comme nos succès. Ensuite, cette plongée dans la vie éternelle nous permet de mettre en perspective notre propre histoire : nous avons un « avant » et un « après ». Nous nous situons dans cette grande aventure du salut du monde qui a commencé bien avant nous et qui continuera bien après nous et nous savons que notre parcours personnel, aussi banal  et bancal qu’il soit, contribue ou non à cette aventure divine. D’ailleurs, qui aurait parié que Celui qui n’a échappé ni à la loi de la mort ni aux conséquences du péché allait triompher de la croix grâce au souffle de l’Esprit du Père qui l’a soulevé de terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Nous sommes, apparemment encore, victimes du mal, vaincus par nos propres excès, soumis à la précarité de la vie ou de la santé. Malgré tout, une voix insistante au fond de nous, nous dit que nous ne sommes pas faits pour cela. Le jeune homme du matin de Pâques nous le confirme : « N’ayez pas peur, Il est ressuscité, désormais un brèche est ouverte dans le mur de  la mort et dans l’arrogance du mal, à vous de vous y engouffrer. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6938204498106319320?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6938204498106319320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6938204498106319320' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6938204498106319320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6938204498106319320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/04/paque-au-courant-dair.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5913835523527406737</id><published>2009-04-07T09:39:00.001+02:00</published><updated>2009-04-07T09:44:05.335+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;Rameaux&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        La forêt revêt un léger duvet vert ; le verger s’habille de rose et blanc. L’Eglise chante des Hosanna et brandit palmes et lauriers.&lt;br /&gt;                        L’arbre est le tuteur de l’homme. Aux premiers sommeils, il se fait berceau ; au dernier soupir cercueil. En bas, il est plancher, en haut, il est charpente. Il offre la table et soutient la couche. Sur l’eau, il devient rame, sur le chemin, bâton.&lt;br /&gt;                        Quand l’arbre se fait croix ; il hurle la mort ; quand il pousse le bourgeon, il appelle la vie.&lt;br /&gt;Les chrétiens ont coutume d’orner leurs crucifix d’un rameau comme pour se souvenir que la croix est les deux à la fois : potence du supplicié et sève du ressuscité.&lt;br /&gt;Ce signe apposé sur leurs maisons leur rappelle qu’ils sont des vivants en sursis. Quand le grand Vendredi les aura dépouillés de nos royautés mensongères, un ânon aux yeux doux les mènera sur le chemin d’humilité…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5913835523527406737?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5913835523527406737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5913835523527406737' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5913835523527406737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5913835523527406737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2009/04/rameaux-la-foret-revet-un-leger-duvet.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-4709302976297507951</id><published>2008-12-27T11:37:00.000+01:00</published><updated>2008-12-27T11:38:54.165+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;« Il vous est né un Sauveur » ou un sauveteur ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;            Il y a souvent dans le Gard de grosses inondations. Le mois dernier, il beaucoup plu, les ruisseaux ont débordé, les rues d'un charmant village se sont transformées en torrents et il a fallu évacuer tous les habitants. Un seul a refusé de partir : Monsieur le Curé. Il s'est dit :&lt;br /&gt;« Je vais montrer à tous mes mécréants de paroissiens ce qu'est la Foi, et comment il faut avoir confiance en Dieu. » Dans le village, on appelle ce curé Don Camillo. Il a pris une couverture, un grand morceau de pain et il s'est installé dans l'église qui est un peu en hauteur par rapport au village. Il se disait : « Le temps que l'eau monte jusqu'ici, 1a pluie cessera. » Huit jours après, il pleuvait encore.&lt;br /&gt;            Alors, le maire et deux adjoints, pris de remords, revinrent vers le village sur une vieille barque, et munis de grandes cuissardes, ils entrèrent dans l'église. Et que virent-ils ? Don Camillo installé sur le maître autel en train de prier. Le maire lui dit : « En tant qu'officier de police, je vous intime l’ordre de venir avec nous, et de quitter cette église. » Don Camillo refusa.&lt;br /&gt;Quatre jours après, il pleuvait de plus belle. Le chef des pompiers apprit que le curé était tout seul dans le village inondé, et qu'il risquait sa vie. Il monta avec quatre collègues  dans un Zodiac et partit vers le bourg. C'était un spectacle de désolation. On ne voyait plus que le premier étage des maisons. Ils entrèrent dans l'église. Don Camillo s'était réfugié dans les tribunes, et il continuait de prier pour que le Bon Dieu vienne le délivrer. « C'est votre dernière chance, venez avec nous » lui dit le chef des pompiers. « Non, j'ai confiance en Dieu lui seul me sortira de ce mauvais pas » répondit Don Camillo.&lt;br /&gt;Une semaine passa encore. L'affaire était remontée jusqu'à la préfecture, à Nîmes. Le préfet décida de monter dans l'hélicoptère de la sécurité civile pour constater les dégâts. Que vit le préfet ? Un clocher tout seul, qui émergeait des eaux. En faisant une rotation de plus près, le pilote aperçut Don Camillo appuyé sur la fenêtre du clocher, les mains jointes. Constatant qu'il était encore en vie, mais pas pour longtemps, le préfet repartit pour envoyer les spécialistes afin d'hélitreuiller le brave Don Camillo.&lt;br /&gt;Pendant ce temps-là, notre curé parlait au Bon Dieu. Il lui disait : « Mais enfin, quand vas-tu me sauver de cette situation ? Tu vois bien que j'ai mis toute ma confiance en toi et toi, tu restes là les bras ballants à ne rien faire ! Les autres vont se dire : « C'est bien la peine de prier ! » et ils viendront encore moins nombreux à la messe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            -    « Don Camillo, je trouve que tu exagères un peu. Je t'ai envoyé Monsieur le                                    Maire et tu ne l'as pas suivi. »&lt;br /&gt;-         « C'est un anti-clérical, il est pour le travail du dimanche et Tu crois que je pouvais lui faire confiance ? Jamais de la vie. »&lt;br /&gt;-         « Il n'empêche qu'il s'est déplacé pour toi ! ...Je t'ai envoyé le chef des pompiers, mais tu as refusé de monter dans son embarcation ! «&lt;br /&gt;-         « Lui, c'est un protestant, il est contre le Pape. Jamais je ne lui ferai confiance  ! »&lt;br /&gt;-         « Pourtant, Don Camillo, il s'est mis à l'eau pour toi et lui, plus que toi, croit que seule la Foi sauve ! ...Enfin, je t'ai envoyé Monsieur le Préfet, et tu prétends toujours que je n'ai rien fait pour toi ! »&lt;br /&gt;-         « Lui, Seigneur, ne m'en parle pas. Lors de la dernière inondation, on a dit qu'il avait réquisitionné l'hélicoptère pour partir en week-end ! »&lt;br /&gt;-         « Tiens, le voilà de nouveau l'oiseau rouge et maintenant, tu vas me faire le plaisir d'y monter, sinon je te fais nommer curé dans le fin fond des Cévennes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà comment Don Camillo ne fut pas « sauvé » des eaux comme l’écrivirent les  gazettes locales, mais secouru dans son imprudence. On dit même que lorsque tout le monde fut rentré dans le village, et que de grands travaux furent entrepris pour que pareil désastre ne se reproduise pas, Don Camillo alla voir Monsieur le Maire, le capitaine des pompiers et Monsieur le Préfet pour leur demander pardon avant de le faire devant tous ses paroissiens.&lt;br /&gt;            Notre impétueux et présomptueux curé n'a pas manqué de sauveteurs mais il n'a eu qu'un Sauveur, Celui qui l'a sauvé de son orgueil et de son manque de charité, c'est-à-dire de son péché. Quand Jésus, le Fils du Père, vient nous sauver, ce n'est pas d'un accident, d'une avalanche ou d'un échec à un examen. Il vient nous sauver de quelque chose de plus grave et de plus radical. Il vient nous guérir de ce réflexe animal qui consiste d'abord à sauver sa peau avant de penser à celle des autres et même de cette obscure malveillance que nous entretenons envers ceux que nous n'aimons guère. En entrant dans notre vie humaine, Il nous donne de recevoir la sienne. En accueillant son Amour à la mesure de l'humanité entière, en communiant à sa Vie résistant à toute mort, nous sommes décentrés de nous-mêmes, délivrés de toute mort et nous pouvons goûter la joie d'être à notre tour des acteurs du Salut.&lt;br /&gt;            « Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère, les soldats seront troubadours »… et Don Camillo plus bienveillant envers ses semblables….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Avec mes meilleurs vœux en forme de salut dans son sens plénier.&lt;br /&gt;                                                                                  jeancasanave.bolgspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-4709302976297507951?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/4709302976297507951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=4709302976297507951' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4709302976297507951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4709302976297507951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/12/il-vous-est-n-un-sauveur-ou-un.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1338891589693217982</id><published>2008-12-14T14:54:00.000+01:00</published><updated>2008-12-14T14:56:26.582+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Gaudete&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                   Gaudete dit le latin, siat gauyous répond le béarnais : réjouissez-vous, soyez dans la joie ! C’est le mot d’ordre du troisième dimanche de l’Avent que ne cesse de répéter l’Eglise depuis des siècles, en temps de guerre comme en temps de paix, en période de disette comme d’abondance, malgré les calamités, les épidémies, les récessions, les déflations, les inflations et …les incompréhensions.&lt;br /&gt;                                   Trois hérauts sont convoqués pour nous convaincre : Isaïe, Jean Baptiste et Paul. Le premier déplore la situation de son peuple gouverné par des « gamins » qui signent des alliances éphémères en négligeant Celle qui les a fait rois. Il déclare cependant: &lt;strong&gt;« Je tressaille de joie, j’exulte… ».&lt;/strong&gt; Le second, en butte à la surveillance tatillonne des pharisiens qui suspectent cette nouveauté liturgique d’un baptême célébré sur les bords du Jourdain et détesté par la femme du roi, se définira comme l’ami de l’Epoux, mettant «&lt;strong&gt; sa joie à entendre la voix de son ami … qui se tient là au milieu de vous ».&lt;/strong&gt; Enfin, le troisième, déchiré par les divisions internes de la primitive Eglise, le regard assombri par les perspectives de persécutions, n’hésite pas à exhorter ses frères : « &lt;strong&gt;Soyez toujours dans la joie&lt;/strong&gt; ». Avons-nous affaire à trois doux naïfs planant largement au-dessus des réalités de leur monde ou à trois prophètes lisant le présent comme « s’ils voyaient l’invisible » ?&lt;br /&gt;                                   Ce ne sont pas des gamins qui nous gouvernent mais nous aimerions bien de temps en temps qu’un personnage de haute envergure déploie devant nous de larges horizons. Or ceux qui côtoient de près la cabine de pilotage affirment qu’il n’y a personne aux commandes de l’appareil mondial. Alors, nos responsables, déguisés en secouristes ou en pompiers, se démènent comme de beaux diables pour éteindre les incendies et escorter les ambulances. La crise n’attend pas !&lt;br /&gt;                                   Néron, du moins en Occident, ne persécute plus les chrétiens. Mais ceux qui n’adorent ni les honneurs, ni l’argent, ni la réussite tapageuse, ni l’opinion publique, ni la toute puissante technique, finissent par agacer la pensée unique en rappelant leurs principes jugés désuets et obsolètes. Alors on déclenche le rouleau compresseur des media, on met les sondages en batterie, on flatte l’opinion et par le jeu dit démocratique on rabote les questions gênantes, on jette le discrédit sur les valeurs ou sur ceux qui les défendent. Il ne reste plus aux prophètes que de crier, non dans le désert, mais dans de gigantesques magasins bourrés jusqu’à la gueule de denrées indispensables et de décibels tentateurs. Consommez, vous penserez plus tard !&lt;br /&gt;                                   Soyez dans la joie ! Proposition tout aussi inadaptée aujourd’hui, qu’elle était décalée hier. Nous qui souhaiterions un guide clairvoyant qui puisse reprendre les rênes, montrer le cap, fixer des objectifs, nous voilà en train de patiner devant un message qui brouille encore plus les pistes. Comment en pleine crise être dans la joie ? Comment repérer Dieu « au milieu de nous » ? Et pourquoi ne se fait-Il pas reconnaître dans l’évidence de sa puissance ?&lt;br /&gt;                                   Il nous reste dix jours pour sortir du bric-à-brac mondialisé, pour tendre l’oreille, pour aiguiser notre regard : un couple de pauvres gens cherche un gîte, un enfant va naître et avec lui un monde nouveau…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1338891589693217982?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1338891589693217982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1338891589693217982' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1338891589693217982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1338891589693217982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/12/gaudete-gaudete-dit-le-latin-siat.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1309926333121171247</id><published>2008-11-30T09:41:00.002+01:00</published><updated>2008-11-30T09:45:01.348+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Lechem droumi&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;                                               Lechem droumi nou’m biengues troubla la cerbele, lechem droumi(1)…Laisse moi dormir, ne viens pas troubler ma tête…Ainsi fredonnait notre ami le berger, soudainement réveillé en pleine nuit par un léger battement d’ailes. Il avait même ressenti comme un frôlement mélodieux. Habitué au chuintement des oiseaux de nuit, au glapissement du renard en maraude, au jappement du chien inquiété par quelque visiteur nocturne, il avait appris à sommeiller sans baisser la garde de sa vigilance. Décidemment, ce soir, il faisait trop froid, il n’avait pas envie de quitter sa paillasse pour si peu.&lt;br /&gt;                                               Un léger tintement a résonné dans le lointain. C’est la cloche de Noël. Tous ces temps ci, tu as entendu, toi aussi, un frôlement, celui des balles de la crise financière, de la perte du pouvoir d’achat, de la récession à venir. Mais, ce soir, tu as envies de faire une pause. Tu as invité la famille et tu vas « faire  la fête » pour bien finir l’année ; tu vas en profiter dans le cas où ça ne durerait pas ! « Lechem minya nou’m biengues coupa la chique… » « Laisse moi manger, ne me coupe pas l’appétit…&lt;br /&gt;                                               Ce soir, tu auras peut-être du mal à « attraper » le sommeil. Une  histoire de bergers et de pauvres gens te trotte dans la tête. Il y a 2000 ans, ils avaient accueilli un enfant appelé plus tard le Christ. Lui aussi était né en pleine crise. Son pays était sous occupation, ses habitants croulaient sous les impôts divers ; les indigents, les exclus et les malades étaient légion .Un certain Zachée et d’autres comme lui, avaient prévu un bon parachute doré pour leur retraite. On pensait même que ce Jésus allait rendre la santé et nourrir toute la population car il lui arrivait de faire des miracles. Or il est mort sans même avoir crée une banque, sans éditer un manuel d’économie politique, sans fonder une école d’administration. Il nous a simplement demandé de ne pas nous endormir, de ne pas en rester à la dimension horizontale, de prendre le risque de vivre une vie réellement humaine. Pour cela, il nous a laissé le seul trésor qui ne se dévalue jamais : l’Amour exigeant mais tellement tonifiant de Dieu pour notre humanité.&lt;br /&gt;                                               Le berger, lui non plus, n’a pas pu s’endormir. Il a pris sa musette et son bâton. Il est sorti comme l’avaient fait ses collègues avant lui. Un frôlement d’ailes d’anges les a guidés vers le Dieu tout aimant comme un enfant et ensemble ils ont entonné « Lous aulhes lous permés(1)… Les bergers les premiers ont quitté leur enclos...» Allez, debout, quitte la table de tes prétextes éculés, viens toi aussi à la crèche, tu y trouveras bouts de paille et brins de bonheur durable…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)   Cantique béarnais : orthographe non certifiée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1309926333121171247?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1309926333121171247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1309926333121171247' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1309926333121171247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1309926333121171247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/11/lechem-droumi-lechem-droumi-noum.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1859968959619601605</id><published>2008-11-03T17:36:00.001+01:00</published><updated>2008-11-03T17:36:52.165+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Habemus Episcopum.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                                           Voilà deux semaines qu’un évêque a été, enfin, nommé pour le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron. Alors qu’en penses tu ?&lt;br /&gt;                                                           J’entends les commérages. « Il a une bonne tête…. il est jeune…souriant…il porte soutane… il paraît que cette communauté St Martin dont il se réclame n’est pas fanatique du Concile Vatican II…il amènera des prêtres…je préfère des prêtres en soutane que pas de prêtres du tout… il vient remettre de l’ordre dans un diocèse qui a trop fait parler de lui…on a sablé le champagne dans certains presbytères…des légions de séminaristes seront présents à son ordination, ils sont en train d’amidonner dentelles et barrettes… »&lt;br /&gt;                                                           J’écoute les commentaires dits avisés. « Une fois de plus les organismes officiels de l’Eglise de France sont court-circuités par des réseaux parallèles… Va-t-il rouvrir le séminaire et accueillir une catégorie de jeunes bien typés venant de partout et de nulle part…à long terme, c’est la mort programmée du clergé diocésain, inséré dans une culture et en symbiose avec elle…il est le type même du nouveau clergé plus attaché à sa communauté qu’à son Eglise d’origine…ces prêtres là ont un message à porter quels que soient le lieu et le temps qui le recevront… leur apostolat consiste à développer un certain piétisme soluble en toute circonstance et sur tous les continents…. »&lt;br /&gt;                                                           Alors, qu’est ce tu en penses ?&lt;br /&gt;- D’abord, je plains sincèrement le nouvel évêque. Il entre dans un diocèse en état de délabrement avancé. Contrairement à ce que disent les discours officiels, le Béarn et le Pays Basque ne se caractérisent pas par une « culture religieuse encore bien vivante ». La culture ou plutôt les cultures sont coupées de la Foi. Ce qui reste est bien souvent un sous bassement religieux commun à toutes les civilisations humaines, quelque peu teinté de Christianisme. La feuille donnée aujourd’hui, 2 novembre, pour être lue dans tous les cimetières, n’aurait comporté que des poèmes choisis et de beaux textes émouvants, cela n’aurait pas dérangé la majorité des personnes présentes cet après midi autour des pierres tombales. Ce constat est certainement sévère. Je prends cependant le risque de le porter jusqu’à preuve du contraire.&lt;br /&gt;- Ensuite, je pense que notre prénommé Marc sera « ordonné » évêque et que cela peut changer un homme. Il sera placé dans une toute autre position que celle d’un vicaire général ou celle d’un responsable de communauté. Il se trouvera confronté à l’alternative suivante : faut-il être un bon gestionnaire du peuple de Dieu ou un témoin de l’Absolu. Les deux ne s’excluant pas forcément. Ou bien, il attend tout du peuple qui lui est confié et il succombe à la dispersion des appels ou à l’inertie de la masse. Ou bien il attend tout de son charisme personnel  et ne suscite que feu de paille provisoire et déception durable.&lt;br /&gt;Alors, malgré commérages et commentaires, je lui accorde un à priori favorable. Et puisqu’ « avec nous il est chrétien », j’attends simplement de lui qu’il rappelle et qu’il accomplisse lui-même le commandement unique : « Aime Dieu et ton prochain.. »… y compris les prêtres diocésains. La combinaison des deux préceptes de la première Alliance par le fondateur de la deuxième évite tous les sectarismes et toutes les platitudes.&lt;br /&gt;-. Enfin, je lui souhaite de rencontrer, d’écouter, d’encourager et d’instituer dans des ministères appropriés ces pères et mères chrétiens qui dans notre société et dans notre Eglise tiennent à bout de bras et de ténacité la transmission de la Foi et la permanence de la prière. Ils ne sont pas nombreux, ils sont encore assez jeunes, ils sont les pierres d’angle de l’Eglise de demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1859968959619601605?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1859968959619601605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1859968959619601605' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1859968959619601605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1859968959619601605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/11/habemus-episcopum.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-419545353433500453</id><published>2008-11-02T15:19:00.000+01:00</published><updated>2008-11-02T15:22:17.680+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Sophie : Femme de proue&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                   La vie de Sophie qui vient de s’éteindre suffirait amplement de commentaire à cette page d’évangile (Mt 25,31ss). Je me contenterai de rappeler une évidence : Qui que nous soyons, nous sommes tous des héritiers ! Dans la mesure où nous prenons de l’âge nous réalisons mieux le sens de cette phrase : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et même si tu crois avoir acquis par toi-même beaucoup de choses, qui t’a donné la faculté d’apprendre, la capacité d’innover, la volonté de progresser ? »&lt;br /&gt;                                   Sophie a fait partie de cette génération de femmes qui a connu l’un des plus grands bouleversements de la vie rurale, y compris dans ce que l’on appelle la condition féminine. L’avantage qu’elles avaient sur les hommes et qu’elles ont  encore, réside dans cette relation tout à fait spéciale qu’une femme entretient avec la vie. Celle qui couve la vie en elle fait l’expérience de la durée, de la patience, des lentes germinations, des fécondes maturations. Ces femmes là ont traversé l’un des siècles les plus mouvementés, sans jamais casser le fil de la vie dont elles avaient pris le relais et qu’elles passeraient à d’autres. Elles ont transmis un avoir faire et surtout un savoir être. Combien de tâches ingrates et ignorées ont- elles effectuées pour « tenir » une maison afin que chacun s’y sente bien, pour réunir une famille dispersée, raccommoder les uns avec les autres, écouter les chagrins, partager les joies, mettre en valeur les capacités de chacun, redonner confiance à ceux qui avaient échoué…Un savoir être…&lt;br /&gt;                                   Elles ont eu du mal à s’habituer aux ruptures qui paraissent aujourd’hui être la condition de toute entreprise humaine. Malgré leur souffrance, elles ont eu la sagesse de considérer que si certaines cassures étaient inévitables, elles ne remettaient pas tout en cause et provoquaient parfois un sursaut d’humanité.&lt;br /&gt;                                   Où trouvaient-elles la clef cachée du trésor inépuisable de leur vie ? Elles la trouvaient ici dans cette chapelle, dans le face à face avec le Seigneur, dans la rencontre de l’Eucharistie. Et c’est peut-être l’un des paradoxes de notre temps qui ne cesse de mettre en valeur le passé, les recettes d’autrefois, les matériaux anciens, le retour  a une vie authentique, qui multiplie les formations pour « inventer » ce que nos grands-mères connaissaient par l’expérience et la tradition, et qui n’a que dédain et suspicion pour cet héritage essentiel de la Foi.&lt;br /&gt;                                   C’est en elle, que Sophie et ses compagnes puisaient la force d’aller de l’avant sans jamais rompre le lien de la vie qu’elles transmettraient non seulement avec les moyens de l’assumer mais surtout avec ces repères qui avaient fait leurs preuves et qui leur donnaient des raisons d’espérer.&lt;br /&gt;                                   Seigneur, notre Dieu nous qui sommes les héritiers de cette génération permet que nous ayons la joie de transmettre l’essentiel de ce qui a fait notre vie et que nous puissions greffer nos jeunes successeurs sur le rameau du Christ. Alors nous serons sûrs d’avoir porté du fruit et un fruit qui demeure…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-419545353433500453?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/419545353433500453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=419545353433500453' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/419545353433500453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/419545353433500453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/11/sophie-femme-de-proue-la-vie-de-sophie.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2828825498681646982</id><published>2008-10-03T18:44:00.002+02:00</published><updated>2008-10-03T18:51:34.363+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Germaine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                        Elle a milité durant toute sa jeunesse dans les mouvements d’Eglise. Elle a voyagé dans les pays d’Orient. Elle a mis ses compétences au service de communautés de Jérusalem et d’évêchés français. Elle a animé des groupes bibliques. Bref, elle est sortie de son enclos religieux originel. Elle profite de sa retraite pour prier davantage et pour participer encore à quelques conseils de sa paroisse. Au cours de l’un d’entre eux, où il était question des obsèques, une de ses amies s’étonne : « Comment cela ne vous fait rien d’envisager vos funérailles sans une célébration de l’Eucharistie ? »&lt;br /&gt;            Réponse de Germaine : « D’abord je n’en mourai pas…puisque ce sera déjà fait. Et ensuite, j’espère bien que je célébrerai la grande Eucharistie, l’Action de grâce permanente avec tous mes frères du ciel et en communion avec mes amis qui se réuniront le dimanche suivant autour de l’autel! »&lt;br /&gt;            Quand le bon sens rejoint une saine théologie…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2828825498681646982?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2828825498681646982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2828825498681646982' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2828825498681646982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2828825498681646982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/10/germaine-elle-milit-durant-toute-sa.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3161816510985255629</id><published>2008-09-23T17:36:00.001+02:00</published><updated>2008-09-23T17:40:35.471+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Un patron bizarre !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                      Il pénalise ceux qui se lèvent tôt et favorise les nonchalants. Il s’agit du viticulteur du chapitre 20 de St Matthieu. L’histoire ne dit pas si, l’année suivante, il a encore trouvé des ouvriers pour s’échiner dès le lever du jour ou si toute cette affaire n’a pas trouvé son épilogue devant les instances prud’homales.&lt;br /&gt;                                      Ce récit n’a rien de la narration d’un fait divers authentique. C’est une parabole, un récit allégorique inventé pour nous surprendre puisqu’il nous parle d’une réalité qui nous échappera toujours : le Royaume de Dieu.&lt;br /&gt;                                      L’Eglise est cette portion de l’humanité qui justement est censée vivre par anticipation le Royaume de Dieu et témoigner de Lui. Or, lorsqu’une partie de cette Eglise perd ses trois curés et une religieuse et qu’ils ne sont remplacés que par un seul prêtre, la tentation est forte de regarder vers la société civile. Comment s’y sont pris les gendarmes, la banque postale, l’éducation nationale, Groupama ? Ils ont « redéployé le dispositif », « ajusté les postes », « adapté leurs prestations », laissé une marge de manœuvre en cas de manifestation et surtout persuadé tout un chacun que tout irait pour le mieux dans un rural considéré, respecté et même choyé. Pour le dire plus simplement, on a supprimé des postes, ventilé le personnel et éliminé les secteurs non rentables. Pouvons-nous appliquer à nos paroisses les règles du « management » en vigueur dans les services civils ? Il serait de toutes les façons difficile de diminuer un personnel déjà exsangue, quant à ne garder que le rentable, encore faudrait-il le définir. Si nous en parlons au grand Patron, au maître de la vigne, nous risquons là aussi quelques déconvenues !&lt;br /&gt;                                      Avant de parler restructuration et organisation, un préalable s’impose : se plonger dans la prière et la réflexion et mettre à l’ordre du jour trois questions :&lt;br /&gt;                                                        Qu’est-ce que l’Eglise ?&lt;br /&gt;                                                        Qu’est-ce qu’un baptisé ?&lt;br /&gt;                                                        Qu’est-ce qu’un prêtre ?&lt;br /&gt;         Profitons de  cet évangile des ouvriers de la vigne pour nous rappeler quel est le travail du prêtre. J’ai connu un sacristain dévoué qui, à l’annonce de trois ou quatre enterrements dans la semaine ne manquait jamais de s’exclamer : « Quel travail pour vous, Monsieur le Curé, cette semaine » ! Sous entendu : « Le reste du temps, on ne sait pas trop ce que vous faites » ! Le travail du prêtre se résume-t-il au temps passé en tenue liturgique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Premier service rendu par le prêtre pour sa communauté : Se laisser configurer au Christ Pasteur. Ce n’est pas parce qu’il a reçu il y a 20 ou 30 ans une ordination que la grâce agit magiquement. Elle est affaire d’amour et celui-ci s’entretient. « Pierre m’aimes-tu ? Oui, tu sais que je t’aime ! » Il se nourrit de l’étude de la Parole, de la prière, des formations indispensables. Un prêtre qui n’irait jamais voir ce qui se passe hors de sa paroisse risque la sclérose.&lt;br /&gt;         Deuxième service : Il est l’animateur de la communauté. Il ne l’est pas tout seul. Des baptisés partagent avec lui la mission. Mais c’est lui qui donne les orientations, qui forme ou fait former les laïcs, qui fait le point avec eux, qui veille à la cohésion de l’ensemble. Travail continu de formation et de vigilance. « Venez avec moi à l’écart… »&lt;br /&gt;         Troisième service : Il se rend disponible pour l’accompagnement spirituel. Les chrétiens aujourd’hui se trouvent affrontés à des décisions de plus en plus difficiles tant sur le plan familial, que professionnel, moral ou social. Ils éprouvent le besoin d’avoir un vis-à-vis, non pour s’en remettre à son choix mais pour confronter leur réflexion à celle du prêtre. « Quel est celui qui avant d’aller au combat ne réfléchit pas pour savoir… »&lt;br /&gt;         Quatrième service : Il se doit aussi de répondre aux sollicitations de la société civile ou aux invitations amicales. C’est dans ces moments là qu’il peut mieux sentir les préoccupations des hommes d’aujourd’hui car c’est à des hommes et des femmes bien situés dans leur espace et dans leur temps que la Bonne Nouvelle est annoncée. « Ils étaient comme des brebis sans pasteur… »&lt;br /&gt;         Cinquième service : Il célèbre. Il célèbre l’Eucharistie et les sacrements, toujours avec l’assemblée, corps « mystique » du Christ et non virtuel. Mais qu’est-ce qu’une célébration liturgique? Une représentation théâtrale ? Une séquence de cinéma ? Quand le prêtre dit « Ceci est mon corps, ceci est mon sang », quand les fidèles reçoivent ces paroles font-ils de la figuration ? Accomplissent-ils une commémoration ? Ne s’engagent-ils pas à devenir ce crucifié qui surplombe l’autel  et qui livre sa vie ? Cela vaut bien une bonne demi-heure de préparation et plus encore pour s’en remettre…Une Eucharistie ne se commande pas, ne se fabrique pas en série, ne se livre pas à domicile, n’est pas l’objet d’une ordonnance, ni d’une envie passagère. Elle fait l’unité de la communauté, elle n’est pas là pour la fractionner en petites chapelles.&lt;br /&gt;         Sixième service : Le prêtre prie pour la communauté et pour toute l’Eglise l’office divin. C’est ainsi qu’il témoigne de l’unité avec l’Eglise toute entière et avec son évêque.&lt;br /&gt;         Enfin pour atteindre un chiffre biblique, le septième service que rend le prêtre à sa communauté, c’est celui d’accepter de se laisser critiquer. C’est souvent le seul sujet sur lequel se fait l’unanimité d’un groupe et cela dans toutes les institutions. Mais plus sérieusement, un prêtre qui ne ferait l’objet que de louanges générales et qui donnerait satisfaction à tous aurait quelques soucis à se faire. Serait-il encore le prêtre de Celui qui a été refusé et jeté hors de la Ville ?&lt;br /&gt;         Devant l’extension de la superficie de la vigne il ne suffira pas d’en appeler à une meilleure rentabilité des ouvriers, il faudra que les ceps se prennent par les sarments…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3161816510985255629?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3161816510985255629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3161816510985255629' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3161816510985255629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3161816510985255629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/09/un-patron-bizarre-il-pnalise-ceux-qui.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2001367706867608953</id><published>2008-09-21T18:17:00.002+02:00</published><updated>2008-09-21T18:22:01.069+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Que sert à l’homme de gagner l’univers…..&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;            Follement réjouissant le futur de nos sociétés décrit par Jacques Attali dans sa « Brève Histoire de l’avenir » ! Une chose paraît certaine : nous n’en avons pas pour longtemps en continuant sur notre lancée. Après avoir traité d’obscurantistes ceux qui osaient dire que nous allions vers un épuisement des ressources, des experts en tous genres ont découvert un principe simple : dans un monde fini, le progrès (tel que nous l’entendons dans nos sociétés occidentales) ne peut pas être infini.&lt;br /&gt;            On ne compte plus les articles qui préconisent les économies d’énergies, surveillent le dégel des pôles, s’alarment sur les déforestations. Précaution, sobriété, frugalité, autonomie alimentaire, économie solidaire, agriculture vivrière ne font plus sourire ceux qui proclamaient que pour fournir à chacun une part de dessert, il suffisait d’augmenter le gâteau.&lt;br /&gt;            Pour plagier l’Evangile, on pourrait dire : «  Que sert à l’homme de gagner du temps, s’il ne le prend plus pour parler avec ses proches ; que sert à l’homme de réussir une ascension professionnelle fulgurante, s’il ne connaît plus ses enfants. Que sert à l’homme de communiquer avec le monde entier, s’il ne connaît pas son premier voisin etc.… »&lt;br /&gt;            J’entends encore les slogans de la dernière campagne présidentielle : « Travailler plus pour gagner plus ! » Mais s’il faut passer sa vie à la gagner, que restera-t-il pour la vivre ? L’autre programme mettait en avant la « loi du gagnant /gagnant ». Ce serait-il pas plus juste et plus réaliste de consentir à ce que certains perdent un peu pour que tous y gagnent? Mais qui oserait promouvoir une loi du perdant/gagnant ?&lt;br /&gt;            Ne faisons pas de l’Evangile un manuel d’économie politique mais une occasion de questionnement. Où est l’essentiel pour l’être humain ? Dans l’accumulation des outils ou dans le sens qu’il donne au travail ? Dans l’augmentation des loisirs ou dans la façon de les vivre ? Qui demain sera l’homme moderne? Qui profitera le mieux de son travail? Quel est celui qui réussira ? Celui qui sera riche de sens et de valeurs. Ce sens et ses valeurs ne se trouvent ni dans les caisses du Crédit Agricole, ni dans les laboratoires des  technologies avancées mais au plus profond de chaque être, un lieu qu’il peut nommer son « âme ».&lt;br /&gt;            Lisez quand même l'ouvrage jusqu’au bout. Il nous promet une terre de rêve… si nous osons faire un « acte de foi » dans l’avenir ! Pas très scientifique tout cela, Monsieur Attali !&lt;br /&gt;                                   &lt;em&gt;Jacques Attali « Une brève histoire de l’avenir » Fayard 2007&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2001367706867608953?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2001367706867608953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2001367706867608953' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2001367706867608953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2001367706867608953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/09/que-sert-lhomme-de-gagner-lunivers.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7357098280550350993</id><published>2008-09-10T09:47:00.000+02:00</published><updated>2008-09-10T09:49:53.593+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Jean Paul, Paola et Cassandre (8 mois)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;      &lt;em&gt;   ( J’ai repris mes blogs sur « jeancasanave.blogspot.com »  Voici l’homélie du dernier mariage célébré)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;                   Paola et Jean-Paul.&lt;br /&gt;J’avais envoyé un mail à Cassandre le jour de son baptême, vous vous en souvenez. Ce que vous ne savez pas, c’est qu’elle m’a répondu par une longue lettre. Elle ne m’en voudra pas, je l’espère, de la rendre publique aujourd’hui. Voici ce qu’elle me disait :&lt;br /&gt;         Tu vas bientôt marier papa et maman. Ils en avaient l’intention avant que je ne voie le jour. Mais j’ai l’impression que ma venue dans ce monde les a fortifiés dans cette idée. Jusque là ils faisaient beaucoup de projets en l’air, ils se disaient sûr de leur amour et confiants dans leur avenir. La vie leur paraissait aérienne, légère et souriante. Quand ils m’ont ouverts les bras ou quand ils m’ont eu sur les bras, il me semble avoir un peu perturbé leur vie. Ils ont tout d’un coup compris que la vie était d’abord un cadeau qui venait d’ailleurs, un cadeau merveilleux mais fragile, que l’avenir réservait peut-être des surprises, qu’ils ne maîtrisaient pas tout, que j’aurai pu être en moins bonne santé et beaucoup d’autres idées auxquelles ils n’avaient pas pensé se sont bousculées dans leur tête. Alors ils se sont dits qu’eux aussi étaient l’un pour l’autre un cadeau merveilleux mais fragile, qu’ils avaient besoin de compter l’un sur l’autre pour s’aider à s’aimer et que j’avais aussi besoin de compter sur eux. Mais si leur vie et leur amour étaient comme moi un cadeau merveilleux et fragile, ils devaient aussi en remercier la Source et compter sur Celui qui donnait ce cadeau. C’est donc un peu à cause de moi qu’avec d’autres couples ils se sont préparés à ce grand jour.&lt;br /&gt;         Je suis encore bien petite mais j’imagine tous ceux qui les entoureront ce jour là et je sais à quoi ils vont penser.&lt;br /&gt;         Les plus jeunes se diront que ma maman est bien jolie dans sa robe de mariée et qu’ils vont bien s’amuser quand ils sortiront de l’Eglise où d’habitude ils s’ennuient un peu. Mais ne t’inquiète pas pour une fois qu’ils sont là se tiendront bien.&lt;br /&gt;         Quelques uns se demanderont pourquoi des jeunes comme mon papa et ma maman veulent encore se marier à l’Eglise au lieu de rester libres comme l’air. Ils ont un peu oublié qu’un cadeau précieux a besoin qu’on l’entoure de précautions, d’un écrin d’acier et de rubans solides. Les chrétiens appellent cela un sacrement.&lt;br /&gt;         Il y aura aussi les autres, ceux de la génération de papi et mami. Ils seront très émus parce qu’ils se diront : il y a trente ans nous étions à leur place. La vie a déjà fait son chemin. Est-ce que le jeune couple que nous étions se reconnaîtrait dans celui que nous formons maintenant ? C’est une question un peu embêtante. Alors ils préfèreront revenir à leurs soucis habituels. Mais, demain peut-être, ils auront envie de se remarier une fois de plus.&lt;br /&gt;         Il y aura les anciens comme toi. Eux resteront calmes, ils en ont vu d’autres. Des couples mal partis et qui se sont relevés, des mariages flamboyants qui sont partis en fumée. Ils ont retenu l’essentiel. L’accessoire, le décorum, la fête, le menu ne les inquiètent pas. Ils savent qu’un amour c’est comme un feu dans une cheminée. Il faut l’entretenir tous les jours et pas seulement quand on est bien habillé ou quand on fête un anniversaire.&lt;br /&gt;         Alors tu diras à mes parents que je suis très heureuse de compter sur eux mais aussi qu’ils peuvent compter sur moi. Dis leur que je les aime beaucoup mais que ça ne me suffira pas longtemps : il faudra aussi que j’aime des frères et des sœurs et que je puisse inviter des amis chez moi, même s’il faut pousser les meubles. Tu leur diras que lorsqu’ils ont eu une dispute ou quelque chose de très important à se dire, ils ne sont pas obligés de me prendre à partie. J’ai à vivre ma vie, moi. On m’a dit qu’il existe des couples qui se sont donnés une règle : chaque mois ils mangent ensemble tous les deux pour ne parler que d’eux, ce qu’ils deviennent et comment ils se voient évoluer. Il me semble que c’est une bonne habitude. Tu leur diras aussi de ne pas me gaver de tous les gadgets, de jeux vidéo et des dernières marques de chaussures ou d’argent de poche. Je sais que trop souvent on nous donne tout cela pour compenser l’absence de choses  bien plus importantes. S’il m’arrive de faire un caprice pour obtenir quelque chose dis leur de ne pas céder même s’ils ont mal au cœur. Je sais qu’eux aussi ne se payent pas tous leur caprices. Qu’on ne peut pas tout avoir. Choisir c’est refuser d’avoir tout, mais c’est, aussi, rester et devenir libre. C’est ce à quoi ils s’engagent dans le mariage. Qu’ils m’apprennent aussi qu’on ne grandit pas sans effort, même si parfois je pleure un peu. Surtout qu’ils me donnent tout leur amour, c’est le seul héritage que je garderai d’eux et que je transmettrai à d’autres. Rien ne remplacera pour moi leur amour.&lt;br /&gt;         Enfin, tu leur diras que je suis leur enfant mais aussi et surtout, celui du Bon Dieu. J’aimerais bien le connaître et l’aimer puisqu’on lui doit tout et que cette vie est le début de la vie avec LUI. J’ai entendu qu’il nous a montré le chemin du bonheur. Ce bonheur, c’est de faire celui des autres. J’espère qu’ils  me montreront comment eux aussi se rendront ainsi heureux l’un par l’autre dans le mariage.&lt;br /&gt;         J’ai une dernière réclamation à te faire : si je vois que mes parents portent trop de soucis, qu’ils rentrent trop tard du travail, qu’ils sont trop silencieux à table, qu’ils s’embrassent sans se regarder, je t’inviterai chez eux et au milieu du repas je dirai que j’ai des devoirs en retard et je te laisserai avec eux. Si tu ne peux pas venir, j’inviterai leurs témoins de mariage et là, c’est sûr, ils comprendront qu’il faut changer quelque chose.&lt;br /&gt;         N.B. En relisant ma lettre, je m’aperçois qu’à plusieurs reprises j’ai écrit « Tu leur diras  ceci ou cela… ». Après réflexion je me demande si certains ne vont pas te prendre pour un vieux radoteur d’un autre âge. Alors dis leur ce que tu veux, mais sache que tout cela je le pense très fort. Papa et maman sont de la génération du développement durable, moi je serai de la génération de l’amour durable.&lt;br /&gt;          Signé :Cassandre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7357098280550350993?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7357098280550350993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7357098280550350993' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7357098280550350993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7357098280550350993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/09/jean-paul-paola-et-cassandre-8-mois-jai.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3075530605979494086</id><published>2008-09-01T09:46:00.001+02:00</published><updated>2008-09-01T09:50:19.044+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Brave Martin&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                        Une église comble, une atmosphère de tristesse et d’accablement, c’est la dernière messe que tu célèbres en tant que curé de la paroisse depuis vingt ans. Affaibli par la maladie qui te mine depuis des années, atteint par l’âge auquel un prêtre doit présenter la démission de ses responsabilités, tu cherches un équilibre chancelant en t’appuyant discrètement sur l’autel. Ainsi tu ajustes ton joug et tu tires ta charrue jusqu’au bout. « Bos suetus aratro » disait-on de l’Aigle de Meaux, sermonneur des grands princes. La formule pourrait bien s’appliquer au gardien des voûtes romanes de La-Terre-Sauvée.&lt;br /&gt;            Remerciements, émotion, éloges concluent la cérémonie d’adieux. L’incompréhension et le ressentiment refont vite surface. Voilà un canton entier qui perd ses deux prêtres en même temps. Un seul curé fera face désormais à la charge de deux cantons soit une quarantaine de villages. La révolte gronde chez quelques paroissiens. L’évêché est en ligne de mire. « Qui nous enterrera ? » se demandent les non pratiquants pour lesquels la mission du prêtre se concentre essentiellement sur la mort des hommes …et la survie de Dieu !&lt;br /&gt;                        Je me pose quelques questions ?&lt;br /&gt;            Comment des membres assidus de communautés chrétiennes peuvent-ils être à ce point inconscients pour s’étonner de la disparition de prêtres qui ont dépassé l’âge de leurs grands parents? Depuis quand confient-ils à ceux-ci la charge de leur famille ?&lt;br /&gt;            Au lieu de se tourner vers les responsables, pourquoi ne comptent-ils pas le nombre de prêtres que ces paroisses ont fournis à l’Eglise diocésaine durant les trente dernières années ? Le total est éloquent !&lt;br /&gt;            Comment cette situation que tous les évêques savaient inéluctable a-t-elle pu dégénérer à ce point ? (voir un de mes blogs antérieurs sur le sujet)?&lt;br /&gt;            Il reste que l’Eglise n’est pas une entreprise comme les autres. Un changement de DRH ne suffit pas à résoudre les problèmes. L’Eglise nous est aussi donnée d’en haut. Or il se trouve qu’on ne prie plus ou très peu, seul ou en communauté. Il nous faudra bien reprendre le chemin de nos chapelles de campagne ou de nos oratoires désertés pour ré entendre la question du Christ « Pour vous qui suis-je ? » sans oublier la suite : « Tu es Pierre…Tu es toi aussi Fils de Dieu ; tires en toutes les conséquences ! ». Alors peut-être nos lèvres malhabiles retrouveront les mots d’Etty Ellisun pour ajouter : « Seigneur que puis-je faire pour Toi ? » ?&lt;br /&gt;            Brave Martin, tu te retireras dans une maison de retraite. Un autre prendra la barre de l’embarcation secouée par les flots. Trouvera-t-il douze hommes et douze femmes pour regarder au loin, s’agripper aux rames et souquer ferme ? Condition nécessaire pour que le Seigneur apaise les flots et les cœurs et pour que quelques audacieux se remettent à marcher sur les eaux !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3075530605979494086?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3075530605979494086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3075530605979494086' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3075530605979494086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3075530605979494086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/09/brave-martin-une-glise-comble-une.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8756853487599484363</id><published>2008-08-25T19:24:00.001+02:00</published><updated>2008-08-25T19:27:55.694+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Plage.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   Un jeune couple débarque sur le sable. Trois garçons : deux bruns et un blondinet. Chacun se prépare avec entrain et bonne humeur à affronter la houle qui balaie la sable. Brusquement la torpeur estivale se déchire. Des cris stridents, des hurlements, des trépignements. Le petit garçon blond refuse d’enfiler les brassières nécessaires à sa mise à l’eau. C’est une furie, qui mord, projette du sable, veut s’échapper vers les vagues, résiste à toute menace.&lt;br /&gt;            Le jeune papa finit par maîtriser le fauve et immobilise les poignets du garçonnet dans ses mains. Rien n’y fait. Redoublement de cris, de spasmes, de hoquets. Apparemment l’enfant n’est pas le sien. Désemparé, il téléphone à la maman du gamin pour qu’elle lui demande d’obtempérer. Refus de l’enfant de prendre l’écouteur. Le père ne relâche pas son emprise et parle calmement au bambin. Au bout d’une bonne demie heure un château de sable élève timidement ses tours sur la plage, l’enfant est libre de ses mouvements et a retrouvé une parole normale. Quand l’édifice est terminé, le papa propose une baignade avec brassières : acceptation sans conditions. Le petit blond rejoint ses amis et va barboter dans de grands éclats de rire et des cris de joie enfantine.&lt;br /&gt;            Victoire de la pédagogie ? Certainement. Mais cette pédagogie s’est déroulée en trois temps. Un : Affirmation de l’autorité par la répression de l’indiscipline. Deux : sortie de la crise par la valorisation de l’enfant sur un autre objectif dont on applique les règles. Trois : proposition nouvelle sans revenir sur le refus initial. Et, enfin, savoir que rien n’est acquis et qu’il faudra sans cesse recommencer.&lt;br /&gt;            Qui, à l’échelle d’un Etat, aura le bon sens, la ténacité, la patience et le savoir faire de ce père de famille quand les règles sont bafouées ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8756853487599484363?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8756853487599484363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8756853487599484363' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8756853487599484363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8756853487599484363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/08/plage.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3112205420479622132</id><published>2008-07-11T20:24:00.000+02:00</published><updated>2008-07-11T20:25:24.076+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;St Benoît à Belloc.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le père Abbé a pris des risques en m’invitant à prendre la parole car il ne m’a pas précisé le genre littéraire à adopter. Homélie ou sermon ? Certainement ni l’un, ni l’autre…plutôt une action de grâces. Je connais mal votre fondateur. Je l’avoue. Alors, pour rafraîchir un peu ma mémoire, j’ai cliqué sur Google et j’ai demandé : Règle de  St Benoît. Surprise ou signe du ciel : que vois-je apparaître sur l’écran en première position, une présentation de la Règle proposée par les moines… de Belloc avec, s’il vous plaît, illustrations à l’appui. Le site débute même par une interview passionnante entre Benoît et notre ancien prieur. Ils se bombardent de citations latines et Benoît un peu déstabilisé a parfois du mal à se remettre des questions percutantes de son lointain disciple. Refusant par politesse et surtout par prudence d’entrer dans ces querelles familiales, j’ai ouvert un autre site qui m’a offert ce que je cherchais : les motifs pour lesquels St Benoît avait été en 1972 proclamé patron de l’Europe. Je vous cite le Pape Paul VI :&lt;br /&gt;            « C’est lui principalement et ses fils qui, avec la croix, le livre et la charrue, apporteront le progrès chrétien aux populations s’étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l’Irlande aux plaines de Pologne.&lt;br /&gt;            Avec la croix…il cimenta cette unité spirituelle de l’Europe grâce à laquelle des peuples de langues, de races et de cultures diverses prirent conscience de constituer l’insigne peuple de Dieu…&lt;br /&gt;            Avec le livre…c’est à dire avec la culture…Saint Benoît a sauvé la tradition classique des anciens en la transmettant intacte à la postérité et en restaurant le culte du savoir…&lt;br /&gt;            Avec la charrue, c'est-à-dire avec l’agriculture et d’autres initiatives analogues, il réussit à transformer des terres désertiques et incultes en champs très fertiles et en gracieux jardins. En unissant la prière au travail matériel, selon son mot fameux « Ora et Labora » il ennoblit et éleva le travail de l’homme. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Frères et sœurs, ici, à Belloc, St Benoît s’est fait laboureur et éleveur au point qu’il était devenu, pour une génération d’agriculteurs de ce département, le type du paysan ancré dans ses traditions et ouvert sur la modernité. Aujourd’hui, il a transmis son savoir faire et peut se contenter de vanter et de commercialiser son produit vedette. Mais Benoît travaille toujours. Il affine et sale son fromage, il calligraphie, il tisse, il soigne et soulage ses frères, il défriche, il plante, il offre même une vitrine forestière.&lt;br /&gt;             Ici, à une certaine époque, le Patriarche des moines s’est fait prédicateur de paroisses à la manière des missions des campagnes. Actuellement, son zèle missionnaire plus recentré ne s’est cependant pas refroidi. Il continue de méditer et de transmettre la Parole de Dieu aux groupes qui montent jusqu’à lui.&lt;br /&gt;            Depuis sa fondation le monastère avait ouvert l’ancêtre du « gîte rural ». Hôtelier attentionné il gratifiait ses invités de plusieurs couverts tandis que ses moines se contentaient d’un plat en étain. De nos jours, c’est l’Europe qui se donne rendez-vous autour de sa table et retrouve, ainsi, sa mémoire chrétienne.&lt;br /&gt;            Ici, encore, l’ermite de Subiaco a beaucoup étudié, il a dirigé une école, il a classé d’innombrables documents, ouvert sa bibliothèque aux savants comme aux novices. Le voilà, à présent, libraire et organisateur de conférences, grâce aux grands témoins auxquels il donne rendez-vous périodiquement.&lt;br /&gt;Ici, surtout, comme il l’a toujours fait, l’Abbé du Mont Cassin  prie et célèbre. Il prie en plusieurs langues. Ces langues ne se revendiquent pas, ne s’excluent pas, ne s’imposent pas. Elles se posent naturellement sur la Parole parce qu’elles sont prière et beauté. Benoît chante, il chante avec sa soeur Scholastique en mélodies simples et variées. C’est la création toute entière qu’il associe à sa louange par la propagation des ondes de sa cloche, les couleurs chatoyantes des fleurs délicatement disposées et par la clarté de la verrière ouverte sur le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Ici, enfin, Benoît, en frère des hommes, souffre en son humanité et meurt entre les bras de ses frères et de Marie sa Mère. Seul, son nom, gravé sous les grands chênes retient la trace son passage sur cette terre. Détrompons nous, il n’est jamais bien loin. Il est toujours là dans le chœur, mais comme en surplomb.&lt;br /&gt;            Chers frères, gardez une âme paysanne taillée en grands éclats dans le tronc du silence et doucement polie par la suavité des collines arrondies. Si les citadins, qui se mêlent largement aux voisins de l’abbaye accourent chez vous, c’est pour y trouver cette authenticité de l’homme ami de la terre et des humains, et qui s’est risqué à côtoyer les rives du ciel.&lt;br /&gt;Si par malheur, un jour, le messager de mauvaise augure venait m’annoncer que l’Eglise de Bayonne, Lescar et Oloron avait disparu, je lui demanderais : Qui réside encore  à Belloc ? S’il me répondait que deux ou trois moines, deux ou trois sœurs, s’accrochaient encore à la Croix, au livre ou la charrue, alors, rien ne serait perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au nom de tous les prêtres et de tous les chrétiens qui en ce beau lieu cherchent souffle et sens, retrouvent solitude du cœur  et simplicité de vie, bénéficient du pardon et de la paix, entendent la Parole, s’approchent de la Présence… Loués soient Benoît de Nurcie  et tous ses fils, nos frères.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3112205420479622132?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3112205420479622132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3112205420479622132' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3112205420479622132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3112205420479622132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/07/st-benot-belloc.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6960358993014792228</id><published>2008-07-11T18:44:00.000+02:00</published><updated>2008-07-11T18:45:30.992+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Signe religieux ostentatoire&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                               Vous avez pu remarquer ces jours ci un objet non identifié sur toutes les chaînes de TV et dans les reportages de tous les journaux. Une sorte de bracelet informe, une guirlande de boutons dépareillés tressée de bouts de ficelle réunis par un débris de croix, et le tout, entourant le poignet d’une femme. Tout ce que la République compte de prestigieuses autorités de droite comme de gauche se pressait pour serrer la main qui prolongeait ce poignet. Je m’étonne que pas un président de chaîne de télévision publique, pas un permanent patenté de ligue de-défense-des-vertus-bafouées-de la République n’ait rappelé à Ingrid Bétancourt que cet objet pouvait traumatiser une partie des citoyens de notre pays. Car cet objet, elle l’avait clairement identifié, c’était un chapelet. Mais ne rabaissons pas le débat au niveau des indispositions passagères dont nous, les français, avons le secret.&lt;br /&gt;                                               Cette femme pendant six années a été totalement dépouillée de tout ce qui faisait sa personnalité. Sénatrice, militante politique, belle femme pétillante d’énergie, bonne famille, diplômée, deux fois mère, deux fois épouse, deux nationalités, tout la conduisait vers un brillant avenir.&lt;br /&gt;                                               Au bout de six ans, abandonnée à la jungle et à des brutes, il ne restait d’elle qu’une ombre blanchâtre, affiche pantelante battue par les vents. Il lui a fallu déchirer tous ses titres, tous ses atouts, toutes les peaux qui exprimaient sa personnalité pour n’être plus qu’un objet d’échange, de dérision, de mépris, à peine identifié. Il lui a fallu renoncer à tout y compris le respect d’elle-même, de sa féminité.&lt;br /&gt;                                               Au terme de cette dépossession de soi, elle aurait pu découvrir l’animal tapi en chacun de nous. L’animal encore hargneux, blessé à mort qui se cache et qui attend la fin. Elle aurait pu - et elle l’a certainement fait- découvrir la force de l’esprit humain qui dans sa capacité de mise à distance lui permet de garder ce que nul ne saurait lui ravir, sa liberté intérieure. Elle aurait pu se murer dans un soliloque distant, se draper dans les habits de l’héroïne stoïcienne et vouer désormais un culte à sa propre effigie.&lt;br /&gt;                                               Rien de tout cela. Sa déchéance humaine lui a mieux révélé une présence qui déjà l’habitait et qui désormais la possède entièrement. Ce n’est ni la bestialité, ni la déification qui donnent à l’être humain sa marque propre. C’est sa capacité à se laisser saisir par l’Esprit. C’est dans sa relation à Dieu, pierre angulaire de sa liberté intérieure qu’Ingrid Bétancourt a trouvé la source inviolable de sa résistance au mal. Même si elle n’avait pas survécu à leurs sévices, ses bourreaux n’auraient pu se prévaloir de l’avoir anéantie.&lt;br /&gt;                                               Je comprends pourquoi elle ne se sépare pas de ce chapelet. Il lui ressemble. Aux yeux de tous, c’est un objet de pacotille, dérisoire comme l’était sa vie dans la forêt perdue. Il est devenu un signe indéfectible, incassable, comme l’est aujourd’hui la Foi qui l’anime, sans nulle ostentation.&lt;br /&gt;                                               Je comprends mieux aussi la parole de Jésus qui débutait l’évangile du dimanche suivant sa libération : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que Tu as caché aux sages et aux savants, Tu l’as révélé aux touts petits. » Il y a des petits qui le sont toujours restés et d’autres qui le deviennent. Quand les circonstances de la vie nous enlèvent les masques et les rôles, nous arrachent les peaux imperméables qui nous protégent des autres et du monde, quand la vie se dérobe, quand l’humiliation nous écorche, quand notre propre identité s’effrite, alors Dieu seul s’approche…. Et ces touts petits deviennent grands, grands vivants. Merci Madame Bétancourt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6960358993014792228?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6960358993014792228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6960358993014792228' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6960358993014792228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6960358993014792228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/07/signe-religieux-ostentatoire-vous-avez.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2233029184314847648</id><published>2008-06-30T11:32:00.000+02:00</published><updated>2008-06-30T11:34:09.279+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;em&gt;Extraits de mon discours de réception à l'Académie de Béarn&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mesdames et Messieurs.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;         Puisqu’à travers ma réception dans cette vénérable institution vous voulez honorer les prêtres diocésains, j’allais dire fantassins, je voudrais rendre hommage à trois personnages qui ont durablement marqué mon enfance et la société rurale en général, dont la plupart d’entre nous, nous sommes issus : Je veux parler de l’Instituteur, du Maire et du Curé de nos campagnes. Ils ont formé longtemps une sorte de Trinité qui n’était pas toujours unie « dans une même charité » comme le précise la liturgie, mais dont les fonctions se savaient indispensables les unes aux autres.&lt;br /&gt;                        Au commencement, mais il y a de nombreux commencements dans l’Histoire, au commencement était le moine. Il savait lire et apprenait à lire les Ecritures : Il faisait office d’enseignant. Il assurait l’office sacré, en cela il était prêtre. Enfin il veillait au Bien Commun de ceux qui cultivaient ses terres. Il était déjà maire. Ces trois fonctions devaient faire en sorte que « la cité terrestre » soit la photocopie de la « Cité du ciel ». Quand les temps furent plus calmes et que les laboureurs s’émancipèrent de la tutelle du monastère et du château, le prêtre se détacha du couvent et se fit curé de campagne. L’enseignement et la gestion des affaires passèrent en d’autres mains. Et c’est ainsi qu’après bien des crises de croissance, de difficiles cohabitations, parfois même d’excommunications réciproques, nous avons les uns et les autres bénéficié de ces trois références, tels les trois tuteurs indispensables aux jeunes arbres plantés en des terrains trop exposés.&lt;br /&gt;                        Notre maître d’école voulait par la connaissance faire de nous des êtres libres et responsables. La maxime du jour qui, chaque matin, s’affichait sur le tableau noir, devait orienter tous les travaux et donnait aux connaissances acquises leur finalité dernière. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Un jour la leçon de morale s’effaça et la connaissance rétrécie à la seule science désormais triompha. Nous avons connu la période de son apogée, j’allais dire de son impérialisme. Il a fallu du temps pour comprendre que la science était certes nécessaire mais non suffisante à tracer un chemin d’humanité.&lt;br /&gt;                        Notre instituteur nous a appris à lire à écrire et à parler une langue commune. L’acquisition de ces outils devait servir la vérité. Le message transmis ne pouvait souffrir la moindre altération, c’est pourquoi le mensonge était banni et puni. «  Le menteur est l’ennemi de la Vérité ». Quand la communication est devenue science à part entière et que l’information a confiné à l’intoxication mentale, nous nous sommes prosternés devant le mensonge rendu adorable et désirable par la déesse publicité.&lt;br /&gt;                        Le régent, ainsi nommé dans notre langue régionale, nous a appris à compter et à réciter les tables à l’endroit et à l’envers. Auparavant, il nous avait fait répéter que l’on pouvait toujours compter sur la parole d’un homme. « Parole donnée ne se reprend jamais ». Il n’y a pas longtemps, les chiffres se sont emballés et l’économie triomphante a dû plier le genou devant la finance dont on dit, sans pudeur, qu’elle ne prend ses ordres nulle part tout en  profitant bien à quelques uns. La parole donnée est devenue vague promesse et la promesse oscille au gré des fluctuations de la bourse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Pendant ce temps que faisait Monsieur le Maire ?&lt;br /&gt;            Il veillait à l’égalité. Le professeur des écoles, comme on l’appelle aujourd’hui, s’était fait le champion de la liberté car, pensait-il, la connaissance dispensée nous libérait de l’ignorance, source de toutes les servitudes. Mais encore fallait-il apprendre que la liberté individuelle quand elle n’était pas régulée par celle d’autrui, pouvait dégénérer en ces banales tyrannies quotidiennes qui pourrissent la vie commune. Chargé, justement, de la commune et des biens communaux, le maire maintenait cette étroite solidarité des êtres dans l’espace et dans le temps de cette petite portion de la patrie. Curieuse époque, pas si lointaine, où la nomination du desservant de la paroisse figurait dans les soucis du conseil municipal : « Les habitants de Jasses, quoique républicains, réclament un prêtre » stipulait un compte rendu du secrétaire de mairie de la dite commune entre les deux guerres. L’enfant, ayant atteint un niveau d’instruction supérieur à celui des anciens, comprenait néanmoins qu’il leur devait tout et que la participation de chacun à l’œuvre commune fondait leur égale dignité. C’est pourquoi les fêtes patriotiques ou locales réunissaient enfants, jeunes et adultes dans un même geste symbolique et le dépôt du premier bulletin de vote dans l’urne, constituait, avec le service national, l’un des rites majeurs de l’initiation à la vie citoyenne. Liberté et égalité chèrement conquises dans les droits mais aussi dans les devoirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   Pendant ce temps que faisait le curé ?&lt;br /&gt;                                                                                              Pontifex, faiseur de ponts, il offrait au Créateur, chaque matin, sur la légère patène le lourd travail de la terre, des bêtes et des humains, ces mille relations de parenté ou de voisinage, ce pain quotidien parfois bien rassis d’une vie rude et besogneuse, pour qu’il soit consacré en pain eucharistique, remède de tous les maux et gage d’éternité. Il ne lui restait plus, au long du jour, qu’à traduire en acte ce qu’il avait célébré dès l’aube. Et c’est pourquoi, le curé s’essayait à bâtir ou restaurer les ponts abîmés et vermoulus de la communauté villageoise. Il était souvent le garant de la Fraternité, cette Charité républicaine qui devait fleurir normalement sur les rameaux de la Liberté et de l’Egalité. Chacun sait bien que cette fraternité ne se décrète pas, même par une Constitution. Spécialiste des maux de l’âme, on dirait aujourd’hui, du mal être, il visitait les malades, consolait les affligés, il soulageait à sa façon la misère. Il ne se privait pas cependant de quelques rappels à l’ordre tonitruants rappelant les accents des prophètes de la première Alliance. Au-delà de son statut « d’utilité publique », lui et son église, restaient les témoins éloquents du mystère de l’être humain, de celui de l’origine du monde et de sa destinée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   Mesdames et Messieurs, j’ai parlé au passé mais ce passé est en moi bouillonnant d’espérance. Il me plaît d’imaginer les propos que tiendra, dans cette Académie, un de mes successeurs, issu et pétri de la civilisation urbaine et plurielle actuelle. A quel type d’homme ou de femme, à quelle réalité sociale, politique, associative, assignera-t-il le rôle de tuteur ou de pivot de l’humanité qu’il aura connue et assumée ? Des jeunes qui s’identifient à des modèles parfois inaccessibles pour eux, nous prouvent, s’il en était besoin, que leur désir de grandir et de se développer reste intact aujourd’hui encore. Entre leurs idoles trop lointaines et leur grisaille quotidienne, ils trouveront bien ces passeurs de sens, ces semeurs de rêves et d’énergie dont ils ont besoin. J’imagine encore que mon successeur demandera à l’Académie de Béarn, comme je le fais aujourd’hui, de veiller à ce que l’équilibre des grands idéaux républicains soient préservés. Il ne serait pas souhaitable, en effet, que le déclin ou la disparition de l’un d’entre eux, ne provoque un de ces dangereux appels d’air dans lequel viendrait s’engouffrer telle ou telle idée pernicieuse en quête d’hégémonie.&lt;br /&gt;            Je souhaite que longtemps encore, tout enfant de France et de Navarre, des villes ou des champs, reçoive de sa famille les trois trésors inestimables de la sécurité, de la simplicité, de la générosité;&lt;br /&gt;            Qu’il poursuive sans cesse les trois objectifs de tout enseignement reçu: le Vrai, le Juste et le Beau ;&lt;br /&gt;            Qu’il puisse bénéficier, d’une façon ou d’une autre, des trois grâces théologales de la Foi, de l’Espérance et de la Charité ;&lt;br /&gt;            Et qu’il apprenne, enfin, à honorer les trois vertus républicaines dans l’ordre que je suggère Fraternité, Liberté, Egalité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2233029184314847648?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2233029184314847648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2233029184314847648' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2233029184314847648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2233029184314847648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/06/extraits-de-mon-discours-de-rception.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8239603285038641642</id><published>2008-06-13T17:03:00.000+02:00</published><updated>2008-06-13T17:05:24.892+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Liberté en pantalon.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                        Lors du décès d’Yves Saint Laurent, certains media ont annoncé que ce grand couturier français avait « libéré la femme » en lui faisant adopter le pantalon et le smoking. Imaginez la stupéfaction des philosophes anciens et modernes qui ont rongé leurs crayons sur la question du déterminisme et des libertés ; des théologiens qui ont fait de la haute voltige entre la liberté et la grâce et tous ces héros de l’ombre qui ont donné leur vie pour libérer leur patrie. Expliquez leur qu’il suffisait d’une paire de ciseaux et d’une aiguille pour atteindre le même résultat ! Courons apporter la bonne nouvelle aux femmes afghanes, tchétchènes, bengali, tamouls, et autres consoeurs qui toutes portent le pantalon libérateur depuis des siècles. Saluons la libération du vocabulaire du corset étouffant de ce qu’on appelle le sens des mots.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8239603285038641642?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8239603285038641642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8239603285038641642' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8239603285038641642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8239603285038641642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/06/libert-en-pantalon.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-4728449453725338186</id><published>2008-06-12T15:15:00.000+02:00</published><updated>2008-06-12T15:16:56.722+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Quai 2&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;            Au petit matin du 3 Juin, les lambeaux du circuit de Pau encombrent encore l’avenue de la gare. Nous traversons les courants d’air du quai 2 et nous nous installons sur une banquette, encore tout émoustillés par la rencontre entre une écrivain et ses lecteurs. Et d’emblée les sujets de la veille nous rattrapent : « Dieu le grand absent…et le mal dont on ne peut L’innocenter totalement…pas plus qu’on ne peut dédouaner l’homme du malheur provoqué…mais la Bible, dans la Genèse, n’aurait-elle pas raison d’introduire un autre partenaire qui vient « serpenter » entre le créateur et son « image » ...pourquoi le mystère du Bien n’interpelle-t-il pas autant que celui du mal ?...pourtant la vie n’en finit pas de narguer la mort et l’enfant de jouer dans les ruines de sa maison… »&lt;br /&gt;            Derrière nous, trois personnes ont pris place. Le train a du retard. Elles attendent silencieuses. Platon, Augustin, Blondel, Serres, Girard, Dagens, Guillebaud, Onfray, tourbillonnent dans les volutes de la première cigarette matinale. Il est 7h45. Les six pavillons ouverts au-dessus des trois dos inconnus n’en croient pas leurs tympans : quels sont ces deux cinglés qui, sur le café du matin, s’encombrent encore de questions aussi oiseuses qu’inutiles et de réponses à jamais provisoires ? A moins que les cerveaux qui coiffent les six oreilles, ragaillardis par ces fleurs de pensées matinales, n’en fassent leur miel de la journée. Mystère, là aussi insondable, de l’être humain.&lt;br /&gt;            Et nous, comme si les trains ne passaient que pour nous saluer, comme si le froid faisait un détour pour nous épargner, comme si la pluie n’intéressait que les autres, nous discutions comme si les deux étudiants que nous avions été n’avaient jamais cessé de l’être. Magie du quai 2 quand &lt;strong&gt;Sylvie Germain&lt;/strong&gt; reprend le train pour de nouvelles pages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-4728449453725338186?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/4728449453725338186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=4728449453725338186' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4728449453725338186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4728449453725338186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/06/quai-2-au-petit-matin-du-3-juin-les.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3487115152369219508</id><published>2008-05-28T15:55:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T15:56:02.781+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Palme d’or&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;            Deux journalistes d’une radio, envoyés spéciaux aux futilités mondaines, commentent les montées et descentes des marches de Cannes lors de la remise de la Palme d’Or. Les prouesses verbales dont ils font preuve pour capter l’attention du français moyen sur l’éventuel sourire, forcément ravageur, naissant sur l’extrême gauche de la commissure des lèvres de telle diva, m’obligent à une rude introspection du genre humain. Au fond, la plupart du temps, pourquoi parle-t-on ? Premièrement, pour se prouver que l’on existe. Celui qui se croit perdu dans un univers hostile parle tout seul et à haute voix ; ainsi il se rassure sur son existence. Deuxièmement, pour nous persuader nous-mêmes que ce que nous disons relève d’une importance capitale et que l’évènement que nous relatons va changer la face du monde. C’est pourquoi, comme le disait un ancien confrère lorsqu’il corrigeait des copies : « Quand je doute, j’affirme et quand je ne sais rien, je donne des détails ». J’ajouterai : «  Et plus je raconte de banalités, plus j’aligne les superlatifs ». Troisièmement, pour instiller chez les autres l’intime conviction que notre fonction répond à une nécessité vitale du bon fonctionnement de la planète. La preuve en est que certains font profession de décrypter les analyses de leurs compères. Il a dit : « Je suis libéral » ? Non pas du tout il a dit qu’il était libéral. Il est clair que, soit, nous sommes des imbéciles, soit, les premiers rapporteurs s’étaient mal exprimés Je sens déjà que vous aviez envie de m’envoyer un commentaire rageur et que vous hésitez à appuyer sur « répondre à » pour ne pas grossir les rangs des experts en décryptage.&lt;br /&gt;            A la suite de ces constatations de fin de dimanche pluvieux, maussade, et pour tout dire exécrable, étonnez vous que les propos de ces journalistes m’aient immédiatement fait penser à l’impérieuse utilité de certains discours politiques. Je concède au moins un avantage aux auteurs de ceux-ci, celui de fournir des sujets divers et variés à leurs amis des médias.&lt;br /&gt;            Quarante ans après 68, époque où les uns comme les autres, vous en souvenez, avaient tout compris et tout prévu (!), le slogan reste le même :« Politiques et journalistes, même combat ! Parlez, il en restera toujours quelque chose…au moins l’envie de se taire ».&lt;br /&gt;                                                jeancasanave.blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3487115152369219508?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3487115152369219508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3487115152369219508' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3487115152369219508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3487115152369219508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/05/palme-dor-deux-journalistes-dune-radio.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-287977204371955804</id><published>2008-05-26T18:51:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T15:54:50.525+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Pâquerettes.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;« A vivre au ras des pâquerettes, on finit par beugler », c’est ainsi que j’ai introduit, avec un sourire un peu forcé, une célébration de fête de village. Silence étonné de l’assistance. Je venais d’entendre quelques sons gutturaux émanant d’une tablée de jeunes qui manifestement terminaient, en plein air, une nuit de beuverie et saluaient mon arrivée la bouche pleine. L’imbécillité se veut éloquente mais, quand elle a bu, il lui manque les mots.&lt;br /&gt;Et pour commenter mes propos, je citais une mère de famille qui quelques jours auparavant avait apostrophé ses grands jeunes en leur disant: « Si nous continuons à vivre ainsi nous allons finir comme des bêtes. Nous travaillons beaucoup, nous entamons de nouveaux projets, nos activités se multiplient et nous n’arrêtons jamais pour donner un sens à tout cela, pour vivre gratuitement avec les autres de bons moments de fraternité et, ajoutait-elle, pour remercier Dieu.» Travailler, manger, se reproduire, se reposer, c’est à peu de choses près le programme du règne animal.&lt;br /&gt;Après cette mise en condition, je remerciais les quelques jeunes du comité d’avoir voulu donner une autre dimension à la fête du village, une autre table, pour que ceux qui le désiraient puissent se retrouver sur l’essentiel, sur quelques valeurs communes qui fondent notre vivre ensemble. Au fin fond de la campagne béarnaise, nous mettions en pratique ce que nos grands prophètes républicains réclament pour notre société, c’est à dire quelques repères aptes à redonner du sens au travail, du plaisir à la vie familiale, du goût pour l’avenir et de l’espoir pour le genre humain. Ai- je été entendu ? Je l’ignore ; au moins, on m’a écouté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-287977204371955804?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/287977204371955804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=287977204371955804' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/287977204371955804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/287977204371955804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/05/pquerettes.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8587949645368560316</id><published>2008-05-11T09:15:00.001+02:00</published><updated>2008-05-11T09:20:28.570+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Esprit.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                        « Fait preuve de mauvais esprit », « contribue au bon esprit de sa classe », telles étaient les appréciations qui fleurissaient parfois en marge de nos bulletins de notes. Nos maîtres d’école étaient satisfaits quand ils étaient parvenus à « faire régner  un bon esprit » dans leur école. Ils savaient qu’à la faveur de ce « bon climat» certains écoliers pouvaient révéler des aptitudes insoupçonnées. Mais ils avaient, également, appris de l’expérience qu’il suffisait de deux ou trois énergumènes pour perturber cette météo fragile : rires sous cape, railleries sournoises, moqueries blessantes, bruits insolites, autant de coups de canifs qui venaient déchirer « l’esprit » commun. Croyaient-ils, ces professeurs, que deux esprits, celui du Bien et celui du Mal, se livraient bataille dans le champ clos de la classe pour prendre possession tour à tour du pouvoir ? Non. Ils voyaient bien que le mauvais génie des uns n’était que le détournement et le mauvais usage du bon génie des autres. Sinon, ils n’auraient jamais espéré une quelconque amélioration dans la trajectoire de certains enfants.&lt;br /&gt;                        Ces souvenirs remontent de ma mémoire en cette fête de la Pentecôte. Qu’appelons-nous « Esprit Saint » ? De par notre création l’Esprit de Dieu nous anime. A l’origine « l’Esprit planait sur les eaux » de la Genèse et le souffle du Seigneur pénétrait la vie de l’être humain pour le faire devenir « image de Dieu » nous dit la Bible. Toute l’histoire du peuple de Dieu témoigne de la présence de cet Esprit divin qui culmine dans la Parole et les actes des prophètes.&lt;br /&gt;                        Malheureusement ces dons que Dieu nous fait (dont on nous dit qu’ils sont au nombre plénier de 7) pour devenir des hommes selon son désir, nous les dévoyons de leur finalité, comme l’élève qui fait montre de « mauvais esprit ». Connaissance, intelligence, esprit filial, conseil, sagesse, force, respect de Dieu deviennent entre nos mains possessives autant d’atouts et d’outils pour contrarier notre vocation humaine et détériorer la création jusqu’à provoquer leur dégradation. L’énergie divine que Dieu avait infusée en nous se retourne contre Lui et, donc, contre nous.&lt;br /&gt;                        Il faut que Celui qui possède l’Esprit du Père dans son intégralité, Celui qui fait triompher la Bonté de l’Esprit vienne nous la partager. C’est l’expérience de la Pentecôte ; expérience qui ne se réduit pas à une histoire entre Dieu et moi. Si c’est bien l’Esprit de Dieu dans sa plénitude retrouvée qui inonde ma vie, alors c’est l’humanité entière, et tout l’univers que j’accueille dans l’Esprit. Je me dois de rester ouvert à toutes les « langues-cultures » des hommes, à la plainte étouffée de la terre qui gémit « dans les douleurs de l’enfantement », comme à ses bouffées de joie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8587949645368560316?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8587949645368560316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8587949645368560316' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8587949645368560316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8587949645368560316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/05/esprit.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7556688892255913243</id><published>2008-05-04T17:53:00.002+02:00</published><updated>2008-05-04T17:53:51.041+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Nicodème.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Nicodème, quelle ne fut pas ta déception lorsque tu appris que ce Jésus qui avait fait naître en toi une folle espérance après votre rencontre nocturne, était mort, et, qui plus est, avait été crucifié comme un vaurien ! Totalement désemparé, tu voulus lui témoigner une dernière fois ta reconnaissance, et, accompagné de Joseph d’Arimathie, tu allas demander à Pilate la permission de l’ensevelir correctement.&lt;br /&gt;                        Toi qui étais Rabbi, maître en Israël, tu étais hanté par la question du Royaume de Dieu, de l’au-delà du temps, de la mort. Tu connaissais parfaitement l’histoire de ton peuple. Depuis la sortie d’Egypte et le retour d’Exil, cette histoire n’avait été que résistance contre toute oppression, perpétuelle insurrection de la Vie.&lt;br /&gt;                        Certains de tes compatriotes pensaient que les morts séjournaient dans un monde larvaire totalement coupé de Dieu. Mais depuis deux ou trois siècles l’aventure des martyrs d’Israël, les prophéties de Daniel redonnaient une certaine actualité au message du prophète Isaïe qui avait annoncé, autrefois, une nouvelle création.&lt;br /&gt;                        Tu n’ignorais pas, non plus, que les philosophes grecs très influents à ton époque, croyaient en l’immortalité, mais de l’âme seulement, et que d’autres courants spirituels parlaient de réincarnation et de communication des esprits.&lt;br /&gt;                        Cette histoire de renaissance te tracassait. Jésus t’avait parlé de l’Esprit qui renouvelait toutes choses. Tu savais aussi qu’il avait rendu la vue aux aveugles, qu’il avait redressé les courbés, relevé les paralysés et même redonné la vie à son ami Lazare. Son passage au milieu des siens s’était déroulé dans un climat de re-création tel, que sa disparition en avait été plus douloureusement ressentie.&lt;br /&gt;                        Et tu te demandais : Dieu n’était-il pas capable de nous re-susciter à la vie puisqu’il avait créé le monde à son origine à partir de rien, lorsque l’Esprit déjà planait sur les eaux ? S’il avait fait le monde à partir du néant, Il pouvait bien le refaire à partir de la mort !&lt;br /&gt;                        Ce formidable élan que Jésus impulsait avait échoué sur la croix. Il fallait te rendre à l’évidence et enterrer avec lui tes espoirs les plus fous.&lt;br /&gt;                        Quelle ne fut pas ta surprise, Nicodème,lorsque trois jours après la mise au tombeau, quelques uns des disciples, et non des moindres, te racontèrent qu’ils l’avaient vu vivant, qu’ils l’avaient touché, qu’ils avaient mangé et bu avec lui !&lt;br /&gt;                        Alors te revint en mémoire qu’à la fin de ta visite, Il t’avait dit qu’Il lui fallait être élevé. Mais alors, cette ascension, ne l’avait-il pas commencée en montant sur la croix ? L’élévation du crucifié devenait le dernier signe de Celui qui devait, non seulement pénétrer la vie, mais encore la mort et le péché de la puissance de l’amour de Dieu et de son pardon.&lt;br /&gt;                        L’Evangile ne nous dit pas, Nicodème, si tu es devenu croyant. Mais tous ceux et celles qui ont suivi le Christ et qui ont vécu de son Esprit, tous ceux là, ont désigné le jour de leur mort comme celui de leur véritable naissance. En témoignent les anciennes pierres tombales qui ne comportent qu’une date, celle de la naissance au ciel. Maurice Clavel, le philosophe converti de 68, l’avait désiré pour sa sépulture à Vezelay.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7556688892255913243?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7556688892255913243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7556688892255913243' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7556688892255913243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7556688892255913243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/05/nicodme.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8199021715781836402</id><published>2008-04-21T20:49:00.000+02:00</published><updated>2008-04-21T20:50:23.046+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Cabanoule&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                        Un lieu-dit du Gard, perché au dessus d’Anduze. Le « Capelan du curé » surveille ce petit hameau qui bruisse encore des marches nocturnes et des assemblées secrètes des Huguenots pourchassés qui se réfugiaient dans leur « désert » tout proche. Chênes verts et pins sylvestres unissent leurs maigres forces afin de recouvrir les sentiers forestiers de leur bienveillance ombrageuse.&lt;br /&gt;                        Pour y parvenir et en partant de l’Occident des Pyrénées, il faut changer de correspondance à Toulouse et Montpellier. Immenses gares grouillantes, pleines à craquer et vides à en pleurer. Des centaines de passagers se croisent sans un mot, sans un sourire, le regard fixe, comme si chacun flottait dans le vide, occupé à trouver son chemin parmi les autres humains inexistants. Ceux-ci pourraient être plus nombreux encore, puisqu’ils n’existent pas. Dans la brasserie quelques jeunes parlent. Les uns portent un uniforme de police, les autres celui des petits caïds des halls d’HLM. Le ton monte, la tension est palpable, le silence alentour se fait lourd de réprobations opposées, le groupe quitte les lieux. Le grand vide tourbillonnant s’installe à nouveau.&lt;br /&gt;                        Cabanoule. Au terme d’un itinéraire aux noms fleuris, une vieille bâtisse transformée en petit monastère de « La paix Dieu » et onze religieuses cisterciennes. Et, tout à coup, la sensation d’une présence, d’un plein…mais léger, d’un silence… mais habité. Des pas feutrés, des portes qui ne claquent pas, des sourires, des regards vivants… des étudiants qui bûchent leurs examens, des sessionistes sérieux. Dès quatre heures et jusqu’à vingt heures les sentinelles silencieuses et priantes de cette combe sauvage veillent, accueillent, n’imposent rien. Seule la cloche rappelle : « Si tu veux chanter les psaumes… »&lt;br /&gt;                        L’usager de la gare devenu spectateur de ce monde nouveau se pose alors la question : « La vie, la vraie, qui l’a trouvée ? Ces milliers d’automates planant au dessus d’eux-mêmes et des autres ou ces onze orantes dans leur solitude commune ? »&lt;br /&gt;                        Et cependant, dans ces gares, dans ces métropoles urbaines, chacun cherche une présence et peut être d’abord la sienne. Une présence qui vienne combler le grand vide, rompre sa solitude immense et intime. C’est le moment de recueillir dans le silence léger les mots furtifs du Libre Passant : « Je suis le chemin… Comme je suis présent à mon Père, je puis être présent à toi…mais, seulement, si tu le veux. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8199021715781836402?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8199021715781836402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8199021715781836402' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8199021715781836402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8199021715781836402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/04/cabanoule-un-lieu-dit-du-gard-perch-au.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-8716871040524738701</id><published>2008-04-10T11:07:00.001+02:00</published><updated>2008-04-10T11:11:44.284+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Vingt-Trois :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                C’est le nom du cardinal de Paris. Il pose un diagnostic clair de l’Eglise de France. Elle est fatiguée, constate-il. « Mais plus que la lassitude quotidienne qui ne nous effraie pas (il parle des prêtres diocésains), ce qui pèse le plus lourd, c’est le sentiment, plus ou moins fort, d’être entraînés comme dans un tourbillon dont ni le sens ni le but ne sont clairs et de ne pas voir encore se lever la génération de nos successeurs. » Il a raison. Ce qui est lassant et encore plus énervant, ce sont encore ces propos sempiternellement rassurants qui incitent à rester dans le tourbillon et à s’étourdir  suffisamment pour se donner au moins bonne conscience : « J’ai fait tout ce que j’ai pu, j’ai ramé comme un forçat sans changer de direction, sans remise en question de la navigation, Dieu s’y retrouvera… »&lt;br /&gt;                                L’un des ces discours est particulièrement subtil. «  De quoi vous plaignez vous les chrétiens ? La société civile, du moins en Occident, a fait siens les principes essentiels de votre religion. On se soucie des malades, on ne laisse pas les chômeurs sans allocations, on aide les mères célibataires, on éduque les enfants, on assiste les vieillards, on muselle les violents, on respecte les opposants. Bref, les droits humains sont une des préoccupations essentielles des citoyens et des gouvernants. L’Eglise a réussi puisque le message évangélique est passé dans les mœurs. Il est donc normal qu’elle se sente moins utile, qu’elle fasse moins recette. Ce qu’elle offrait autrefois sur les autels en exclusivité se retrouve sur tous les étals en sécularisé. ! » Ce genre de raisonnement rappelle l’espoir que faisaient naître les progrès de la science à la fin du 19ème siècle et que certains esprits éclairés formulaient ainsi: « Plus la civilisation se développera, plus vite la religion disparaîtra ! »&lt;br /&gt;                                C’est oublier qu’une civilisation coupée de ses racines tombe très vite en barbarie. Ce sont bien des jeunes hommes d’un pays civilisé qui ont déployé une banderole insultante dans des tribunes d’un stade. Ce sont, certainement, des gens scolarisés dans l’école de la République qui ont saccagé le carré musulman d’un cimetière militaire. Sans fouiller dans le registre raciste ou haineux, ce sont bien des enfants de gentils parents qui ont continué leurs tours de manège tout près des médecins et pompiers qui s’affairaient à soigner d’autres enfants blessés par un de ces engins emballé : « Vous comprenez ils auraient été traumatisés et... ils avaient payé leur ticket ! » Ce sont même des personnes d’un certain âge qui n’arrêtent plus leur voiture lorsqu’un cortège conduit un frère humain au cimetière ; et encore moins lorsque le monument aux morts a la mauvaise idée de se situer au bord de la route, et que, le 11 novembre, quelques attardés égrènent les « morts pour la France » en souvenir de ceux grâce auxquels nous sommes là. Et que dire encore de ces dates de fêtes religieuses qui n’évoquent plus que départs en vacances, bouchons de la circulation, ripailles des enfants de Dieu. De quoi nous plaignons nous puisque Emmaüs évoquera pour quelques initiés un Abbé coiffé d’un béret et pour les autres le bric à brac du dimanche après midi.&lt;br /&gt;                                 Oui, il est plus que temps Monsieur le cardinal, de prendre au sérieux vos propos. Les prêtres sont lassés, mais les fidèles aussi, de tenir à bout de bras un paquebot surchargé de ravitaillement spirituel dont de trop nombreux passagers n’ont plus le goût. Il est temps de mouiller le bateau dans une crique abritée, de poser les rames, de prendre le temps nécessaire pour nous demander non pas comment perpétuer notre belle civilisation, mais comment l’évangéliser. Alors, « nous et l’Esprit Saint » nous allégerons la barque et, enfin, nous nous occuperons de jeter le filet…et tous les pêcheurs savent qu’il est moins fatiguant de tirer un filet plein à craquer que de passer le temps à laver le pont !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-8716871040524738701?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/8716871040524738701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=8716871040524738701' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8716871040524738701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/8716871040524738701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/04/vingt-trois-cest-le-nom-du-cardinal-de.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1856778483617294390</id><published>2008-04-01T21:14:00.000+02:00</published><updated>2008-04-01T21:15:40.435+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;L’aronde légère&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                Les trois petites fusées venues en reconnaissance rapprochée à l’heure du printemps se sont transformées en escadrilles de chasse. Garez vous mouches, moustiques et moucherons, alerte à toute la gent ailée. Par temps d’orage vous n’échapperez pas à leur rase motte périlleux ; les jours de grand soleil évitez les balades sur les ondes azurées. Quand les Spitfires sont de sortie tout objectif visé par leur radar se transforme en cible gustative de choix. Virages sur l’aile, vrilles, piqués, vols planés, c’est un festival de l’acrobatie aérienne la plus sophistiquée, dans la catégorie des figures libres et improvisées.&lt;br /&gt;                                Les inventeurs du futur nous prédisent un avion à ailes modulables qui pourrait rivaliser avec les prouesses de l’oiseau. Icare s’en lèche les plumes de plaisir.&lt;br /&gt;                                Je lance un défi à tous les « Latécoère » du monde. Qu’ils fabriquent un avion aussi reproductible, aussi peu polluant et aussi gazouillant qu’une hirondelle de printemps et je me fais parachutiste !&lt;br /&gt;                                Emplissez le ciel joyeuses commères et racontez- nous sans fin vos voyages au long cours dans ces pays chauds qui vous accueillent, sans papiers et sans formalités, pour le seul plaisir de nous faire rêver…&lt;br /&gt;                                « Le passereau même a trouvé une maison,&lt;br /&gt;                                et l’hirondelle un nid pour elle&lt;br /&gt;                                où elle pose ses petits :&lt;br /&gt;                                tes autels, Seigneur,&lt;br /&gt;                                mon Roi et mon Dieu… »Psaume 84&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1856778483617294390?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1856778483617294390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1856778483617294390' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1856778483617294390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1856778483617294390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/04/laronde-lgre-les-trois-petites-fuses.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-622777949997105868</id><published>2008-03-20T15:40:00.001+01:00</published><updated>2008-03-20T15:40:34.146+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Passion.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                     Par deux fois cette semaine nous écouterons le récit de la Passion du Christ. « Triste fin de vie » diront certains en s’inclinant ; « héroïque destin » s’exclameront les autres en claquant du talon. La hâte de conclure cache peut-être le désarroi que provoque l’Evènement.&lt;br /&gt;                     Il y a des vies qui donnent sens à la mort. « Tout ce qui n’est pas donné est perdu ; tout ce qui est donné n’est jamais perdu » avait l’habitude de dire l’Abbé Pierre.&lt;br /&gt;                     La courte existence de Jésus a suffi pour que nous comprenions qu’Il était entièrement offert au Père et à ses frères ; que sa vie était Don de Dieu aux hommes. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie à ses amis ». Son dernier souffle signe l’acte final du don total de cette vie qu’Il tenait entièrement du Père. La mort du Christ n’est pas perte de sa vie mais don ultime de Lui même.&lt;br /&gt;                     Pourtant ce don lui sera confisqué, refusé. C’est pourquoi sa mort sera violente. «  Sa vie ne peut pas être Don de Dieu puisque Il a usurpé son titre de Fils. Il a blasphémé, tout le monde l’a entendu. Il mérite la sentence prévue…De plus s’il venait de Dieu, Celui-ci lui aurait épargné la croix ». Tels étaient les arguments imparables de ses ennemis.&lt;br /&gt;                     Réponse : « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne »… »Père, pardonne leur… » Jésus affirme, d’abord, sa souveraine liberté face à la mort. « Vous croyez me priver de la vie, c’est moi qui l’offre… » Mais surtout Jésus va au-delà du don. « Vous refusez le don ; alors je vais par delà le don ; je par-donne.&lt;br /&gt;                     Jésus transfigure la mort. D’une vie perdue, Il fait une vie donnée. D’un don refusé, Il fait un par-don.&lt;br /&gt;                     Adorons et laissons transfigurer toutes nos morts. Dans le ciel du dimanche des rameaux trois flèches noires ont fendu l’espace: les hirondelles sont de retour, elles ont traversé le long hiver noir et silencieux...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-622777949997105868?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/622777949997105868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=622777949997105868' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/622777949997105868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/622777949997105868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/03/passion.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7190617780412503249</id><published>2008-03-10T10:18:00.001+01:00</published><updated>2008-03-10T10:21:45.265+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Nécessité et Esprit Saint&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                Le téléphone sonne. C’est un vieux confrère, féru de littérature et de belles lettres : « Jean, j’ai beaucoup aimé la page 147 de tes Eclats de vie. »-  Il s’agit d’un article dans lequel je préconise de former des prêtres, à la fois réguliers et mobiles, regroupés autour de l’évêque, partageant sa mission et mis au service de prêtres ou de chefs de communautés, plus résidentiels, qui ne seraient pas tenus aux trois vœux. Et ce confrère ajoute : « Ne te fais de souci, ça vient. L’Esprit Saint y travaille. « Quand les vieux que nous sommes auront disparu des églises et que les caisses seront vides, les décisions s’imposeront d’elles mêmes. Depuis que j’ai compris cela, je suis mieux et, même, je prie mieux ! »&lt;br /&gt;                                Ce n’est pas la première fois que j’entends cet argument, y compris dans ce qu’on appelle les « instances supérieures ». Devant certaines impatiences pastorales manifestées par les jeunes prêtres que nous étions, les anciens ne se privaient de nous dire : « Tu as raison mais ne changeons rien, ça viendra tout seul. » S’en remettre ainsi à la Loi de la nécessité n’est ce pas avouer que nous avons perdu toute faculté d’anticipation, de réflexion, de prospective, toute capacité d’imagination, d’adaptation, de lecture de ces « fameux signes des temps »  chers au Concile Vatican II. Si notre Dieu n’est pas celui du passé mais celui de l’avenir, alors nous allons à Lui, mais à reculons.&lt;br /&gt;                                En outre, compter sur la nécessité pour solutionner nos difficultés, n’est-ce pas nous exposer à des décisions prises dans l’urgence, alors que les changements de comportement en matière religieuse demandent de lentes maturations et de patientes préparations.&lt;br /&gt;                                L’astuce théologique ou le flair du croyant (appelé « sensus fidei ») consiste, alors, à baptiser la nécessité du nom de l’Esprit Saint. Il n’est pas rare, en effet, de constater que, dans sa longue histoire, l’Eglise, sous l’effet de réalités temporelles souvent bien éloignées de ses préoccupations spirituelles, a procédé à des changements de cap pastoraux et même à des virages théologiques prononcés. Quelques siècles plus tard, il ne manque jamais de commentateurs avisés pour attribuer à l’action de l’Esprit Saint telle ou telle orientation ou telle ou telle institution fécondes imposées par une conjoncture imparable. C’est le cas du choix de la royauté dans la Bible. Tous les arguments, y compris théologiques, furent déployés pour éviter une telle institution qui assimilait le peuple élu aux païens. Les cuisantes défaites subies par les tribus dispersées plaidèrent en faveur du choix de la royauté qui pouvait à l’avenir rassembler une armée et l’emporter sur les ennemis de toujours. Et, au final, le roi fut considéré comme le « oint », le Christ de Dieu et capitalisa sur sa personne toutes les faveurs divines.&lt;br /&gt;                                « Quand les caisses seront vides »… « Quand nous toucherons le fond de la piscine… » « Après Jean Paul II …», maintenant « Après Benoît XVI… » Faut-il croire que l’Esprit fait tout pour vider les comptes et tuer  les papes ? Ne peut-on pas plutôt espérer qu’il sera encore là lorsqu’il faudra inventer une autre Eglise ou donner un grand coup de pied pour remonter à la surface ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                Je ne crois pas en la Nécessité fondatrice. Je crois en l’Esprit Saint qui, dans l’impérieuse nécessité où nous sommes, suscitera des fidèles chrétiens adaptés au siècle nouveau et des évêques fidèles et des papes fidèles aptes à authentifier et à encadrer la démarche de ces fidèles chrétiens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7190617780412503249?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7190617780412503249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7190617780412503249' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7190617780412503249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7190617780412503249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/03/ncessit-et-esprit-saint-le-tlphone.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5798781897404858422</id><published>2008-03-05T15:09:00.001+01:00</published><updated>2008-03-05T15:12:09.269+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Aveugle né&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                Jésus vient guérir notre regard. Il était faussé depuis que Adam soupçonnait Eve de l’avoir induit en tentation : « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre… ». De même, le péché nous avait appris à mal dire, à maudire. Il faudra, là encore, que Dieu nous réapprenne à parler et Jésus guérira les muets. Nous avons préféré écouter la parole entortillée du Serpent et, du même coup, nous sommes devenus sourds au « bien-dire » de Dieu, à sa bénédiction. « Ecoute Israël… » Il faudra que Jésus ouvre les oreilles et dissipe les malentendus.&lt;br /&gt;                                Revenons à notre aveugle. « Tu vois le mal partout ! » « Et toi tu ne le vois nulle part : Tu vois le bien partout ». C’est ainsi que se caractérise le pessimisme de l’un, l’optimisme de l’autre. Mais ces tendances peuvent prendre une tournure désastreuse. Nous connaissons tous des personnes dont le regard est à ce point altéré que tout ce qui les atteint ou tout ce qu’elles touchent perd sa rectitude initiale. «  Ton œil est-il mauvais parce que je suis bon ? » (Mt 20, 15) .Elles en arrivent à voir dans les gestes les plus courants de la vie quotidienne qui se ne prêtent à aucune ambiguïté, quelque sombre dessein qu’elles ont à déjouer. Elles s’empoisonnent la vie et elles gâchent celle des autres.&lt;br /&gt;« Toi, tu vois le bien partout  au point que l’on profite de ta naïveté et que tu te jettes dans la gueule du loup sans même t’en apercevoir ». « Bref, tu n’as aucun discernement  et tu fais le jeu de tous ceux qui vivent au dépens des autres dans ce monde de requins. » « Tu t’aveugles volontairement ! » Les extrêmes se rejoignent une fois de plus dans le manque de clairvoyance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                Jésus guérit nos cécités. Comment ? En nous apprenant à voir les choses et les gens à la manière de Dieu. Le Dieu «  qui vit que tout cela était bon » ne peut pas regarder sa création d’un « sale œil » au risque de l’empoisonner et d’en faire un enfer. Mais le mal saute aux yeux de Dieu et Celui-ci ne peut pas ne pas le réfuter et le combattre. Miséricorde pour le pécheur et justice pour le péché, un même regard sans double jeu. Voilà qui nous dépasse…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5798781897404858422?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5798781897404858422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5798781897404858422' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5798781897404858422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5798781897404858422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/03/aveugle-n-jsus-vient-gurir-notre-regard.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1084386732545211036</id><published>2008-03-03T18:44:00.000+01:00</published><updated>2008-03-03T18:45:20.197+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Dies irae&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Homélie prononcée lors des obsèques d’un de mes voisins, parti tragiquement à 53 ans&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                     A travers moi c’est tout le village, et bien plus encore, qui te dit un dernier au revoir. Nous avions pris l’habitude de te consulter quand nous nous posions des questions sur son histoire et sur l’origine de nos maisons. Sur ce sujet tu étais passionné et intarissable. Tu avais tout lu et surtout  tout retenu. Tu aimais ton village.&lt;br /&gt;                     Tu aimais ta famille. Ton épouse et tes filles étaient ta fierté. Toutes petites, tu les promenais sur ton cheval et tu leur racontais les arbres, les ruisseaux, les ponts, le bois de Laure que tu avais planté, celui de Claire que tu planterais un jour…&lt;br /&gt;                     Tu aimais ta maison. Tu l’avais amoureusement restaurée en souvenir de tes ancêtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                     Il faut croire que ces fortes passions et que ces solides attaches n’ont pas pu résister à cette vague de fond qui t’a emporté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                     Nous disons souvent que l’être humain est insaisissable, qu’il est un mystère. C’est le moment de nous en souvenir. L’homme est mystère parce qu’il est fait à la fois de visible et d’invisible, de certitudes éphémères et de doutes profonds, de sourires de façade et de tristesses intimes ; il est fidèle sur certains points, inconstant sur d’autres. L’homme est mystère parce qu’il est la seule créature finie et limitée qui soit habitée par des désirs infinis et illimités. Frères et sœurs nous sommes ainsi faits.&lt;br /&gt;                     Les croyants savent qu’un jour ou l’autre ce mystère de l’homme rencontre un autre mystère, celui de Dieu, dont nous ne finirons jamais d’explorer la largeur et la profondeur. Un Dieu infini qui se fait proche de nous ; juste qui se fait miséricordieux ; rejeté, bafoué, méprisé qui se fait pardon. Un Dieu qui accepte la mort pour mieux nous donner la vie. Mystère de Dieu qui, en Lui, unifie ce qui pour nous n’est que source de contradiction et de dislocation.&lt;br /&gt;                     C’est pour cela que j’ai choisi l’Evangile qui était celui de lundi matin et qui, vous le devinez, résonnait très fort après l’annonce de la funeste nouvelle :&lt;br /&gt;                     « Soyez miséricordieux comme le Père est miséricordieux…&lt;br /&gt;                     Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés&lt;br /&gt;                     Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés&lt;br /&gt;                     Pardonnez et vous serez pardonnés… » Luc 6,36&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1084386732545211036?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1084386732545211036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1084386732545211036' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1084386732545211036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1084386732545211036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/03/dies-irae-homlie-prononce-lors-des.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-9011393055602233165</id><published>2008-02-26T21:04:00.002+01:00</published><updated>2008-02-26T21:09:30.049+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Re « Femme de Samarie »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                            Il y a plus de 50 ans que j’entends ou que je lis l’histoire de la Samaritaine dans le chapitre 4 de St Jean. Un homme a soif, s'approche du puits. Il demande à boire à une femme en outrepassant les interdits du pur et de l’impur qui réglaient les relations entre juifs et samaritains soupçonnés d’être les idolâtres des cinq baals ou maris.&lt;br /&gt;                                            Et voilà qu’au bord du puits la conversation s’engage et s’approfondit au point qu’au terme du chapitre la Samaritaine découvre, en elle, une soif d’infini et devant elle, une source inépuisable qu’elle appelle le Messie.&lt;br /&gt;                                            Il a fallu que j’attende jusqu’à ce jour pour me rendre compte que finalement l’homme qui avait soif n’a pas bu …du moins le texte n’en dit rien.&lt;br /&gt;                                            N’est ce pas l’expérience que nous faisons lorsque nous partageons un repas entre amis et que le dialogue se fait si riche, la rencontre si intense qu’à la fin nous avons totalement oublié, non pas de manger, mais ce que nous avons avalé ?&lt;br /&gt;                                            Dans une société consommatrice dont le premier commandement s’énonce ainsi : « Tout, Tout de suite et Tout le temps », où le seul but de l’existence consiste à se gaver de bruit, d’images, de portable, d’Internet, de musique, il est bon de relire ce texte. Jésus ne se jette pas sur cette eau qui pourrait combler sa soif. Il entame un dialogue. Il fait preuve, d’abord, d’un certain respect pour cette femme (elle n'est pas un simple porteur d'eau), et, surtout, de retenue face à son besoin immédiat.&lt;br /&gt;                                            C’est tout le sens du carême. Avant d’assouvir tes envies, prends le temps de réfléchir, demande toi où est l’essentiel, ce qui te fais grandir ou ce qui te rendras esclave.&lt;br /&gt;                                            On aurait pu penser que cette lumineuse leçon de catéchisme avait ouvert l’appétit de Jésus. Les disciples en étaient persuadés qui l’invitent à casser la croûte. Même pas… « J‘ai une nourriture que nous ne connaissez pas »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-9011393055602233165?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/9011393055602233165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=9011393055602233165' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/9011393055602233165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/9011393055602233165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/02/re-femme-de-samarie-il-y-plus-de-50-ans.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1118394477791876206</id><published>2008-02-19T09:08:00.002+01:00</published><updated>2008-02-19T23:14:35.278+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Polémique&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;. Il se passe décidemment des choses étranges dans mon pays !&lt;br /&gt;Les gazettes et les radios s’en donnent à cœur joie. Le président de la République leur a donné un os à ronger que l’on croyait râpé jusqu’à la moelle par la loi de 1905, blanchi et enterré sous un siècle de vieilles rancunes et de faux débats: « Dieu est-il soluble dans la République ? ». C’est dans ces termes hautement « lyophilisés » que certains titres résument les propos présidentiels tenus lors d’une visite à Rome ou devant le comité représentatif des institutions juives de France.&lt;br /&gt;Lorsque le Révérend Père Régis Debray affirme l’importance du fait religieux dans l’histoire des sociétés, jusqu’à en conseiller l’étude dans les écoles ; lorsque les docteurs de la Loi, -les philosophes en vogue- affirment la nécessité de transcendants pour maintenir une cohésion sociale, aucune ligue, aucun comité de pensées éclairées ne s’insurge contre cette prise de position outrageusement discriminatoire vis-à-vis de ceux qui refusent toute référence transcendantale ou religieuse ! Tout se passe comme si chacun avait le droit de penser que les religions ont joué un rôle primordial dans le développement des civilisations mais il y aurait, en démocratie, des lieux où il est interdit d’en parler et des personnes qui sont priées de se taire.&lt;br /&gt;Par contre quand un journaliste de RTL affirme dans une émission matinale qu’un tiers des prêtres du diocèse de Bayonne est homosexuel, qu’un autre tiers vit maritalement et qu’enfin le dernier tiers vit dans l'abstinence, il est évident que la laïcité n’est pas bafouée, que ce journaliste n’a tenu que des propos privés et que l’information des Français est rigoureusement respectée. Pour preuve, aucune association de défense des minorités insultées n’a levé le petit doigt ni ouvert la bouche pour assigner en justice pour diffamation, ce professionnel de la rumeur assassine.&lt;br /&gt;Les deux évènements ne sont pas similaires, j’en conviens. Mais leur coïncidence m’a troublé.&lt;br /&gt;Cette retenue que l’on est en droit de demander au Chef de l’Etat, pourrait-on aussi l’exiger de ceux et celles qui se complaisent à se faire les dents sur de vieux os durcis ? Retenez-vous icônes saintes du petit écran, grands prêtres des ondes longues et parfois très courtes, thuriféraires des nouvelles certitudes éphémères et nous nous retiendrons… de mordre ou de gémir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1118394477791876206?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1118394477791876206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1118394477791876206' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1118394477791876206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1118394477791876206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/02/polmique.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5379962170267345334</id><published>2008-02-04T10:52:00.000+01:00</published><updated>2008-02-04T10:53:37.708+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Heureux !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                     Cette semaine : que des bonnes nouvelles. Le colosse financier se découvre des pieds d’argile et boite bas ; la bourse percée de flèches perfides se dégonfle ; le pouvoir d’achat ne remonte pas ; la cote du président s’effondre ; les taxis sont dans la rue ; d’ailleurs où devraient-ils être ?&lt;br /&gt;                     Et voilà que l’Evangile, qui clôture cette faste semaine, nous déclare « Heureux ». Ce sont les béatitudes de Matthieu. On reconnaît bien l’incorrigible naïveté du prophète de Nazareth !&lt;br /&gt;                     « Heureux !» Ce terme sonne faux dans une église. On a tellement dit que les chrétiens sentaient le renfermé, suintaient l’ennui, transpiraient la tristesse que nous nous y sommes habitués. Or notre Dieu veut notre &lt;strong&gt;bonheur&lt;/strong&gt; ! Les textes de la première Alliance en témoignent. 24 fois les mots « bonheur » et «  heureux » reviennent dans le Deutéronome, 46 fois dans les Psaumes. Le premier d’entre eux débute par « Heureux l’homme… »&lt;br /&gt;                     De quel bonheur s’agit-il ? Tout simplement de celui que nous goûtons quand, dans un groupe d’amis, nous vivons ces moments bénis où l’atmosphère se fait légère, où la connivence s’installe, où la prévenance devance toute attente. Ce bonheur humain se résume en quatre mots « vivre ensemble en frères ». Et quand « vivre ensemble en frère » devient la raison d’être de chacune de nos vies, alors nous apprécions notre bonheur en faisant celui des autres. Coup double !&lt;br /&gt;                     Mais pour « vivre en frères » encore faut-il avoir un même Père. Or chacun sait combien il est difficile au sein d’une même famille, entre frères et sœurs de même sang, de vivre « en frères ». Alors comment y parvenir entre personnes que tout oppose? Cela tient du miracle.&lt;br /&gt;                     Une enquête récente nous apprend que pour la première fois depuis longtemps, la baisse de la pratique religieuse est enrayée. Devinez où ? Là où on s’y attendrait le moins. Dans les banlieues de grandes villes. Là, le dimanche, des hommes et des femmes de toutes couleurs, de toutes origines célèbrent l’Eucharistie dans des communautés joyeuses, bigarrées, accueillantes et contagieuses. Il leur arrive souvent de partager, au cours du repas qui prolonge la célébration, les spécialités de leur pays d’origine. Ces personnes récemment implantées en France, éloignées de leur famille reconstituent dans la Foi au même Père une famille nouvelle. Si le miracle s’accomplit dans la grisaille des tours et des barres en béton, pourquoi pas chez nous ?&lt;br /&gt;                     Nous sommes frères parce que reconnus et aimés par le même Père. Quand Jésus proclame ses béatitudes, il ne dit pas autre chose. Tu es pauvre, tu es insulté, méprisé, injurié, victime d’injustice, tu as un Père et rien ne peut te séparer de l’amour de ce Père. Et cela change tout ! Ta vie peut reprendre sens, tu peux affronter tes limites et celles des autres, tu peux être au sommet de ta forme comme au fond du trou, tu as un Père. Cette richesse est inestimable et nul ne peut te la ravir. Alors tu pourras retrouver ta sérénité et « cerise sur le gâteau » tu connaîtras la joie !&lt;br /&gt;                     « Demeurez en mon Amour…comme moi je demeure en son Amour&lt;br /&gt;Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous …Jn 15,11&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5379962170267345334?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5379962170267345334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5379962170267345334' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5379962170267345334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5379962170267345334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/02/heureux-cette-semaine-que-des-bonnes.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3281771787273046578</id><published>2008-01-17T18:03:00.000+01:00</published><updated>2008-01-17T18:06:28.590+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Politique de civilisation&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                            C’est donc le titre d’un ouvrage d’Edgar Morin repris dans un discours présidentiel. Qui pourrait s’opposer à ce souci de mettre l’homme au centre de la politique comme l’a rappelé le sociologue célèbre ? Il y a déjà quelques années que les débats les plus divers s’achèvent par cette conclusion imparable : « Il faut remettre l’homme au centre du dispositif ! ». En général tout le monde approuve, d’autant que personne ne se risque à poser la question : « Mais quel homme exactement? ». C’était bien l’avenir radieux de l’homme que souhaitait la dialectique historique marxiste ! C’est son bien-être que prétend apporter le libéralisme. C’est sa sécurité que défend l’arsenal de la législation sociale. L’ennui, c’est que l’être humain ne réduit ni à son travail, ni à son salaire, ni à ses avantages sociaux. Il est tout cela et plus encore. Il est tout cela et tout autre !&lt;br /&gt;                                Certains audacieux prétendent même qu’au-delà des régimes politiques variés et des cultures différentes, le fonds religieux de l’homme peut contribuer à lui donner un sens de la vie et de la mort qu’il puisse partager avec tous ses congénères. Cette référence religieuse aurait même, affirment-ils, présidé à l’origine des grandes civilisations. A partir de ce constat, un mouvement d’opinion s’est crée pour reconnaître la place du fait religieux comme composante essentielle de l’histoire d’une nation.&lt;br /&gt;                                Faire barrage à l’économisme pur et dur, endiguer les méfaits du culte de l’argent roi, barrer la route à la marchandisation de l’être humain, voilà un programme qui recueille les suffrages unanimes de tous ceux qui gardent encore un zeste de sensibilité humaniste. Mais trop n’en faut ! Mettre en évidence le fondement religieux du respect de la personne humaine du début jusqu’à la fin de sa vie, rappeler qu’un enfant à besoin d’un père et d’une mère et d’un environnement affectif stable, dire que le pardon peut exister, qu’une société a besoin de temps communs de partage et de convivialité…relève de l’outrage à citoyen français éclairé! Voilà, pour le coup, tous ceux qui voulaient « remettre l’homme au centre du dispositif », voler au secours de la laïcité trahie, subodorer les relents d’un nouveau cléricalisme et se scandaliser qu’un président de la République française rappelle au Vatican qu’un pays a besoin de repères communs que la religion peut contribuer à établir.&lt;br /&gt;                                Je préfèrerais que tous ces défenseurs d’une société cadenassée aiguisent leurs griffes et profèrent leurs anathèmes à l’encontre de ceux qui veulent réhabiliter une « politique de civilisation » et qui par ailleurs s’acharnent à démolir celle-ci ou ce qu’il en reste. Libérer le travail le dimanche sous prétexte de « gagner plus », laisser entendre que les couples homosexuels pourront devenir parents sous prétexte d’égalité, passer devant notaire pour divorcer sous prétexte de désengorger les tribunaux, n’est ce pas considérer l’être humain soit un outil de travail soit comme un bien mobilier ou immobilier ! Vous avez dit : « Civilisation » Monsieur le Président ? Il faut revoir soit la copie soit les travaux dirigés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3281771787273046578?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3281771787273046578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3281771787273046578' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3281771787273046578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3281771787273046578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/01/politique-de-civilisation-cest-donc-le.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6632399819938130967</id><published>2008-01-08T21:34:00.000+01:00</published><updated>2008-01-08T21:35:51.323+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Signe.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                Le Concile Vatican 2 a rendu un grand service à l’Eglise de notre temps en présentant celle-ci comme un sacrement, c'est-à-dire, selon la vieille définition de nos catéchismes, comme un « signe visible et efficace ». Je repensais à cela en relisant les textes qui précédent Noël et ceux de la nativité. « Le Seigneur lui-même vous donnera un&lt;strong&gt; signe&lt;/strong&gt; : la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils… » disait Isaïe au roi Achaz (Is 10,14). Quand les bergers cherchent l’enfant Jésus, les anges les préviennent: « Et ceci vous servira de &lt;strong&gt;signe&lt;/strong&gt; : vous trouverez un nouveau né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire » Lc 2,12.&lt;br /&gt;                                Ainsi le salut du monde tient à la naissance d’un bébé, né au hasard d’un voyage imposé par la puissance publique. Le projet de Dieu sur le monde va même attendre une trentaine d’années que cet enfant atteigne sa maturité humaine pour que son identité divine et sa mission se manifestent à quelques uns. Signe totalement déconcertant pour les humains que nous sommes. Nous aurions trouvé mieux qu’un évènement aussi dérisoire et aléatoire en face des enjeux espérés.&lt;br /&gt;                                Ainsi y a-t-il des jours où nous avons du mal à croire que le salut du monde est entre les mains, non plus d’un enfant, mais d’une Eglise si banalement humaine. D’ailleurs il ne manque jamais d’esprits forts et lucides pour pointer régulièrement l’inadéquation entre le but poursuivi et le moyen mis en œuvre.&lt;br /&gt;                                C’est ici que la notion de signe est intéressante, car le signe ne se confond pas avec la réalité. De même que l’humanité du Christ ne recouvre pas la réalité de la rédemption du monde, de même l’Eglise dans sa visibilité ne se confond pas avec le salut de l’humanité.&lt;br /&gt;                                Elle est signe, rien de plus, rien de moins. Un signe doit désigner. Il doit donc se différencier de la réalité, se tenir à distance pour montrer. Dans notre cas, l’Eglise est signe du salut divin mais elle n’est pas le Royaume. Si elle est signe d’une réalité Autre, elle ne peut pas, non plus, se confondre avec le monde où cependant elle vit. D’autre part le signe doit être lisible par les hommes auxquels elle s’adresse, sinon il ne sert à rien. Telle est la position inconfortable du chrétien. Il était averti depuis longtemps : « Vous êtes dans ce monde mais vous n’êtes pas du monde ».&lt;br /&gt;                                Dans tous les cas, cette idée d’Eglise sacrement ou signe devrait relativiser l’amertume qui est souvent la nôtre, devant la réduction affichée du nombre des chrétiens dans notre pays, la diminution du clergé ou la perte de l’influence culturelle qui était celle de l’Eglise de notre jeunesse. Le défi à relever consiste avant tout à vivre notre spécificité de signe, tout en restant visibles et lisibles aux yeux de nos contemporains. C’est ainsi que nous pourrons évangéliser les cultures actuelles, y compris les restes de notre civilisation chrétienne, dont certains déplorent la disparition tout en s’employant à en saper les fondamentaux…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6632399819938130967?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6632399819938130967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6632399819938130967' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6632399819938130967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6632399819938130967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/01/signe.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3207724082543987423</id><published>2008-01-02T10:27:00.000+01:00</published><updated>2008-01-02T10:28:10.361+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>2008  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La vérité est une immense verrière tombée en terre, éclatée en mille morceaux. Les hommes se précipitent, se penchent, prennent un fragment, le brandissent comme une arme en disant : « Je tiens la Vérité ».&lt;br /&gt;Il faudrait patiemment rassembler vos morceaux, les souder au ciment de l’amitié et enfin la Vérité ferait chanter la lumière. »&lt;br /&gt;                     Ces paroles de Jean Sulivan, mort il y a 20 ans ne vous paraissent-elles très actuelles ? Elles ont inspiré mon titre : « Eclats de vie (1) ».&lt;br /&gt;                     Je vous souhaite en ce Noël et pour cette nouvelle année de trouver ce ciment de l’amitié et la lumière chatoyante de votre verrière reconstituée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) éditions Anne Sigier&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3207724082543987423?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3207724082543987423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3207724082543987423' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3207724082543987423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3207724082543987423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2008/01/2008-la-vrit-est-une-immense-verrire.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5492829632874720574</id><published>2007-12-28T18:51:00.000+01:00</published><updated>2008-01-03T09:54:07.349+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;24 Décembre La nuit.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Il faisait nuit. Toute l’humanité était là, elle veillait ou sommeillait.&lt;br /&gt;- C’étaient d’abord, ceux et celles qui n’avaient pas ouvert leur porte et qui s' endormaient paisiblement comme s’ils n’avaient ni vu ni entendu cette petite jeune femme blême prête à accoucher.&lt;br /&gt;- Hérode, le tyran sanguinaire, avait du mal à trouver le sommeil : le roi des juifs annoncé par les mages n'allait-il pas renforcer l'opposition à son régime ?&lt;br /&gt;- Les bergers assoupis gardaient un œil sur les troupeaux, scrutaient parfois les étoiles, ils disaient entendre la voix des anges. Ils n’avaient pas bonne réputation dans le pays à cette époque là..&lt;br /&gt;- Il y avait, encore, ceux et celles qui, dans la nuit de leur foi, avaient gardé un brin d’espérance. Ils s’appelaient Zacharie, Elisabeth, Siméon, Anne, Marie et Joseph. Leur famille vivait à proximité du Temple de Jérusalem dans l’attente d’un salut que Dieu seul pouvait donner.&lt;br /&gt;- Enfin, étaient là, rassemblés par hasard, tous ceux et celles qui se croisaient dans cette hostellerie ou plutôt ce caravansérail ? Ni bons ni mauvais, de braves gens qui avaient trouvé refuge pour eux et leurs bêtes. Autour du feu, ils s’étaient donné les nouvelles habituelles : la santé des parents, les caprices du temps, l’impôt de l’occupant, les histoires des gens importants.&lt;br /&gt;- Installée à la hâte dans la partie réservée aux animaux Marie accouche. Elle qui avait rêvé de l’intimité de la maison de Joseph, de la proximité de ses parentes combien efficaces dans ces moments là, voilà qu’elle devait retenir ses cris de douleur, supporter la curiosité des étrangers et la propreté douteuse d’un lieu public.&lt;br /&gt;Il faisait nuit. Toute l’humanité était là, elle veillait ou sommeillait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, il fait nuit. Toute l’humanité est là, elle veille ou elle sommeille.&lt;br /&gt;Elle était noire la nuit de Bethléem et bien peu reconnurent la lumière de la crèche. Ne nous étonnons pas que 20 siècles plus tard, elle soit noire pour les uns, grise pour les autres, artificiellement illuminée pour beaucoup. Ce qui compte, c’est qu'elle n’ait pas éteint la lumière; que la mort n'ait pas englouti la vie; que le mal n'ait pas tué le bien; que, malgré tout, des hommes, des femmes ,des jeunes, et des anciens, des associations, des communautés soient encore capables non pas d’illuminer la nuit, mais de faire briller un petit reflet de la lumière de Dieu. Petite flamme fragile, battue par tous les vents, parfois mourante mais suffisante pour nous permettre de marcher dans le noir et pour croire que la ténèbre n'aura pas le dernier mot. Vive la nuit, quand elle s’appelle Noël.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5492829632874720574?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5492829632874720574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5492829632874720574' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5492829632874720574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5492829632874720574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/12/24-dcembre-la-nuit.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-5281916552048693081</id><published>2007-12-19T16:29:00.000+01:00</published><updated>2007-12-19T16:32:12.531+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Samantha&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                        Elle a encore les jambes frêles d’une petite fille qui n’a pas eu tout l’espace nécessaire pour grandir et s’étirer. Elle a le corps trapu de toutes ces femmes du monde qui portent sur le dos le poids écrasant de la misère et du mépris, hérités d’une condition sociale sans horizon. Elle a six ans, elle est mexicaine, et sa maman, Françoise, au prix d’une âpre lutte, l’a sortie de son orphelinat et d’une enfance saccagée.&lt;br /&gt;                         Samantha a reçu le baptême. Et voilà qu’elle se rattrape de tous les sourires jusque là contenus. Pôle unique d’attentions, elle laisse éclater un bonheur spontané et communicatif. Parfois, cependant, elle ferme intensément les yeux. Que cache t-elle sous le voile de ses paupières ? Quels souvenirs viennent interrompre le rire enfantin ?&lt;br /&gt;                        Françoise est « aux anges ». Elle est, cependant, bien consciente de ce qui l’attend. « Qui sera cet enfant ? » disait-on de Jean Baptiste. Pourra t-elle, seule, faire face ? Elle est déjà confrontée au constat du « prophète » de Kalil Gibran : « Vos enfants ne sont pas vos enfants… ». C’est, ici, que les adultes prennent peut-être mieux conscience de ce surcroît de paternité qu’offre le baptême. « Je te reçois dans la famille des fils et filles de Dieu dont je suis l’aîné » lui dit le Christ. Jean Pierre, Geneviève, Raymond ses parrains et marraine savent eux aussi que leur rôle ne se limitera pas à quelques cadeaux ou souhaits d’anniversaire. Marcel et Domi sont là, eux aussi, avec Cécilia et Hugo, leurs deux petits mexicains issus du même orphelinat. Inconscients eux aussi ? Doux rêveurs ? Ils témoignent au contraire d’une mûre réflexion, d’une énergie sans faille, mais surtout d’un amour, enfin, exaucé et débordant.&lt;br /&gt;                        D’aucuns diraient : « Il y avait des ondes positives, autour de cette fête paroissiale et familiale ». Il y avait, avant tout, une présence positive, celle de l’Esprit du Christ. Comme par hasard, tous ces couples ou célibataires s’étaient connus dans des camps et autres mouvements de jeunes où ils avaient déjà expérimenté une simple loi: le bonheur est partagé ou il n’est pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-5281916552048693081?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/5281916552048693081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=5281916552048693081' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5281916552048693081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/5281916552048693081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/12/samantha-elle-encore-les-jambes-frles_19.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6495883080209698909</id><published>2007-12-11T10:31:00.000+01:00</published><updated>2007-12-11T10:36:45.018+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ecologiste ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                            Question : Quel écologiste a écrit ces lignes ? Al Gore, prix Nobel ? Nicolas Hulot sur sa montgolfière ? Ou José Bové entre deux bouffées de pipe ?&lt;br /&gt;                                                           « La terre en deuil se dégrade, le monde entier dépérit et se dégrade, avec la terre dépérissent les hauteurs. La terre a été profanée par ses habitants, car ils ont transgressé les lois, ils ont tourné les préceptes, ils ont rompu l’alliance éternelle. C’est pourquoi la malédiction dévore la terre, ceux qui l’habitent en portent la peine. C’est pourquoi les habitants de la terre se consument, il n’en reste que très peu… IL ne reste dans la ville que désolation et la porte, démolie, est en ruines. Dans le pays et parmi les peuples, c’est comme la gaulage des olives, comme le grappillage des raisins, quand la vendange est finie…&lt;br /&gt;La terre se brise, la terre vole en éclats, elle est violemment secouée. La terre vacille comme un ivrogne, elle est agitée comme une cabane… »&lt;br /&gt;                                                                       L’écolo en question n’est autre que le prophète Isaïe dans les chapitre 24 et 25. Le contexte de l'époque n'est pas celui des préoccupations environnementales. Mais les pourfendeurs de la tradition Judéo- Chrétienne coupable, à leurs yeux, de lèse nature à cause du « Soumettez la terre » de la Genèse, feraient bien de relire ces textes… si, du moins, ils les ont déjà lus !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6495883080209698909?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6495883080209698909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6495883080209698909' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6495883080209698909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6495883080209698909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/12/ecologiste-question-quel-cologiste-crit.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3453769755840081009</id><published>2007-12-09T21:08:00.000+01:00</published><updated>2007-12-09T21:12:09.077+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Gaston Berger&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;                                   « Au stade où nous sommes, il nous faut des inventeurs, soit pour la recherche fondamentale, soit pour le transfert des vérités scientifiques en règles techniques, soit pour la création administrative ou sociale. Ce sont des inventeurs que l’enseignement doit promouvoir. ..De ce qui précède deux conséquences peuvent être tirées :l’une est que l’instruction qui donne des connaissances doit céder le pas devant l’éducation qui forme des hommes ; l’autre est que l’éducation doit être permanente ».(1)&lt;br /&gt;                                   A l’occasion de la mort de Maurice &lt;strong&gt;Béjart&lt;/strong&gt;, je me suis souvenu qu’il était le fils d’un industriel devenu philosophe : Gaston Berger, que l'on appelait le père de la prospective. En 1970, alors que je préparais ma maîtrise, ses idées, développées dans les années 60, m’avaient passionné. Presque 50 ans après, elles n’ont pas perdu une ride.&lt;br /&gt;                                   Gaston Berger est oublié…Que restera-t-il de Maurice Béjart dans cinquante ans ? La prospective a des limites !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;(1)G. Berger « L’homme moderne et son éducation Paris PUF 1962&lt;/em&gt; »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3453769755840081009?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3453769755840081009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3453769755840081009' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3453769755840081009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3453769755840081009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/12/gaston-berger.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2759856013176940844</id><published>2007-12-05T15:06:00.000+01:00</published><updated>2007-12-05T15:08:12.725+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Tamanrasset.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                      Tam pour les intimes ou pour les « pro » du désert qui n’économisent point les explications et les commentaires de leurs anciennes randonnées. Ville de la précarité qui tient à quelques réserves d’eau. Une quarantaine de personnes du temps du Frère Charles, 100000 aujourd’hui. Depuis 1990, un afflux de population fuyant le terrorisme du Nord de l’Algérie, a élargi grandement le territoire urbain et a multiplié les problèmes d’approvisionnement d’eau. Il faudra désormais la chercher à 600 Kms de là.&lt;br /&gt;                                               Au cœur de cette ville, une petite communauté: Trois sœurs, un prêtre, quelques africains venus de pays voisins, maintiennent la présence chrétienne. Un accueil sans condition, avec pour seul trésor à offrir un sourire permanent et le témoignage d’une vie aussi dépouillée que celle des gamins qui grouillent tout autour.&lt;br /&gt;                                               Le premier ermitage de Foucauld est toujours là, offrant sa fraîcheur, son silence habité et son dénuement. Plus loin, le fortin construit par ses soins, afin de protéger ses voisins d’infortune des rezzous étrangers.&lt;br /&gt;                                                Etrange impression de côtoyer une &lt;strong&gt;sainteté de l’extrême&lt;/strong&gt;. Un être destiné aux honneurs militaires qui se complait dans le dernier rang ; un moine rompu à la contemplation et qui souhaite évangéliser tout le Maghreb ; un colonisateur qui sauve la culture des Touaregs ; un prêtre « collé » à la présence Eucharistique et qui est privé pendant des mois de la messe ; un croyant qui se sait pécheur et qui ne se confesse que rarement etc…&lt;br /&gt;                                               De Tamanrasset à l’Assekrem, six jours de marche sur une autre planète. Humble sensation de cheminer sur une &lt;strong&gt;terre, elle aussi, de l’extrême&lt;/strong&gt;. A croire que ce paysage empierré, asséché, venté, raboté, ne peut produire que des Seigneurs de la guerre aussi farouches de ces pics torturés, ou des Saints, réduits par la pauvreté à la transparence de Dieu et à l’hospitalité des hommes.&lt;br /&gt;                                               Silencieuse admiration pour ces chameliers qui  au terme de la marche quotidienne se prosternent vers l’Est et font leur prière avec le naturel et la spontanéité qui présideront ensuite au rituel du thé. « M’Ba, j’ai vu que tu faisais ta prière, comme moi. Je prierai pour que tu soies un vrai musulman. Je te demande de prier pour que je sois un vrai chrétien ». Ainsi ai- je quitté notre guide et sa fascinante planète.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2759856013176940844?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2759856013176940844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2759856013176940844' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2759856013176940844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2759856013176940844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/12/tamanrasset.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2426575577404844350</id><published>2007-11-30T14:50:00.000+01:00</published><updated>2007-11-30T14:52:25.147+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;De l’Assékrem.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;     &lt;em&gt;                               Méditation partagée au cours d’une messe célébrée dans l’ermitage de Charles de Foucauld, accroché au centre de l’un des sites les plus splendides et les plus arides du monde. Une messe de commencement du monde&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;« Tu es béni Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, nous te le présentons, il deviendra le pain de la Vie….et nous serons unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. ». « Comment cela peut-il se faire » dirait Marie ?&lt;br /&gt;            Par le pain et d’abord par le blé, le Christ, assimile en sa personne, toutes les forces de gestation du cosmos, mais, en outre, tout le travail de l’humanité. Le monde et l’humanité deviennent son corps. C’est le constat qu’Il fait lui même. « Ce pain est mon corps, ce vin est… » Il les assimile et les assume. Idem pour le vin.&lt;br /&gt;            En lui, en son corps, le pain n’apparaît plus seulement comme le fruit de la terre et du travail humain, mais comme le présent de Dieu, son offrande à l’homme. En conséquence, le pain devenu son corps, n’est plus le signe de l’avoir, de l’appropriation ou de la pénurie mais celui du partage (les multiplications). Au lieu d’être pris à l’autre ou à Dieu, il est offert à autrui et rendu au Créateur.&lt;br /&gt;            Le vin n’est plus signe de l’ivresse, de la démesure, de la violence, de la possession divine ou démoniaque mais des noces et de l’alliance (Cana) et de la joie.&lt;br /&gt;            En sa personne le monde et l’humanité recréés ainsi dans leur identité première n’échouent plus dans l’insatisfaction permanente ou dans la violence endémique mais sont matière à une action de grâce réciproque ente ciel et terre.&lt;br /&gt;            Nourris de ce corps et de ce sang, de ce pain et de ce vin du Royaume nouveau, participant à l’action de grâce éternelle du Christ, nous devenons nous-mêmes « offrandes spirituelles agréables à Dieu » (St Paul) et par nous, c’est le monde et l’humanité qui s’offrent à l’amour divin et cela en continu.&lt;br /&gt;            Ainsi la messe n’est jamais finie tant qu’elle n’est pas non seulement « messe sur le monde », mais messe du monde et de tous les hommes, « unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2426575577404844350?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2426575577404844350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2426575577404844350' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2426575577404844350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2426575577404844350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/11/de-lasskrem.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7011030505284450725</id><published>2007-10-29T11:29:00.000+01:00</published><updated>2007-10-29T11:32:23.036+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ecclesia 2007.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                   Tous les ingrédients d’un grand show médiatique étaient réunis : Une foule chauffée par des chanteurs professionnels, une sonorisation à la dimension d’un vaisseau sous terrain gigantesque, une technique audio visuelle sans défaillance, des intervenants de haute volée, un maintien de l’ordre souriant, un peuple bon enfant. Et, malgré tout, une écoute soutenue, une application studieuse, un silence intense qui laissait passer comme une « brise légère », un souffle de Dieu.&lt;br /&gt;                        On nous a dit que la catéchèse ou l’Evangélisation devait se faire « Hospitalité ». Que celui qui reçoit et celui qui est reçu s’accueillent mutuellement. L’intention est belle et louable, la mise en œuvre plus délicate. Elle pose la question des conditions d’un véritable accueil. Faut-il aussitôt ouvrir grande la table et inviter à la communion, ou bien prendre le temps de l’initiation, sachant que celle-ci est déjà de l’ordre de la grâce. ? Il me semble qu’il faut revenir à l’usage antique qui voulait faire progressivement passer les invités de la table de la Parole à celle de l’Eucharistie. J’ajouterai même une première table, celle de la vie. N’y a t-il pas déjà travail de grâce à échanger une parole en vérité et en profondeur, à rendre compte, chacun, de la foi et des convictions qui le font vivre, des soucis et des peines qui le font souffrir ? Viendra ensuite la confrontation avec la Parole et son explication. Si ces deux tables nous nourrissent, elles nous ouvrent l’appétit et elles élargiront notre désir de partager la Table du Pain, qui nous fait être un même corps.&lt;br /&gt;                        Si les deux premières tables sont négligées, la troisième sera vite désertée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7011030505284450725?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7011030505284450725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7011030505284450725' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7011030505284450725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7011030505284450725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/10/ecclesia-2007.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1924569849746197114</id><published>2007-10-03T17:50:00.000+02:00</published><updated>2007-10-03T17:53:07.798+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Discussion avec un élu du peuple…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                                        …La soixantaine alerte et active, mais…inquiète. Inquiète parce qu’il se demande si les valeurs et les convictions qui ont guidé sa vie et son engagement citoyen ne vont pas tout simplement disparaître dans le grand nivellement par le bas auquel nous assistons. Avec lui, j’en arrive à penser que les nouvelles générations seront bientôt dans l’incapacité même de recevoir cet héritage, sachant, comme le disait déjà St Thomas, que ce qui est reçu est reçu selon le mode de réception du récipiendaire. Or si le mode de réception est totalement étranger à la chose reçue, comment la transmission pourra t-elle se faire?&lt;br /&gt;                                                                                  Il me semble, en effet, que nous avons connu deux voies d’accès au « milieu  humain » : &lt;strong&gt;La nature&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;la culture&lt;/strong&gt;. Ou plus exactement la culture de la terre-mère et celle du travail et de l’activité humaine. Le quotidien de nos parents et grands parents était encore tout imprégné de la vie campagnarde. Elle imposait ses lois que la tradition judéo chrétienne et sa théologie de la création avaient totalement investies de ses valeurs. Il en était résulté une telle osmose que celui qui suivait peu ou prou le mode de vie terrien baignait dans un religieux qui donnait sens à la vie. La littérature actuelle que l’on appelle « de terroir » fait ses délices du souvenir de cette période là.&lt;br /&gt;                                                                       La nature a pris ces distances, ou plutôt l’homme a appris à se passer d’elle. C’est alors la culture qui a pris le relais. Cette culture, dont on pouvait parler encore au singulier, était un mixte de nature maîtrisée par les sciences et de l’idée chrétienne de salut par les « œuvres ». Cette culture là, pouvait encore donner à une majorité d’hommes et de femmes de la fin du 20ème siècle, un corps de pensée capable de maintenir une certaine cohésion sociale et de donner des raisons de vivre et des codes de conduite. Nous constations, lui et moi, avec une certaine reconnaissance, que nous faisions partie de la dernière génération qui avait bénéficié de ces deux cultures.                                                    &lt;br /&gt;                                                                       Aujourd’hui, quelques courants écologistes s’emploient à rendre artificiellement sa place à la nature dans une société qui n’a plus de lien charnel avec elle. Celle-ci devient alors sujet d’études ou objet de culte. Quant à la culture, elle est devenue plurielle et précaire parce qu’avant tout utilitaire. Ces &lt;strong&gt;nouvelles cultures&lt;/strong&gt; participent à la grande marchandisation universelle ou à la consécration de la futilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Les deux chemins qui menaient plus ou moins aux « sources de la morale et de la religion » ayant disparu, il ne reste plus, pour celui qui la chance de la rencontrer, que la voie directe de la religion pour donner sens à l’humain. C’est, peut être, ce qui expliquerait le fameux retour du religieux. Avant de s’en réjouir trop vite, il faut au préalable évaluer les risques de cet accès raccourci.&lt;br /&gt;                                                           Premier risque, celui du refuge. Celui ou celle qui fait l’expérience d’un autre monde possible a tendance à s’y réfugier comme dans une bulle que ne pourraient pas atteindre les effluves nauséabonds du monde des autres. D’où la tendance à penser qu’il ne faut pas sanctifier le monde mais le combattre ou plus simplement l’ignorer. Un évêque s’étonnait récemment que certains jeunes prêtres ne lisent pas la presse locale !&lt;br /&gt;                                                           Deuxième risque, le tout liturgique. La liturgie étant le lieu par excellence de la relation avec Dieu, tout l’effort « pastoral » va se concentrer sur elle, et plus particulièrement sur l’expression du « sacré » au détriment de la compréhension et de la participation de l’homme. Ainsi la liturgie va se réduire à l’observation minutieuse et codée des rites et le bon liturge sera spécialiste du droit canon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de la discussion : &lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1-     Détecter les secteurs porteurs. Quelles sont les réalités humaines qui mobilisent nos contemporains et qui peuvent constituer un appel pour inventer une culture ? Cette recherche demanderait une analyse plus fine. Mais ce qui paraît « porteur » pour les hommes et les femmes de ce temps, c’est tout ce qui touche la vie privée, intime ; c’est encore la famille et les relations de proximité ; c’est aussi la sphère du social et de la charité entendue dans son acception la plus large (cf. l’encyclique de Benoît XVI).&lt;br /&gt;2-     Quelle offre peut-on proposer à ces soucis majeurs ?&lt;br /&gt;            Des temps de silence, d’apprentissage de ce qu’on appelait « la vie intérieure », la prière personnelle ; tout ce qu’offre aujourd’hui les monastères à ceux qui sont en quête de ressourcement individuel, de réconciliation et de guérison de soi-même.&lt;br /&gt;            Des lieux où les familles jeunes puissent partager avec les couples plus âgés ; des temps d’écoute pour tous ceux et celles qui croulent sous les problèmes familiaux, pour ceux qui se retrouvent seuls.&lt;br /&gt;            Une règle : Ne jamais donner des repères fermes sur telle ou telle déviance sociale ou éthique sans proposer en même temps un accueil et une aide à ceux qui sont dans la souffrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a encore des élus, qui hors du microcosme parisien et hors caméra, réfléchissent…le peuple commençait à en douter !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1924569849746197114?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1924569849746197114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1924569849746197114' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1924569849746197114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1924569849746197114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/10/discussion-avec-un-lu-du-peuple-la.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2989299449218570389</id><published>2007-09-29T21:17:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T21:21:02.046+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Pauvre et riche&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                            Lazare, décharné, n’a que les yeux pour pleurer et les chiens pour lécher ses plaies. Le riche, repus, luisant de graisse, se fait masser la couenne avec des onguents précieux. La sentence évangélique tombe, lapidaire. "Chacun son tour.  Tu as eu bonheur en cette vie, tu auras malheur dans l’autre. ».&lt;br /&gt;                            Ce n’est pas parce que le riche a été heureux qu’il lui faudra connaître le malheur. Il y aurait, là, une sorte d’automatisme dans la rétribution qui serait immoral. D’ailleurs, le texte souligne que bonheur et malheur sont donnés et reçus: Ni l'un ni l'autre n'y sont pour rien. Si le riche mérite le jugement, c’est plutôt parce qu’il a été heureux, tout seul, sans Lazare.&lt;br /&gt;Un mot traduit bien, de nos jours, la situation du riche, le mot « profiter ». « Profites en bien, j’en ai bien profité, il a raison d’en profiter puisqu’il le peut… ». Chacun veut profiter, le plus possible, de tout et tout de suite ! Si la vie humaine se réduit à cela, alors, l’ennemi, c’est l’autre. L’autre qui veut en profiter autant que moi, m’empêche plus ou moins d’atteindre mes objectifs. L’existence n’est plus qu’envie, vantardise, jalousie, défiance, rivalité, haine. Jean Paul Sartre avait raison « l’enfer, c’est les autres ! ». Le riche n’a pas besoin d’attendre la vie éternelle, il a déjà crée l’enfer dès ici bas.&lt;br /&gt;                            Sur ce même thème, une autre sentence évangélique mérite réflexion : « Avec l’argent trompeur, faites-vous des amis ». Elle fait suite à une parabole dans laquelle un mauvais gérant s’avérait assez astucieux pour s’obliger un certain nombre de futurs débiteurs. Jésus savait fort bien qu’on n’achète pas l’amitié. Tout au plus, fait-on des assistés qui nous seront toujours redevables.&lt;br /&gt;                            Pour se faire des amis, pour établir, justement, une relation de gratuité ; il faut que les autres soient au même rang que moi. C’est pourquoi, à la suite de quelques encycliques retentissantes, l’Eglise a compris que la justice « était le nouveau nom de la charité ». Ceci paraissait révolutionnaire à des mentalités qui depuis des siècles justifiaient la richesse dans le but d’assister les pauvres. Dieu aurait donné à certains d’être riches pour mieux s’occuper des miséreux !&lt;br /&gt;                            Dans l’hypothèse (non encore vérifiée !) d’une société juste, la charité serait-elle vouée à disparaître ? Certainement pas. La justice ne pourra jamais tenir compte de la différence individuelle avec laquelle elle sera appliquée. Avec le même salaire, les mêmes avantages, les mêmes conditions de vie, l’un sera heureux, l’autre malheureux. «  La charité ne passera jamais… ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2989299449218570389?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2989299449218570389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2989299449218570389' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2989299449218570389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2989299449218570389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/09/pauvre-et-riche-lazare-dcharn-na-que.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1700251882208325776</id><published>2007-09-24T21:43:00.000+02:00</published><updated>2007-09-24T21:45:58.187+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Silence, on édite !&lt;br /&gt;                    Plusieurs se sont étonnés du silence estival du blogger. Ces gens sont sans pitié ! Comme si un été, même calamiteux, ne pouvait pas justifier une pause dans l’éveil de l’attention! Comme si les soirées d’été, même emmitouflées, n’offraient pas toujours le long spectacle du temps qui passe à préparer sa nuit !&lt;br /&gt;                        Mais la pause estivale n’est pas seule en cause dans la panne du blog. Quelques amis encore peu habitués à faire des « liens » ou à trier les courriels par ordre prioritaire, et d’autres encore, récalcitrants à tout écran, m’ont suggéré de revenir au bon vieux papier. Un bouquin ça s’ouvre quand on veut, ça ne vous dit pas qu’il a été mal éteint, que vous risquez de « tout » perdre par inadvertance, ça ne se décharge pas, ça n’importune pas le voisin par un bruit insolite quand vous le fermez, ça ne dit pas des méchancetés si vous n’avez pas tout enregistré, enfin, si vous le laissez un moment sur une banquette de train, personne ne vous le volera si le titre débute par le mot réflexion ! (Au fait, si je cliquais sur enregistrer…merci !)&lt;br /&gt;                        Par la grâce &lt;strong&gt;d’Anne Sigier&lt;/strong&gt;, éditrice au Canada, les articles de ce blog augmentés de quelques autres et rassemblés en chapitres sous des thèmes différents, prendront forme de livre, dans les deux mois qui viennent. Trois autres éditeurs étaient favorables à cette parution. Anne Sigier s’est intéressée dès le premier contact autant à l’auteur qu’à l’ouvrage, c’est pourquoi, j’ai signé le contrat proposé. Le titre a fait négociation. J’avais suggéré « Eclats de Vie, regards de Foi », elle a voulu ajouter « Réflexions d’un curé de Campagne ». Pour que Bernanos ne se retourne pas dans sa tombe, nous nous sommes mis d’accord sur « Eclats de vie…Réflexion d’un curé à la campagne ». Il y a plus qu’une nuance !&lt;br /&gt;                        Pour vous racheter d’avoir pensé que l’artisan de ces pages « se la coulait douce » dans sa verte campagne, vous vous sentirez concernés, je l’espère, par la diffusion  du bouquin en question. Vous réserverez même, vos cadeaux de Noël  pour partager ces « éclats de vie ». Rassemblés soigneusement par le lecteur, ils pourront donner sens et éclat à son quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Rencontres d’été&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;                        &lt;strong&gt;Memonah Hintermann.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;            Elle est venue présenter son ouvrage « Tête haute » dans la chapelle du couvent des bénédictins de Belloc. Elle entre d’un pas décidé, marque un arrêt devant la croix plantée dans le chœur et se signe. Elle se retourne vers le public et avant toute présentation, elle prend la parole : « Vous m’avez vu faire le signe de la croix…Je ne suis pas une grenouille de bénitier, mais je suis croyante. Il y a quelques jours j’étais en Israël. Je suis entrée avec toute mon équipe de télévision dans le Saint Sépulcre, j’ai déposé un cierge et j’ai prié. Un de mes confrères s’exclame « Mémonah ! ce n’est pas toi ! ».  « Oui c’est moi, c’est comme ça que je fonctionne, il faut s’y faire ! »&lt;br /&gt;Ce sont les émeutes des banlieues qui ont déclenché chez elle le désir de raconter sa vie. Une vie exemplaire d’une petite fille de la Réunion qui s’est battue pour devenir celle qu’elle est aujourd’hui : une professionnelle de la communication qui a parcouru tous les théâtres d’interventions les plus chauds de la planète avec une compétence et un courage reconnus par tous. Elle proclame haut et fort que, tout cela, elle doit à l’école de la République qui par son système de concours et d’examens permettait la « discrimination » la plus positive qui soit. Tout individu né à « une certaine époque » au fin fond du rural français ne pouvait que « boire du petit lait » en écoutant ses propos réalistes, toniques et sans concession.&lt;br /&gt;                       &lt;br /&gt;                        &lt;strong&gt;Gilson&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;            Il ne s’agit pas d’Etienne, grand philosophe thomiste dont les ouvrages étaient recommandés à tout apprenti curé qui se devait de fréquenter le « docteur angélique », mais de Georges. Georges Gilson, archevêque émérite de Sens Auxerre. Il donnait une retraite aux prêtres diocésains dans le couvent sus dit. Il a écrit un petit livre « Les prêtres, parlons-en ». Enfin un évêque qui reconnaît la gravité de la crise des ministères dans l’Eglise de France et qui ne se contente pas de dire « prions pour les vocations » ou faisons venir des prêtres africains ou des polonais. Ses propositions peuvent être discutées mais elles ont le mérite d’exister. Et puis, cerise sur le gâteau : il n’hésite pas à écrire : « Pourquoi ne pas le dire, j’aime les prêtres ». Pour cette seule parole, ce livre méritait d’être publié. Merci, Monseigneur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        &lt;strong&gt;L’Agneau.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;            Session biblique chez les Petits frères et Petites soeurs de l’Agneau aux confins de l’Ariège et de l’Aude. Jacques Bernard, exégète, plus magistral et théâtral que jamais nous a une fois de plus passionné. Berger biblique, il a décodé toutes les races et tous les types d’agneaux qui broutaient l’herbe de la mémoire des écrivains sacrés.&lt;br /&gt;            Par contre les petits agneaux de cette jeune congrégation –âge moyen 35 ans -m’ont laissé deux fortes impressions qui me poursuivent encore. Des jeunes filles belles comme des cœurs dans leurs voiles impeccables, des jeunes hommes souriants, perdus dans leur contemplation, eux aussi, joyeux et chantants : Le ciel sur la terre ! J’apprends que leur charisme est la mendicité.  Ils quêtent dans les villes leur nourriture et entament conversation avec ceux qui les reçoivent. « Chapeau, il faut être gonflé ! ». Ils disent retrouver ainsi l’origine des ordres mendiants du Moyen Age dont ils se réclament. Je crois me souvenir que ceux ci avaient instauré cette règle en réaction contre les richesses de l’Eglise de l’époque.&lt;br /&gt;            Première impression : l’indignité. Qui suis-je, moi, devant ces amoureux de Dieu qui ont brûlé tous leurs vaisseaux et qui semblent marcher sur l’eau les yeux fixés sur Celui qui a embrasé leur cœur ? Y a t-il commune mesure entre les martyrs qui donnent tout et tout d’un coup et celui qui donne au goutte à goutte, parcimonieusement, si ce n’est qu’au bout du compte tout sera offert ?&lt;br /&gt;            Deuxième impression sous forme d’interrogation. N’y a-t-il pas un certain anachronisme à penser que la mendicité, à l’heure du RMI, est encore signe de pauvreté pour nos contemporains ? Les nouveaux pauvres sont ceux qui n’arrivent pas à vivre de leur travail. J’imagine la tête de ma voisine, bergère, recevant ces jeunes gens diplômés et vigoureux, lui expliquer qu’ils vivent de mendicité ! Mes yeux de vieux campagnard n’ont même pas aperçu un bout de jardin potager dans cette vaste propriété.&lt;br /&gt;             La première génération des chrétiens vivait aussi comme les anges. Elle a dû très vite s’organiser pour durer, pour vieillir et pour transmettre. Les responsables de ces jeunes n’ont-ils pas quelque peu oublié que les vieilles traditions monastiques ajoutent au prioritaire « Ora », un nécessaire« labora ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le vieux chêne.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Il s’était installé sur une crête exposée au vent d’ouest. A force de s’arc bouter sur ses jambes, il était devenu énorme. Son tour de taille était d’autant plus imposant qu’il avait dû limiter sa croissance pour ne pas donner prise aux bourrasques. Par contre sa ramure dessinait une circonférence telle, qu’un troupeau entier pouvait trouver abri sous ses branches.&lt;br /&gt;            Il avait certainement connu Napoléon, traversé toutes les guerres, vu passer toutes les Républiques. Il avait assisté à toutes les métamorphoses du territoire qu’il dominait, à la transformation progressive du chemin qui longeait sa parcelle, à l’apparition de tous les moyens de communication. Il avait abrité le randonneur surpris par l’intempérie, le marcheur qui s’offrait un moment de contemplation, la palombe effarouchée qui reprenait son souffle hors de portée du fusil. Il avait offert son ombre aux bovidés qui grattaient leur cuir sur son écorce, aux champignons qui faisaient une discrète apparition, aux colchiques qui prévoyaient les mauvais jours. Il avait résisté à la foudre, au gel sournois, à la fureur des éléments déchaînés. Bref, il était… et personne ne s’imaginait qu’il ne pourrait plus être.&lt;br /&gt;            L’autre jour, un jour quelconque, une maîtresse branche s’est cassée. Elle a emporté dans sa chute une large partie du tronc. Ils sont restés là un grand moment tous les deux, retenus par une mince frange d’écorce déchirée. Lui, le tronc tout pantelant, défiguré par la tristesse, penaud de n’avoir pas su retenir sa compagne de toujours et elle, étendue, définitivement flétrie, fracassée sous son poids, agonisant. Le vieux chêne n’a rien compris. Si une tempête mémorable s’était levée, si l’éclair s’était acharné, si les hommes avaient voulu se débarrasser de lui, il aurait réagi… C’était un jour ordinaire. On peut donc mourir un jour ordinaire, d’une mort ordinaire, quand on a cru être quelqu’un, quand on pensait compter encore…&lt;br /&gt;            L’homme, finalement, est intervenu. La tronçonneuse a détaché la vieille branche de l’arbre blessé à mort puis elle l’a achevé. Quelques fumerolles s’échappent de ses moignons calcinés. Le feu, à la longue aura raison de son entêtement. « ..et tu redeviendras cendres… » Son squelette calciné a l’air de dire au passant pensif : « Vois, mon ami, tout passe. Tu me croyais unique pour toi. Seul Dieu est Unique car Il est l’Eternel ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1700251882208325776?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1700251882208325776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1700251882208325776' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1700251882208325776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1700251882208325776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/09/silence-on-dite-plusieurs-se-sont-tonns.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3355935997100661492</id><published>2007-09-24T21:42:00.001+02:00</published><updated>2007-09-24T21:42:20.336+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3355935997100661492?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3355935997100661492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3355935997100661492' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3355935997100661492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3355935997100661492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/09/blog-post.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6638770355725427258</id><published>2007-08-19T14:35:00.000+02:00</published><updated>2007-08-19T14:41:10.881+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Marie, Femme.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                   La liturgie du 15 Août est inépuisable : « Je vis un signe grandiose dans le ciel, une femme… »&lt;br /&gt;La question du rôle de la femme dans l’Eglise revient de façon récurrente. Certaines chrétiennes vont jusqu’à accuser Marie d’avoir monopolisé sur elle et limité sur la figure de la religieuse, toute la parole que l’Eglise pouvait destiner aux femmes. Une parole qui, par ailleurs, leur semble en total décalage avec la modernité. Comment refuser encore le sacerdoce aux femmes quand des chefs d’états, des ministres se recrutent parmi elles ? Seraient-elles indignes d’une telle fonction ? Doivent-elles être cantonnées à des tâches subalternes ?&lt;br /&gt;            Je crois que le débat sera toujours faussé tant que l’on réfléchit en termes de « fonction ». Dieu n’a que faire de fonctionnaires ! Quand on parle de ministères on se situe dans l’ordre du &lt;strong&gt;signe&lt;/strong&gt;. Quel est le signe spécifique de tel ou tel service (ministère) ? Le prêtre n’est pas le responsable de la communauté, ni son administrateur. Il est &lt;em&gt;signe de l’Epoux&lt;/em&gt; qui vient faire alliance (célébrer ses noces) en donnant et pardonnant. Ceci est spécialement vrai de l’évêque qui reçoit la plénitude du ministère. Prêtres et diacres ne le sont que par participation.&lt;br /&gt;            La femme « mère des vivants » est &lt;em&gt;signe de l’humanité&lt;/em&gt; qui attend l’Alliance et plus spécialement de cette part d’humanité qui reçoit son Epoux, &lt;em&gt;l’Eglise&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Dans la première Alliance la femme, Eve, est tirée de l’homme, Adam, même si celui-ci la reçoit dans son sommeil comme un cadeau de Dieu. Ce qui est prodigieux, c’est que dans la deuxième Alliance, c’est Marie qui est première. C’est elle qui engendre par l’Esprit Saint, le nouvel Adam. De même le texte de l’Apocalypse nous dit que la femme sera la dernière, le terme de l’humanité victorieuse du Mal. En ce sens, elle est non seulement « l’avenir de l’homme » mais celui de l’humanité. La femme, au commencement et à la fin de l’action de Dieu.&lt;br /&gt;            C’est sur ses bases là, que l’on peut parler de ministères masculins ou féminins. Nous sortons d’une très longue période où la figure du prêtre a concentré tous les ministères, souvent désignés en termes de pouvoirs ou de droits (pouvoir de lier ou de délier, de célébrer…). Nous vivons, aujourd’hui, au sein d’équipes d’animation paroissiales, des ministères largement partagés et, souvent, par des femmes. Si ce partage est vécu comme une répartition de compétences ou de fonctions, il risque très vite la compétition et la revendication. Serait-il inconcevable d’inscrire le «&lt;em&gt; signe de la femme&lt;/em&gt; » épouse et mère dans chacun des ministères actuels ou faut-il en « inventer » de nouveaux. Si le ministère des sacrements reste le signe du Christ Epoux, il suffit de relire St Paul pour savoir qu’il peut exister bien d’autres ministères indispensables à la vie des communautés. Les ministères liés au signe de l’Epoux ou du « Christ tête » n’épuisent pas tout le mystère de l’Eglise. N’y aurait-il pas des ministères liés à "l’Eglise Epouse" plus spécialement dédiés à l’humanité éloignée de la Foi ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6638770355725427258?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6638770355725427258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6638770355725427258' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6638770355725427258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6638770355725427258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/08/marie-femme.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7153077569168497833</id><published>2007-06-28T10:36:00.000+02:00</published><updated>2007-06-28T10:38:15.743+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;C’est la fête !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;           &lt;br /&gt;            Les affiches électorales ont eu à peine le temps de faner que celles des fêtes villageoises fleurissent et prennent le relais. Pour les plus anciens parmis nous, elles évoquent l’effervescence qui s’emparait de la place publique quelques jours auparavant. Il fallait dresser à la hâte un podium branlant destiné à trois ou quatre musiciens, « tirer » une ligne électrique pour alimenter quelques ampoules blafardes, improviser un quiller plus ou moins réglementaire, ajouter en dernière minute un micro nasillard qui déclenchait l’inévitable panne générale au plus mauvais moment. La fête leur rappelle aussi ces belles tablées qui réunissaient la parenté rassemblée pour l’occasion et qui, par contre, donnaient aux mères de famille un surcroît de travail considérable. Souvenirs d’une enfance où il ne fallait pas grand chose pour embellir le quotidien. Une chemise blanche, des souliers cirés et quelques sous en poche faisaient de vous le plus heureux des gamins, le roi du pistolet ou de la poire à eau qui, dans le feu de l’action, n’hésitait pas à faire ses réserves dans les vases du cimetière et risquait une mémorable  correction.&lt;br /&gt;            Pour les jeunes du village aujourd’hui, la fête, c’est la responsabilité d’une rencontre inter-générations pour laquelles il est parfois malaisé de trouver des lieux de détente, des centres d’intérêt et des symboles communs. C’est le souci d’attirer un public nombreux par un programme alléchant, tout en préservant l’équilibre du budget du comité des fêtes.  C’est encore l’affirmation d’une appartenance.  Malgré toutes les rancunes et les rancoeurs  accumulées dans les frictions quotidiennes, la fête donne à chacun l’occasion d’afficher son enracinement dans un lieu et sa solidarité avec ses habitants. Créer du lien social n’est plus l’urgence de la ville seule et de ses quartiers dits défavorisés.&lt;br /&gt;            Enfin, la fête, dans la mesure où l’on se souvient qu’elle est aussi celle du Saint patron de l’église paroissiale, nous permet d’affirmer les valeurs et les repères qui fondent notre «  vouloir-vivre-ensemble » et les conditions qu’exige sa mise en oeuvre. « Viens c’est la fête au village, viens… » chantait Guy Béart.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7153077569168497833?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7153077569168497833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7153077569168497833' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7153077569168497833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7153077569168497833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/06/cest-la-fte-les-affiches-lectorales-ont.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6672251200449041069</id><published>2007-06-16T16:31:00.000+02:00</published><updated>2007-06-16T16:37:03.793+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Profession de Foi.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        « Vers la disparition de l’Eglise en France ?». C’est la question que se pose Claude Plettner, éditrice chez « Bayard » dans le journal « La Croix » du 10 06 07. J’entends ces jours ci un confrère se dire exaspéré par l’attitude de jeunes adultes invités d’une profession de Foi qui manifestement n’avaient aucune idée du lieu et de l’évènement auxquels ils étaient conviés : mitraillage photographique, musiques de portables, conversations sans retenue, déambulations inopinées etc… On me dit qu’un autre, après avoir donné quelques consignes minimales de savoir vivre a du interrompre la cérémonie pour rappeler à l’ordre quelques récalcitrants. Quant au genre et au coût des festivités qui accompagnent ces cérémonies, au volume et à la destination des cadeaux reçus, on se trouve bien embarrassé pour faire un lien quelconque avec l’Evangile que l’on est sensé professer. Il y a déjà des années qu’un ami a changé d’appellation les dites profession de Foi. Sachant qu’elles marquent pour beaucoup d’enfants le terme de « l’instruction et de la pratique religieuses », il les appelle « Fêtes de la fin du catéchisme » pour ne pas dire « dernière profession de Foi » !&lt;br /&gt;                                   Le sujet ne se prête guère à l’humour, mais il se trouve que ce mois de juin correspond aux élections législatives. C’est donc par millions qu’ont été distribuées les « professions de foi » de nos chers anciens et futurs députés et ceci dans une France laïque par « profession de foi républicaine » ! Et c’est parce qu’il ont une foi à « soulever les montagnes » que les candidats vont arpenter les marchés, afficher un sourire éclatant et tendre la main aux passants. Au fait, c’est une foi en qui ? En nous, en eux ? Enfin, c’est par millions que les « hommes » et les femmes « de peu de foi » vont aller aux urnes et voteront les yeux fermés pour celui ou celle en qui ils auront mis leur confiance même si les jeux des partis trahissent les intentions premières. Si l’Eglise disparaît, les croyances, elles, ne disparaissent pas : elles se comptent en bulletins!&lt;br /&gt;                                   Mais revenons à nos communions solennelles, comme on les appelait jadis. Le tableau que j’en ai brossé n’est guère réjouissant. Il n’est que l’image de la perte de toute identité confessionnelle pour deux et même trois générations de Français. Mais cette description serait incomplète si je ne disais pas qu’il y a quelques jours je suis rentré dans une église pour baptiser un petit Hadrien. Quinze galopins couraient, criaient, se poursuivaient dans les allées du sanctuaire. Je craignais le pire pour la liturgie qui devait suivre. Les jeunes mamans et quelques papas totalement « zen » continuaient à préparer chants, bouquets, cierges comme si rien n’était. Ils avaient raison de ne pas s’inquiéter. Dès que la cérémonie a commencé ces enfants se sont assis et se sont faits attentifs. De par leur éducation et leur participation régulière avec leurs parents à la prière, ils savaient ce qu’ils faisaient.&lt;br /&gt;                                   L’Eglise disparaît ? Pas tout à fait. Ces jours ci encore, Anne et Anne Marie dont j’avais célébré le mariage il y a 20 ans sont revenues vers les Pyrénées. Retrouvailles vivifiantes, chaleureuses, émouvantes. Les deux sont mères de 4 enfants. L’une est aumônier d’un grand hôpital. L’autre est animatrice de sa paroisse. Impossible, ici, de retracer notre échange qui s’est terminé par un intense partage de prière dans un petit sanctuaire marial. Ces deux jeunes femmes actives et efficaces, assaillies par les soucis de leur famille et présentes au monde transpiraient la joie et la Foi. « Que du bonheur » dans cette rencontre aurait dit le citoyen français oubliant sa profession de Foi. « C’était pure grâce » m’a dit l’une d’entre elle en partant. Comme quoi, il faut parfois attendre 20 ans avant de dire si le jour était bon…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6672251200449041069?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6672251200449041069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6672251200449041069' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6672251200449041069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6672251200449041069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/06/profession-de-foi.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2664885172291869750</id><published>2007-06-16T09:43:00.000+02:00</published><updated>2007-06-16T09:47:08.522+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Sujet du bac&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Monsieur et très honoré grand-père.&lt;br /&gt;            Vous serez sans doute surpris que n’ayant jamais pris la liberté de vous écrire et m’étant jusques ici contenté de prier mon père de vous assurer de mes respects, je m’adresse aujourd’hui particulièrement à vous. Les bontés que vous avez toujours eues pour moi et l’affection singulière dont vous m’avez donné tant de preuves, m’engagent à faire cette demande, autant pour vous donner des marques de ma juste reconnaissance, que pour vous donner occasion de faire éclater encore votre bon cœur… » Suit une demande de subsides pour acheter quelques bons livres…  « J’espère que vous voudrez bien avoir la bonté de me les envoyer au plus tôt. Cette nouvelle marque d’affection et de tendresse jointe à toutes celles que j’ai reçues de vous ne fera qu’augmenter ma reconnaissance, sans rien diminuer du respect profond et du dévouement parfait dans lesquels je suis…. »&lt;br /&gt;            Je suis resté pantois lorsque j’ai lu cette missive magnifiquement calligraphiée et rédigée en l’année 1728 par l’un de mes aïeux. En entendant le personnel de l’éducation nationale réclamer sans cesse de nouveaux moyens pour faire face à sa mission, j’imagine à peine ceux qui étaient à la disposition du maître d’école d’un petit village à cette époque là. Et pourtant le résultat est là. Quel élève de troisième aujourd’hui pourrait rivaliser avec ce fils de laboureur ?&lt;br /&gt;            Même réflexion en regardant un film de Pagnol, diffusé récemment, qui nous replongeait dans l’ambiance de l’école du début du 20ème siècle. Ne pourrait-on pas en deçà des moyens, se poser d’abord la question de la finalité de l’enseignement ? Les élèves retrouveraient peut-être le goût ou du moins les raisons d’apprendre et les  enseignants, aidés par les parents, le feu sacré de nos vieux maîtres qui s’acharnaient jusqu’à ce que des gamins de quatorze ans acquièrent et gardent pour la vie une bien belle écriture et un style recherché. Honneur aux enseignants qui se passionnent encore pour cette noble tâche et courage aux candidats !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2664885172291869750?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2664885172291869750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2664885172291869750' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2664885172291869750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2664885172291869750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/06/sujet-du-bac-monsieur-et-trs-honor.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1348403102790503301</id><published>2007-06-03T11:44:00.000+02:00</published><updated>2007-06-03T11:47:59.966+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Trois&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Elles sont trois les personnes de la Trinité, quelque peu éclipsées par la fête des mères. Il aura fallu, aux chrétiens, presque 4 siècles de sérieuses querelles et quelques conciles, pour se mettre d’accord sur cette expression de leur Foi. Elle constitue à leurs yeux la moins mauvaise présentation d’un Dieu qui refusera toujours, toute tentative de définition .Si le dogme lui-même résiste à toute explication trop claire, le modèle trinitaire s’avère très fécond, car il touche au statut personnel, à la structure familiale et au code de la société.&lt;br /&gt;             Si l’Etre éternel n’est pas le tout-puissant solitaire que l’on a parfois dépeint, à plus forte raison, l’être humain, crée à son image, est-il un être de relation. Privé de relations,  l’humain dépérit et meurt. Au moment où la planète se couvre d’un filet d’échanges, on est en droit de se demander si trop de communication ne tue pas la simple communion. On peut joindre, à l’instant, les antipodes et ignorer l’identité du premier voisin.&lt;br /&gt;            Si la divinité a voulu se faire foyer d’amour, il n’est pas étonnant que nos familles tendent à le devenir, de sorte que plus l’union y est manifestée et plus chacun y est respecté dans son originalité. En ces temps de violences et de délinquance, une mise en oeuvre du modèle trinitaire pourrait servir à l’accompagnement psychologique des drames familiaux.&lt;br /&gt;            Si Dieu se présente comme communion, ce n’est pas en vain que tous les hommes politiques dignes de ce nom cherchent à faire en sorte que leurs compatriotes vivent « ensemble égaux et différents ». Encore faut-il réfléchir sur le genre d’égalité à promouvoir. Tant que nous la conjuguerons sur un rythme binaire, pauvres et riches, ruraux et urbains, intégrés et exclus ; tant que le Bien commun de la Nation sera l’enjeu d’une majorité et d’une opposition ; tant que notre département se divisera entre Basques et Béarnais comme si tous les autres n’existaient pas ; l’égalité des uns se fera sur le dos des autres. En ces temps d’élections et de triangulaires annoncées, la Trinité pourrait nous fournir un superbe programme électoral ! Candidats pas sérieux s’abstenir !&lt;br /&gt;           &lt;br /&gt;Tant que nous rechercherons une  uniformisation des privilèges par le haut nous ne ferons qu’attiser les frustrations et les rivalités. La communion des hommes ne se fera qu’autour de la seule tâche digne d’une société vraiment humaine : donner à chacun sa juste place et la première de toutes au faible, à l’handicapé, au déshérité. C’est l’honneur de la société humaine que de protéger le plus démuni. Le monde animal ne sait pas le faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1348403102790503301?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1348403102790503301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1348403102790503301' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1348403102790503301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1348403102790503301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/06/trois-elles-sont-trois-les-personnes-de.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2675796236957026342</id><published>2007-05-23T09:03:00.000+02:00</published><updated>2007-05-23T09:04:08.044+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Variété et Unité&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                               Nous vivons sous le signe de la variété et de la diversité. Nous sommes toujours étonnés d’apprendre par les scientifiques que ce que désignons par un mot comme « mouche » désigne des centaines d’espèces. Le promeneur du dimanche ne peut que s’extasier devant la variété infinie des plantes et des fleurs qui s’acharnent à pousser sur les bas côtés de nos routes réduits souvent à l’état de poubelles. Dans une de ces plus célèbres pages la Bible nous raconte l’histoire de ces hommes de Babel qui voulurent construire une tour pour atteindre le ciel et rivaliser avec Dieu. Pour travailler plus efficacement, ils inventèrent une langue unique. Dieu qui a voulu une création diverse et variée brouilla la langue et les hommes retrouvèrent leurs parlers antérieurs. Cette variété originelle peut malheureusement conduire les hommes à la division. D’ailleurs, toujours dans la Bible, ne voit-on pas que la première division, source de toutes les autres, s’est opérée lorsque l’homme n’a pas supporté sa différence avec Dieu et qu’il a voulu s’égaler à Lui. ? Et la puissance tentatrice ne s’appelle-t-elle pas le « diable » c'est-à-dire le « diviseur » ?&lt;br /&gt;                                               Chacun voulant affirmer son identité ou son « ego » comme on le dit aujourd’hui, le fait souvent en exagérant tellement ce qui le distingue des autres qu’il finit par s’opposer à eux. Les campagnes électorales nous donnent un bel exemple de ces affrontements où se mêlent non seulement la proposition d’idées contradictoires mais aussi l’affirmation tranchée de l’étiquette du parti ou l’originalité toujours « géniale » du candidat. Or à la fin de chaque campagne, nous avons droit à l’éternel discours sur l’importance de préserver l’unité nationale. Personne n’est dupe. Chacun sait que les couteaux n’ont pas disparu. Ils sortiront des tiroirs à la moindre occasion. Mais les institutions sont là pour justement faire en sorte que la société ne soit pas immobilisée ou ruinée par les oppositions. La tâche du politique consistant la plupart du temps à éviter les trop grands dégâts de la division.&lt;br /&gt;                                               Quand Jésus nous demande « Soyez un comme mon Père et moi nous sommes un » il nous place devant un objectif tout autre. Il ne s’agit plus d’enrayer les méfaits de la division, mais d’inverser complètement la tendance. Sachant qu’Il nous a offert le pardon et que son Esprit nous habite, celui-ci nous décentre de nous-mêmes pour nous tourner vers Dieu et vers autrui. Nous n’avons plus besoin de nous opposer à l’autre pour nous affirmer, il nous suffit de l’aimer. Ainsi la variété du genre humain et nos différences individuelles deviennent complémentarité et richesses ajoutées.&lt;br /&gt;                                               Babel signe l’échec de l’homme quand il veut atteindre l’Unité par une simple unification. La Pentecôte atteint l’Unité quand en respectant la variété des langues et des cultures, elle parvient à faire entendre un seul et  même message ; « Soyez un comme mon Père et Moi nous sommes UN ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2675796236957026342?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2675796236957026342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2675796236957026342' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2675796236957026342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2675796236957026342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/05/varit-et-unit-nous-vivons-sous-le-signe.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7763059830410603155</id><published>2007-05-18T14:41:00.000+02:00</published><updated>2007-05-18T14:42:25.143+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Dernière heure.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   Ils sont sincères ces jeunes qui ont perdu l’un des leurs de façon brutale et qui essaient d’exprimer parfois maladroitement leur désarroi lors de ses obsèques. Nous savons que très vite « la vie reprendra le dessus » avec son insouciance et sa légèreté… Jusqu’au prochain… Les plus âgés, eux, jouent les « habitués » et pourtant ils n’ont aucune envie de lâcher prise. Alors, ils fuient eux aussi le problème en affirmant sentencieusement : « C’est la vie ! » sans mesurer une seconde la contradiction flagrante entre ces mots et la situation qu’ils sont sensés décrire : la mort. Ils s’en sortent par le bavardage qui dans ces circonstances atteint le sommet de l’inconsistance. Mais, enfin, tant qu’on parle, on se rassure, on ne pense pas à sa propre fin. Le silence fait peur parce qu’il ressemble justement à la mort. Pourtant Jacques Brel disait dans une interview que « la pensée de la mort était une bonne hygiène de vie ».&lt;br /&gt;                                   Les scientifiques sont formels, la mort est nécessaire à la vie, ne serait-ce que pour une question d’espace et de ressources. L’immortalité signerait paradoxalement la fin de toute vie !&lt;br /&gt;                                   Ceci dit pour la plupart des mortels la mort est absurde. Qu’elle soit nécessaire n’enlève rien à son absurdité. Il n’y a aucun sens à mourir jeune mais pas plus à mourir âgé, si la vie, elle, n’a pas de sens. La vie ? Une bulle d’air surgie du hasard qui vient briller l’espace d’un instant sur un océan de néant. Elle gonfle, elle éclate et disparaît. Rien avant, rien après, et pas grand-chose pendant ; en tout cas, pas de quoi regretter éternellement.&lt;br /&gt;                                   Pourtant depuis que l’home existe il ne se résout pas à ce non sens. Il a le pressentiment que tout ne s’arrête pas parce qu’un muscle, le cœur, ne fonctionne plus, ou qu’un organe, le cerveau, ne répond plus. Il soupçonne que la vie humaine ne se réduit pas aux conditions de son développement. Et c’est pourquoi, il a toujours pris soin d’enterrer ses morts, de ne pas les abandonner comme le font les animaux, de les positionner dans un certain sens, de les entourer d’objets, de compagnons, de nourriture. Ces rites marquent d’ailleurs le passage de l’animalité à l’humanité.&lt;br /&gt;                                   Si les êtres humains de tous les temps ont agi ainsi c’est qu’ils se sont consciemment ou non posé les questions suivantes : La vie aurait-elle pu apparaître si son seul but était de ne plus vivre ? Des êtres auraient-ils pu s’extraire du néant dans le seul but de ne pas être ? Enfin, s’il n’y a rien avant et rien après d’où peut venir en nous cette idée saugrenue d’une autre vie ? C’est parce que la vie posait question, qu’ils se sont demandés si la question n’avait pas un sens ?&lt;br /&gt;                                   Mais quel sens ?&lt;br /&gt;                                                           « Ma vie aura le sens que je lui donnerai, parce que j’en suis le maître. C’est moi qui décide où se trouve mon bonheur, celui des autres et comment on y parvient ». L’ennui de cette thèse, c’est que si « je suis maître de moi comme de l’univers », mon voisin peut en dire autant et c’est ainsi que naît la violence.&lt;br /&gt;                                                           «  Ma vie, je fais l’expérience qu’elle m’a été donnée, qu’il y a un avant moi et qu’il y aura un après moi. Je n’en suis donc pas le propriétaire exclusif et je ne peux seul lui donner un sens. Alors je me retrouve dans la position des chercheurs de sens ou des chercheurs de Dieu. Du coup, cette histoire de résurrection et vie éternelle rapportée par les Evangiles, je me dois d’y accorder quelque attention. Un prophète de Palestine vient nous dire que Dieu s’intéresse à nos vies comme un Père. De même que chacune de nos vies est issue d’un acte d’amour entre un homme et une femme, de même l’univers est né de son Amour et n’a de sens qu’en réponse à cet Amour. Alors la mort est peut être nécessaire, non seulement comme condition de la vie des autres, mais comme condition de communion totale à cet Amour. Ma vie, ta vie, n’est peut- être pas une simple bulle qui éclate et qui s’évanouit mais le signe vivant et  consentant d’un amour qui se reçoit, qui se partage, qui se donne et qui redonne Vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7763059830410603155?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7763059830410603155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7763059830410603155' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7763059830410603155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7763059830410603155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/05/dernire-heure.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-6064695992019304463</id><published>2007-05-14T09:50:00.000+02:00</published><updated>2007-05-14T09:51:24.421+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Fraternité, Egalité, Liberté.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Avec le drapeau et l’hymne national, la devise républicaine a repris quelques couleurs durant la dernière campagne présidentielle.&lt;br /&gt;            A force de la répéter comme une évidence, on en oublierait presque qu’elle constitue une avancée majeure dans la définition d’une société. Rien de moins naturel que l’égalité. Le contraire saute aux yeux. Nous sommes inégaux par notre constitution physique, par notre héritage psychologique, par notre environnement social etc… Il n’y a pas si longtemps, que l’aîné dans les familles paysannes, se voyait octroyer l’héritage de la ferme au détriment parfois de ses frères et sœurs. On a eu beau transformer ces inégalités en « différences », il n’en reste pas moins qu’elles sont vécues comme telles par ceux et celles qui les subissent. D’ailleurs n’a-t-on inventé un arsenal de lois dites « sociales » pour rétablir un semblant d’égalité. Mais le principe reste. Nous sommes égaux devant la loi et cela est un progrès considérable. Le riche truand est passible de la justice, tout comme le pauvre voleur. Mais toute médaille a son revers. Si l’égalité était seule inscrite sur le fronton de nos mairies, le risque serait grand de tomber dans un égalitarisme aussi injuste que réducteur.&lt;br /&gt;            La République ne s’est pas trompée en ajoutant la liberté, c'est-à-dire la possibilité pour chaque individu de faire des choix et d’en répondre devant autrui et devant la loi. Car ma liberté s’arrête quand elle devient contrainte ou nuisance pour l’autre. Rien de moins naturel que la liberté ! Nous vivons sous la contrainte et la nécessité. Il nous faut manger ou respirer pour vivre, nous n’avons pas le choix. Nous savons par ailleurs que nombre de sociétés supportent assez bien qu’il y ait des personnes plus libres que d’autres. Le berceau démocratique grec comportait divers modèles quant à la liberté individuelle ! Il n’empêche : l’égalité et la liberté dans la foulée des « Lumières » et de la Révolution sont devenues des droits de l’Homme que nous voudrions universels.&lt;br /&gt;                        Reste la fraternité, la petite soubrette de la triade. Elle n’est pas un droit mais plutôt un devoir. Elle n’est pas issue du siècle des Lumières mais elle prend sa source beaucoup plus en amont dans la tradition Judéo Chrétienne. Voilà, peut être, les raisons pour lesquelles on en parle moins. N’a-t-on pas d’ailleurs assez reproché aux chrétiens d’être peu regardant sur la Justice, l’égalité et les libertés, pourvu que soit sauve la fraternité ? Suffit-il pour autant de la considérer comme un simple saupoudrage, une pincée d’humanité, un zeste de générosité, qui améliorerait le goût des deux autres vertus ?&lt;br /&gt;                        Je suis convaincu du contraire. C’est la fraternité qui fonde l’égalité et la liberté. C’est la fraternité que l’on doit proclamer en tête comme le socle indispensable de ses deux sœurs. Comment considérer autrui comme mon égal, comment reconnaître sa liberté comme un droit, si auparavant, je ne le reconnais pas comme un frère. La loi peut m’imposer de respecter l’égalité et la liberté, mais qui peut inspirer cette loi si ce n’est l’appel à la fraternité ! Ignorer, refuser, dénigrer la source chrétienne de notre culture républicaine, c’est vider notre République de son esprit, c’est rabaisser notre devise au rang d’un vulgaire mode d’emploi pour bricoleur de société.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-6064695992019304463?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/6064695992019304463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=6064695992019304463' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6064695992019304463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/6064695992019304463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/05/fraternit-egalit-libert.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7003848980446051292</id><published>2007-05-06T19:18:00.000+02:00</published><updated>2007-05-06T19:20:13.442+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mains de campagne&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;            Il y a d’abord les mains de la campagne tout court. Mains des vieux paysans, lourdes de travail, incrustées de peine, creusées de sillons profonds, déformées par l’effort, blessées par les intempéries, mutilées parfois  par l’ingratitude des outils ; mains un peu gauches à trouver une position lorsqu’elles ne sont pas occupées à la tâche. Mains, vigoureuses mais plus fines, de leurs fils, déjà adaptées au clavier de l’ordinateur et aux touches du portable. Bénies entre toutes, ces mains calleuses et laborieuses qui donnent le pain des hommes et partagent celui de Dieu.&lt;br /&gt;            Il y a, aussi, les mains de la campagne électorale. Agitées et fébriles quand elles cherchent à toucher celle du potentiel président de la République, qui, à son tour, offre main droite et main gauche, regrettant de n’en avoir que deux à sa disposition. Bras de candidats qui se tendent et se balancent, les mains largement ouvertes en signe de communion : « Nous nous sommes compris, vous pouvez compter sur moi ». Bras en croix et poings serrés, rictus de l’effort pour dire la détermination : « On les aura ». Mains de l’Internationale, poing levé de la «  lutte finale » et interminable. Mains nouées ensemble qui, l’espace d’un soir, savourent l’euphorie de l’union retrouvée. Enfin les mains « du jour de gloire est arrivé », lancées presque à la verticale, tendues vers la France virtuelle qui plane au-dessus de l’élu, consacré grand prêtre et intercesseur entre la patrie et son peuple.&lt;br /&gt;            Reste l’attitude du boudeur de service, abstentionniste professionnel,  qui garde les mains propres, enfoncées dans les poches. Demain, il lui faudra bien, comme les autres, serrer la main de son voisin…et donc se compromettre un peu…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7003848980446051292?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7003848980446051292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7003848980446051292' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7003848980446051292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7003848980446051292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/05/mains-de-campagne-il-y-dabord-les-mains.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2973458981244811331</id><published>2007-04-16T20:46:00.000+02:00</published><updated>2007-04-16T20:50:08.171+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Dieu a mis son corps entre nos mains… »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                        L’octave de Pâque se termine par la rencontre du Christ avec Thomas. Au moment où il faudrait galvaniser les troupes, leur donner non pas une « pêche d’enfer » mais de paradis, Jésus ressuscité ne trouve rien de mieux à offrir pour garantir sa vie nouvelle que l’exposition de ses plaies mortelles ! C’est d’ailleurs toute son attitude durant sa passion qui est étrange. Il parait totalement maître de son destin. C’est lui qui désigne le lieu des la cène, indique l’heure des ténèbres, qui remet Pilate à sa place « Tu n’aurais aucun pouvoir si… » Mais lorsque les autorités civiles ou religieuses lui demandent de décliner son identité, Il répond en renvoyant la question au contradicteur : « Es-tu le Messie ? C’est toi qui l’as dit ». Comme si, désormais, il remettait son identité elle même au bon vouloir des hommes.&lt;br /&gt;Cette façon de faire est révélatrice de l’ensemble de son comportement dans les derniers jours de sa vie et dans l’acte de résurrection. Il se livre, sans résister, aux forces du Mal, au mépris de tout ce que nous pourrions attendre d’un Dieu ! Il exprime son besoin d’une aide fraternelle de la part des disciples apeurés : « Priez avec moi… ». Il souffre et ne cache pas la sueur de sang. Dans un dernier cri, il en appelle à Dieu : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? », avant de s’en remettre totalement à lui.&lt;br /&gt;C’est au moment où chacun aurait besoin de mobiliser les forces de ses convictions, de se souvenir de quelque évènement retentissant que Jésus présente son visage le moins divin, le plus opposé à ce qu’Il Est. Si toutefois la Croix s’était terminée par la scène de la transfiguration ! Mais non. Le tombeau a beau être tout neuf, il reste tombeau.&lt;br /&gt;                        Cette attitude paradoxale de Jésus ne révèle-t-elle pas l’être le plus profond de notre Dieu ? Un Dieu qui se donne à nous au point de remettre sa vie entre nos mains. Sa vie c’est son identité, c’est sa mission, son message. Il poussera l’illogisme jusqu’à demander au seul qui l’a officiellement trahi de devenir le soutien des autres apôtres !&lt;br /&gt;                         Depuis le commencement du monde, l’homme n’a qu’un désir, mettre la main sur Dieu ou mettre Dieu à portée de sa main. C’est le combat qui a débuté dès la Genèse quand l’humain voulait s’approprier l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c'est-à-dire sa Loi, sa Parole. C’est la mission qui fût celle des prophètes de préserver le peuple de l’idolâtrie. Mais cela n’a pas empêché la Croix. Grâce à elle, les forces du Mal ont mis justement la main sur Dieu et l’ont définitivement neutralisé. Et l’on ne peut s’empêcher d’entendre le ricanement des prétendus dieux de tous les temps qui voient enfin abattu Celui qui les contredit par sa seule présence. La déesse Nature et celle de la fécondité, les chefs des grands empires militaires, les divins Pharaons ou Césars, les Mammons de tous les âges, la souveraine Raison, la suprême Sagesse, la sublime Science, la toute puissante technique, ils étaient tous là au pied de la Croix se congratulant : Voici la fin du « Dieu fait Homme », voici le temps de « L’homme devenu dieu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Les princes de ce monde n’avaient pas compris qu’au lieu de mettre la main sur Dieu, c’est Lui qui remettait sa vie entre nos mains et par le fait même changeait le cours du temps. Il avait déjà réalisé cela le soir de la cène : « Ceci est mon corps.. ». Il a fallu que quelques femmes tremblantes et courageuses découvrent le tombeau ouvert et vide pour que nous comprenions que Dieu encore une fois nous échappait. Il était sur la route d’Emmaüs, Il était en Galilée, Il était là ou deux ou trois se retrouvaient en son Nom. Il s’échappait des mains crispées de nos faux dieux, pour s’offrir aux véritables « images » restaurées par son pardon. Victoire de la Croix, victoire de SA FOI au Père et en l’homme.&lt;br /&gt;                        Ce n’est donc plus nous qui « parions » sur la résurrection du Christ, c’est Lui qui « parie » sur notre Foi, car désormais son existence au monde dépend de notre Foi, de notre responsabilité. D’où peut être l’étrange question d’Etty Hillesum, cette jeune femme juive internée dans les camps nazis, qui pourrait être la nôtre: « Que puis-je faire pour Toi mon Dieu ? ».&lt;br /&gt;                               Etty Hillesum : »Une vie bouleversée » ed du Seuil pge 75&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2973458981244811331?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2973458981244811331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2973458981244811331' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2973458981244811331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2973458981244811331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/04/dieu-mis-son-corps-entre-nos-mains.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-3467905799364015107</id><published>2007-04-11T22:11:00.000+02:00</published><updated>2007-04-11T22:14:01.445+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Lectures&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                        &lt;strong&gt;Jean Claude Guillebaud&lt;/strong&gt; nous offre dans « &lt;strong&gt;Comment je suis redevenu chrétien &lt;/strong&gt;» ed Albin Michel, une analyse de son retour vers la Foi au Christ. Ceux de sa génération qui partagent avec lui les mêmes références culturelles comprendront mieux pourquoi, tant de leurs contemporains avaient délaissé ces sources d’eaux vives pour se fabriquer des citernes qui finirent pas se fissurer. Les plus jeunes puiseront dans ces pages toutes les raisons et le courage nécessaire pour ne pas se laisser intimider par les intellos de la dérision qui prennent pour cible tout ce qui touche au Christianisme avec un obscurantisme aussi borné que celui qu’ils s’imaginent combattre. Jean Claude Guillebaud dit avoir aussi redécouvert la Joie et l’Espérance. Ce sont aussi les nôtres dans la mesure où il y a de la joie dans notre « ciel » à fréquenter un frère tel que lui, dans l’espérance que d’autres fassent cette même Rencontre ! L’Ifocap-Adour s’honore d’avoir été à l’initiative sa venue, il y a quelques années, dans un amphi comble de la Fac de droit de Pau.&lt;br /&gt;Livre à recommander à tous les « recommençants » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        &lt;strong&gt;Claire LY  « Retour au Cambodge »&lt;/strong&gt; ed de L’Atelier. Claire, dont les membres de la Formation Permanente ont bénéficié de l’enseignement l’an dernier, fait dialoguer en elle la catholique française et la Bouddhiste Khmer, et cela dans une langue française qu’elle manie à merveille ! Ceux et celles qui veulent comprendre comment se transmet une culture raffinée dans un univers étranger au nôtre, goûteront certainement la pédagogie de son père qui, par des récits successifs, initie sa fille à la grande tradition bouddhiste. Mais le message essentiel de Claire LY consiste à attirer notre attention sur le fait que sa conversion au Christ est éclairée par sa fréquentation de Bouddha et qu’elle comprend mieux le Bouddhisme quand elle le confronte avec la lumière de l’Evangile. Un ouvrage à méditer en ces temps de dialogue interreligieux ou de choc des cultures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        Enfin pour ceux et celles qui ont ouvert ou fréquenté des gîtes ruraux ou chambres d’hôtes, pour ceux et celles qui débarquent dans nos campagnes, pour les vieux ruraux qui gardé le sens de l’humour, un ouvrage récréatif mais très instructif, en tous les cas très perspicace : « &lt;strong&gt;Comment traire une poule ? Manuel à l’usage des nouveaux campagnards » de Marie et Hubert Deveaux&lt;/strong&gt; Ed Chiflet. Bonne détente pendant cette pesante période électorale !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-3467905799364015107?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/3467905799364015107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=3467905799364015107' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3467905799364015107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/3467905799364015107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/04/lectures-jean-claude-guillebaud-nous.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-97158661855199309</id><published>2007-04-04T14:54:00.000+02:00</published><updated>2007-04-04T15:00:10.661+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Printemps.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le printemps hésite entre soleil radieux et froides giboulées, chaleurs précoces et frimas tardifs. Chaque détour de chemin offre au marcheur son petit cadeau. Avril est particulièrement généreux. Ici le coin des humbles myosotis, plus loin les gracieuses anémones ; là le carré des asphodèles, celui des violettes et encore les fleurs des fraisiers des bois. Entêtées, les asperges sauvages se moquent des ronces et pointent leurs têtes de serpent par dessus les haies. Au même endroit, le même chêne pousse ses feuilles plus vite que les autres ; au carrefour le cerisier laisse éclater sa salve blanche comme pour narguer ses compères plus lents à la détente.&lt;br /&gt;            Mais quelle que soit la saison, la promenade du campagnard solitaire offre d’autres surprises. Ce sont ces enjoliveurs échappés des voitures, devenus des «  enlaidisseurs » de grande marque ; ces bouteilles en plastique d’eau minérale vantant la pureté de leurs origines ; ces paquets de cigarettes qui font regretter l’absence de routes pour non fumeur ; ces billets de loto éparpillés qui en disent long sur la désillusion de l’acheteur qui rêvait fortune ; ces morceaux de tôle, témoins de quelque embardée nocturne. Passons sur les bidons de liquides en tous genres destinés à l’entretien des voitures ou des machines agricoles et ces canettes en métal qui étanchèrent le gosier  de ces malpropres voyageurs.&lt;br /&gt;            Garez vous petites fleurs et tendres pousses, la débroussailleuse de l’équipement ignore les cycles de reproduction végétale. Elle vous engloutira bientôt dans ses mâchoires et vous aurez l’honneur de reconstituer le terreau des bas côtés que l’on appelait les fossés. Par contre elle pulvérisera métaux et plastiques. Ainsi la pollution plus discrète mais encore plus disséminée.&lt;br /&gt;            Incorrigibles français ! Nous avons l’un des plus beaux pays du monde et nous nous appliquons consciencieusement à le « saloper ». Consolez-vous pollueurs de tout poil et sachez au moins qu’en contemplant vos déchets, le marcheur anonyme, dans ce monde indifférent, pense « méchamment » à vous. Vous n’empêcherez pas la fougère salie de dérouler sa crosse cotonneuse dans la  brume matinale.&lt;br /&gt;Entre froidure et douceur, le printemps hésite ; entre révolte et engagement l’adolescent hésite ; entre droite et gauche la France hésite ; entre Rameaux et Vendredi noir, Christ poursuit son chemin….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-97158661855199309?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/97158661855199309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=97158661855199309' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/97158661855199309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/97158661855199309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/04/printemps.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-4621639929829004123</id><published>2007-03-23T16:17:00.000+01:00</published><updated>2007-03-23T16:20:34.397+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Labours&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            La ronde des tracteurs a commencé. Après quelques mois d’inactivité les socs reprennent du service. Avec une obstination inlassable et une régularité implacable, ils vont ouvrir, fendre et renverser la chair de la terre. Les herses, les disques, les broyeurs effaceront ensuite la plaie ouverte des sillons pour offrir au semeur les meilleures promesses des récoltes futures. Malgré l’apparente inégalité des forces, ce travail reste un combat. L’apport précieux de la mécanique et même de l’informatique (puisque certains travaux sont guidés et dirigés par GPS) exige un savoir- faire et une compétence de plus en plus sophistiqués. Mais au-delà  du geste, ce travail a valeur pédagogique.&lt;br /&gt;            Depuis longtemps déjà,- depuis la méthode « assimil » du savoir sans peine - on a laissé croire que le travail scolaire n’exigeait plus d’effort. La première vertu de tout apprentissage serait d’être « ludique », comme si la culture des esprits n’obéissait pas aux mêmes règles que celle des champs. Désolé ! La noria des tracteurs n’a rien d’un manège enfantin. Laisser croire que l’usage de l’ordinateur dispensera de l’acharnement du chercheur est une mauvaise plaisanterie. Certains responsables politiques semblent sur ce sujet retrouver un peu de bon sens. Décréter des pourcentages de bacheliers ou d’universitaires relève d’une grave duperie. C’est oublier que les printemps précoces ne sont jamais à l’abri de gelées tardives et que la sueur d’aujourd’hui fertilise le génie de demain. Allez, les jeunes ! Quittez cinq minutes vos écrans des yeux, vous en apprendrez tout autant en cliquant sur les champs.&lt;br /&gt;            Labor, labour, labeur : même combat, même travail !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que passe la charrue&lt;br /&gt;Sur nos landes rebelles,&lt;br /&gt;Sur nos terres en friches !&lt;br /&gt; La Parole ira s’y planter,&lt;br /&gt;Promesse pour le pauvre,&lt;br /&gt;Et pauvreté offerte au riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au feu tout le bois mort,&lt;br /&gt;Que la flamme s’étende&lt;br /&gt;Aux chardons aux épines !&lt;br /&gt;Et leurs cendres pourront servir&lt;br /&gt;A féconder la terre&lt;br /&gt;Où la Parole prend racine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que tombe sur nos sols&lt;br /&gt;De poussière et de roche&lt;br /&gt;Une pluie généreuse !&lt;br /&gt;On verra les feuilles pointer&lt;br /&gt;Et les bourgeons éclore&lt;br /&gt;De la Parole qui nous creuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Advienne le soleil&lt;br /&gt;Et vers lui que s’élance&lt;br /&gt;La poussée de la sève !&lt;br /&gt;La Parole nourrit son fruit&lt;br /&gt;D’amour et de justice&lt;br /&gt;Dans la louange qui l’achève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            La liturgie des heures T 2 Pg 11&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-4621639929829004123?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/4621639929829004123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=4621639929829004123' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4621639929829004123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4621639929829004123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/03/labours-la-ronde-des-tracteurs-commenc.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7162849067567741479</id><published>2007-03-09T16:22:00.000+01:00</published><updated>2007-03-09T16:24:22.062+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;OGM ou OCM.(organisme culturellement modifié)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Les organismes génétiquement modifiés se sont invités dans la campagne présidentielle en cours. Une des plus puissantes coopératives agricoles européennes basée dans notre département relance le débat. L’un des arguments le plus souvent repris par les anti-OGM consiste à dire que si l’on autorise ces nouvelles cultures l’alimentation mondiale sera soumise au bon vouloir de deux firmes productrices des semences appropriées et ces deux géants américains posséderont l’arme absolue et la main mise sur l’avenir de la planète. A plus forte raison, rétorquent les tenants de la libéralisation des OGM, « laissez-nous, nous, français et européens, produire nos propres semences et contrôler les productions » et nous équilibrerons la situation. La demande se fait d’autant plus pressante que l’usage des céréales dans la fabrication des biocarburants redonnerait quelques perspectives à des productions en panne d’avenir. Frilosité des uns ? Frivolité des autres ?&lt;br /&gt;En attendant personne ne se préoccupe d’un organisme qui se modifie de plus en plus soit par la génétique soit par la culture, je veux parler de l’être humain. Nous savons qu’en matière humaine nature et culture s’interpénètrent au point que l’on a du mal à distinguer ce qui ressort de l’une ou de l’autre. Travail, sexualité, loisirs, communications, famille, transports, alimentation, éducation ou non éducation, medias, musiques, drogues, est-ce-que tous ces paramètres ne sont pas en train de fabriquer un  être humain culturellement modifié dont on a du mal à entrevoir les futurs contours ? Retourne-t-il vers une bestialité largement dépassée ou se hissera-t-il vers une plus grande humanité ? Il semble qu’en la matière tout le monde ait baissé les bras en disant qu’on ne peut pas endiguer de telles mutations et que les valeurs qui nous ont accompagnés jusqu’ici sont inopérantes pour l’aujourd’hui. Certains peuples cependant veillent jalousement sur leurs cultures et leur mode de vie. Ils savent qu’il y a des moments où les hommes ont besoin de raisons de vivre et de mourir. Ils savent même que l’homme ne vit pas seulement de pain transgénique ou pas. Ne pourrait-on pas inoculer dans les jeunes pousses humaines quelques gènes qui ont fait leurs preuves dans l’ascension du « phénomène humain » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claracq en Béarn.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains personnages et parmi eux quelques élus, sont passés maîtres dans l’art de se trouver au bon moment et au meilleur endroit lorsqu’un appareil photographique pointe le bout de son objectif. Pendant qu’ils sont en train de vous serrer la main, de débiter deux ou trois banalités, de vous féliciter de votre action « tout à fait remarquable », leur regard est déjà ailleurs. Il piste les déplacements de la personnalité qui est au centre de la manifestation, guette le moment où les journalistes vont se contorsionner pour immortaliser la scène et en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire, celui qui semblait si préoccupé par votre santé ou vos mérites se retrouve à côté du héros du jour, arborant un sourire de circonstance, non sans avoir auparavant ajusté sa cravate et boutonné sa veste. Aucun embouteillage, aucun ralentissement de la foule ne décourage ce génie du contournement, cet expert de l’infiltration. Et c’est ainsi que, « par le plus grand des hasards », il se retrouvera le lendemain en position d’être remarqué par les lecteurs et les électeurs. Les uns approuveront ce dévouement frénétique à la cause publique, d’autres déploreront le fait que l’image et le tapage dispensent le plus souvent de la réflexion soutenue et de l’action cohérente. Il faut croire que l’investiture de l’élection déclenche chez certains une bouffée narcissique telle, que l’absence de leur portrait trois jours consécutifs dans les gazettes locales, les plongent dans une déprimante solitude ou dans un sentiment de profonde inutilité.&lt;br /&gt;Rassurez- vous, il n’en est rien. Ce n’est pas l’ego qui est en cause mais la mise en application d’une redoutable stratégie médiatico-politique. En fait, personne n’est dupe et chacun joue un rôle connu par tous. Imaginez le vide abyssal de nos pages locales ou nationales si, toujours les mêmes, ne se dévouaient pas pour couper les rubans, pour présider une table rarement ronde, pour porter une gerbe, pour glisser le bon mot dès le début du discours parce que les journalistes ne seront plus là à la fin, et pour fixer l’objectif en faisant semblant de signer une convention de plus la haute importance ! Personne n’est dupe. L’être humain a besoin de célébrations rituelles, de liturgies ordonnancées, de victimes sacrifiées y compris par le numérique, d’officiants apportant leurs offrandes ou leurs médailles et d’une assemblée, qui l’espace d’un moment communie ou du moins fait semblant. Il arrive cependant ce qui arrive à toutes les liturgies. Soit elles sombrent dans une sinistre comédie, soit la grâce les traverse et les soulève. Vous vivez alors un grand moment parce que, cette fois là, les hommes sont vrais et ce qu’ils disent aussi. Cette fois là, il n’est plus question de victimes, d’officiants, de thuriféraires…Les photographes passent inaperçus. Les obsédés de flashes sont absents. Les présents se suffisent amplement et leur présence est telle qu’elle se dispense de son image. Cet instant là est unique. Quelques uns l’ont vécu un samedi 24 février dans la commune de Claracq ? Trop unique et trop vrai pour être relaté dans les premières pages locales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7162849067567741479?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7162849067567741479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7162849067567741479' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7162849067567741479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7162849067567741479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/03/ogm-ou-ocm.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2792866226388528712</id><published>2007-02-22T10:42:00.001+01:00</published><updated>2007-02-22T10:47:25.390+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Jésus président !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Je t’imagine sur un plateau de télévision, debout, derrière un pupitre transparent, faisant face à une sélection de citoyens français. Ils ont appris que tu faisais des miracles. Alors ils te demandent d’augmenter les salaires, et les retraites, de résoudre les problèmes que posent la santé, les hôpitaux,les vieux, les jeunes, les transports, les banlieues, les prisons, le commerce, les impôts, les pauvres, les riches, l’énergie, l’industrie,l’agriculture, la recherche, la pêche, l’école, l’université, la faune sauvage, les familles, les homos, les hétéros, les chasseurs, les délinquants, les intégristes, les extrémistes, les tire au flanc, les dopés, les drogués, les assistés, les sur-bookés, les stressés et j’en passe…&lt;br /&gt;Le présentateur jubile : les compteurs de l’audimat explosent. Perfide, il te demande de chiffrer tes promesses puis, il impose une petite coupure publicitaire. Les annonceurs se frottent les mains. Les ridés n’avaient rien demandé, et voilà le collagène qui lisse l’écran. L’émission reprend.&lt;br /&gt;Tu prends la parole : « Il est écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. Tu te prosterneras devant Lui et c’est Lui seul que tu adoreras. L’homme ne vit pas seulement de pain. Et moi je vous le dis : Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux…Donnez et vous recevrez une mesure bien pleine comme celle dont vous servez pour autrui. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre ta tunique. Donne à quiconque te demande et ne réclame pas à celui qui te vole… A celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre. Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent… ».&lt;br /&gt;Sifflets, hurlements, début d’échauffourée, évacuation des locaux, Tu sors par une porte dérobée évitant le lynchage. Le lendemain, la presse écrite rend compte des réactions de ceux et celles qui font l’opinion publique. Tous les bavards et tous les baveux sont d’accord : « Ce discours ne répond en rien aux graves préoccupations des électeurs, il décrédibilise les responsables politiques et la noble mission des média publics qui sont faits pour éclairer les consciences et non pour les plonger dans un obscurantisme médiéval. Sa légèreté et son inconsistance constituent une insulte à la nation toute entière ». Les intellectuels auto proclamés demandent que l’auteur présente ses excuses dans les journaux télévisés.&lt;br /&gt;Les jours suivants, à 20h, tu parais à l’écran et tu racontes, comme tu sais si bien le faire, l’histoire suivante : « Une femme qui, en rêve, faisait les magasins, découvrit Dieu lui-même derrière le comptoir le mieux achalandé.&lt;br /&gt;- Que vendez-vous donc lui demanda-t-elle ?&lt;br /&gt;- Tout ce que ton cœur désire, lui répondit Dieu.&lt;br /&gt;-Je veux acheter la paix, l’amour, le bonheur, la tranquillité, la santé, la sagesse…&lt;br /&gt;Dieu sourit alors et lui dit :&lt;br /&gt;- Je crois que tu te trompes de fournisseur, nous ne vendons pas les fruits, mais uniquement les semences.&lt;br /&gt;- Et combien coûtent-elles ?&lt;br /&gt;- Un petit temps de silence que tu m’offriras tous les jours pour écouter ce que te dira mon Esprit ! » (D’après un conte de P.de Mello)&lt;br /&gt;Et voilà pourquoi, encore une fois, Jésus, tu ne seras pas élu président…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;jeancasanave blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2792866226388528712?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2792866226388528712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2792866226388528712' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2792866226388528712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2792866226388528712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/02/jsus-prsident-je-timagine-sur-un_22.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-2067702237206794069</id><published>2007-02-20T11:34:00.000+01:00</published><updated>2007-02-20T11:36:18.162+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;« Le Maître du désir »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   C’est le titre donné à un ouvrage de commentaires sur l’Evangile de Jean par son auteur, Eloi Leclerc (1). Le blog précédent sur la Samaritaine permet justement d’apprécier le pédagogue exceptionnel que fut Jésus et comment Celui qui savait « ce qu’il y a dans le cœur de l’homme » a su transformer le besoin en désir. C’était le besoin qui poussait la femme à venir puiser d l’eau. Mais par une succession de symboles (eau du puits, eau vive, seau pour puiser, eau qui désaltère) qui chacun exprime un aspect de la Torah pour des juifs, Jésus amène son interlocutrice à manifester sa soif de vie éternelle.&lt;br /&gt;Quand l’homme en reste à la satisfaction de ses besoins il ne peut que s’étourdir dans la recherche du plus : Plus d’avoir, plus de pouvoir, plus de sensations. La publicité joue sur ce registre en créant des besoins dont la satisfaction apparaît nécessaire et impérative. Une société régie par l’économie ne peut qu’empiler les besoins et tromper ses esclaves consentants.&lt;br /&gt;Le désir nous place dans le registre du choisi et non plus du subi. Il déplace et dépasse le besoin. Au besoin de manger on répond par l’alimentation ou par la bouffe avalées en « stabulation libre » dans les cafétéria. Au désir de rencontrer par le partage du pain, on répond par un repas préparé ou improvisé mais, surtout,désiré. Dans le premier cas, l’aliment est essentiel soit dans sa quantité soit dans sa qualité. Dans le second, le menu n’est qu’une bonne occasion d’échanges enrichissants et d’autres nourritures.&lt;br /&gt;L’expérience commune du besoin et du désir, c’est que leur quête n’en finit jamais. Dans cette course infinie le besoin divise, épuise ou écoeure. Dans le cas du désir ce qui est partagé ou consommé ne diminue pas mais au contraire s’accroît au fur et à mesure que l’on en use.&lt;br /&gt;Un jour ou l’autre cet être insatiable d’infini qu’est l’homme se demande d’où lui vient ce manque infini que traduisent les besoins ou les désirs. N’y a-t-il pas là chez lui comme une marque originelle de son créateur ? Marque originelle qu’il peut transformer en enfermement (et dans ce mot il y a l’enfer) définitif ou en ouverture vers l’Autre. Alors l’alimentation n’est plus consommation, elle n’est même plus repas, elle est Eucharistie. Le besoin de manger pour subsister devient désir de la Vie.&lt;br /&gt;«  Supposons que tu veuilles remplir une sorte de poche et que tu saches les grandes dimensions de ce qu’on va te donner, tu élargis cette poche…Tu sais l’importance de ce que tu vas y mettre, et tu vois que la poche est trop resserrée : en l’élargissant, tu augmentes sa capacité. C’est ainsi que Dieu, en faisant attendre, élargit le désir ; en faisant désirer, il élargit l’âme ; en l’élargissant il augmente sa capacité de recevoir. » St Augustin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) « Le maître du désir » Eloi Leclerc ed DDB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-2067702237206794069?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/2067702237206794069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=2067702237206794069' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2067702237206794069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/2067702237206794069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/02/le-matre-du-dsir-cest-le-titre-donn-un.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-459929125247911477</id><published>2007-02-10T20:38:00.000+01:00</published><updated>2007-02-06T20:57:33.345+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;La sixième heure.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                       &lt;br /&gt;Un puits, une homme fatigué, une femme venant chercher de l’eau, il est midi (la sixième heure) : le décor est campé d’une des scènes les plus connues de l’évangile de Jean.&lt;br /&gt;Tout commence dans la banalité du quotidien si tant est que la vie de tous les jours soit banale ! Par le jeu des demandes et des réponses le besoin tout humain de vivre (l’eau) va se transformer en désir de vie éternelle et, au fur et à mesure de la progression du dialogue, la Samaritaine et Jésus vont se dévoiler mutuellement leur identité la plus profonde. Lui se présente d’abord comme un « homme fatigué » ; très vite il devient le « juif » en délicatesse avec les samaritains ; ce juif serait-il « plus grand que Jacob (plus que l’ancêtre?) » ; n’est-on pas en présence d’un « prophète », peut-être même du « Messie-Christ » ; enfin tout culmine lorsque lui-même déclare « Je le suis », faisant allusion au titre divin JE SUIS.&lt;br /&gt;Ce qui est remarquable, c’est que sous l’effet conjugué des réponses de Jésus, toujours en décalé par rapport aux attentes de la femme et du dévoilement de ses identités successives, la Samaritaine, progressivement, se révèle à elle-même. D’une « femme de Samarie », elle devient « Samaritaine » (et il y a plus qu’une nuance !) ; très vite elle se place sur le domaine d’un désir d’être qui dépasse de très loin le besoin d’avoir de l’eau : elle est la  femme aux « cinq maris »,c'est-à-dire aux cinq baals, considérée donc comme idolâtre aux yeux de ce « prophète » ; enfin elle se révèle prête à accueillir le messie pour peu qu’elle le rencontre et à devenir son disciple : « venez voir », dit-elle aux autres habitants ! Nous étions au ras de la margelle (au ras des pâquerettes dirait-on aujourd’hui), au bord d’une histoire conjugale scabreuse pour ceux qui ajoutaient les mauvaises mœurs à la mauvaise foi et nous voilà au sommet de la Rencontre.&lt;br /&gt;            Qui n’a jamais fait dans sa vie l’expérience de ces moments exceptionnels où à partir d’un échange banal, la conversion a pris une densité rare parce qu’au-delà de l’intérêt du sujet, elle a permis une découverte réciproque et progressive des personnes concernées.&lt;br /&gt;Alors, quand l’une d’elle est la deuxième personne de la Trinité et qu’elle nous offre rien de moins que la Vie éternelle, le soleil s’arrête en plein midi comme pour Josué !&lt;br /&gt;Ami, as-tu connu la sixième heure ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-459929125247911477?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/459929125247911477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=459929125247911477' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/459929125247911477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/459929125247911477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/02/la-sixime-heure.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-4564532393425520685</id><published>2007-02-06T20:57:00.001+01:00</published><updated>2007-02-06T20:57:33.536+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Roma !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;            En gravissant les 320 marches qui conduisent à la coupole de la Basilique St Pierre, je me demandais ce que pouvait penser le petit patron de pêche du lac de Tibériade, en contemplant cet édifice gigantesque construit en sa mémoire. En bas dans l’allée centrale, on a pris soin de matérialiser les dimensions des plus vastes cathédrales du monde pour bien montrer qu’aucune ne rivalise avec celle-ci. Devant ce concours de vanités mondaines la moutarde doit monter à la moustache de notre impétueux premier apôtre.&lt;br /&gt;            Pourtant lorsqu’on débouche au niveau inférieur de la coupole, le sens des vanités s’inverse. Les 800 tonnes de bronze du baldaquin du Bernin ne font pas plus d’effet qu’une légère pergola et les humains qui circulent à ses pieds- y compris les « princes » de l’Eglise- ressemblent à des moucherons électrisés par une frénétique et éphémère agitation.&lt;br /&gt;            Heureuse basilique qui porte en elle-même l’image paradoxale de notre condition. « Il le fit à peine moindre qu’un dieu… » souligne le psaume et pourtant « ses jours sont comme l’herbe qui passe… »&lt;br /&gt;            Bienheureuse Eglise qui échoue à dire Dieu par une seule de ses dimensions. En effet, Il est à la fois dans la grandeur et la splendeur mais aussi dans la profondeur de l’insignifiante cavité de la tombe de Pierre et, je l’espère, dans la largeur des cœurs des moucherons pensants et croyants qui arpentent la longueur…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-4564532393425520685?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/4564532393425520685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=4564532393425520685' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4564532393425520685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/4564532393425520685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/02/roma-en-gravissant-les-320-marches-qui.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-1355912151776722172</id><published>2007-01-24T11:18:00.000+01:00</published><updated>2007-01-24T11:19:43.977+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Abbé Pierre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                   Hommage unanime à l’abbé Pierre…Mais nous sommes en France, « fille aînée » de l’Eglise. Aussi la plupart des commentateurs de sa vie et de sa mort soulignent son humanisme et évitent soigneusement d’en citer la source d’inspiration c'est-à-dire la Foi du chrétien, la prière du croyant, la lecture de l’Evangile et la célébration de l’Eucharistie du prêtre qu’il était. Continuons à avoir honte de notre héritage ! Nous pleurerons le jour où d’autres le jetteront à la poubelle !&lt;br /&gt;                                   Ceci dit, j’espère que beaucoup de Français ne se contenteront pas d’afficher leur émotion d’avoir perdu un grand père mais ouvriront les livres récents publiés par l’abbé et apprécieront la profondeur de ses analyses et la lucidité de sa Foi. Pour ma part je retiendrai une de ses expressions qui résume à elle seule le saut de la Foi que nous devons faire quand nous avons épuisé les ressources de notre entendement : « &lt;strong&gt;Malgré tout&lt;/strong&gt; ». Dans ce « malgré tout » se lisait toute la détresse de celui qui se savait impuissant devant l’énormité du mal et tout le reproche qui pourrait effleurer les lèvres de notre prière quand on s’adresse à un Père. « Malgré tout » Dieu est Amour aimait-il à répéter…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-1355912151776722172?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/1355912151776722172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=1355912151776722172' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1355912151776722172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/1355912151776722172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/01/abb-pierre-hommage-unanime-labb.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-601267929776523083</id><published>2007-01-19T11:14:00.000+01:00</published><updated>2007-01-19T11:15:31.390+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Homme ET Dieu.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                               Ceux et celles qui ont suivi la finale de mon exposé sur l’évangile de Luc trouveront, je l’espère, ici, quelques repères pour reprendre laborieusement l’épineuse question de l’Incarnation. La question de l’identité de Jésus a failli faire éclater l’Eglise des origines (Arianisme, Nestorianisme, Docétisme etc.) et n’a cessé depuis lors, d’être la toile de fond de toutes les questions qui agitent la communauté des chrétiens. La dernière polémique concernant le rite de St Pie V n’échappe pas à ce décor. Nous retrouvons les tenants d’une liturgie qu’ils considèrent comme action avant tout divine s’indignant contre ceux qui auraient trop tendance à favoriser sa dimension humaine. La même interrogation de fond sous tend les derniers sondages publiés par « Le monde des religions ». Ils mettent en évidence une majorité de catholiques qui n’éprouvent pas la nécessité d’affirmer la divinité du Christ. Homme OU Dieu ; Dieu ET Homme ?&lt;br /&gt;                                               Notre tendance première est d’opposer les deux réalités. Plus Jésus serait Dieu moins il serait homme ; plus il serait homme moins il serait Dieu. Telle est notre logique !&lt;br /&gt;L’exposé de notre théologie n’a pas toujours arrangé les choses. On nous parle de nature et de sur nature, de création et de rédemption, de liberté et de grâce, de divin et d’humain comme si toutes ces réalités se superposaient, s’ignoraient ou s’opposaient. Il en résulte un effet de plaquage : la surnature venant se superposer à la nature sans que cela ne change rien à celle-ci. C’était l’idée de ceux qui pensaient que Jésus n’avait pris qu’une apparence humaine. Cette pensée en binôme peut laisser croire aussi que l’humanité peut neutraliser la divinité. Ainsi raisonnaient ceux qui s’interdisaient de croire en un Jésus-Dieu. Le rapport divinité et humanité peut aussi se concevoir sous le mode de l’absorption (l’humanité s’effaçant devant le divin)ou de l’instrumentalisation  (L’humanité n’étant que le marchepied de la divinité.) Enfin, le manichéisme est allé jusqu’à opposer l’une et l’autre réalité, l’une penchant vers le Mal et l’autre vers le Bien.&lt;br /&gt;Toutes les hérésies du début de l’Eglise se résument en deux cas de figure. Soit Jésus se présente comme un Dieu qui a fait semblant d’être un homme, soit c’est un homme qui est devenu Dieu. Dans les deux cas Jésus est pour nous un MODELE et non pas un SAUVEUR. C’est tout l’enjeu de ce qui pourrait nous apparaître comme des polémiques de théologiens tatillons Les premiers conciles affirment qu’Il est TOTALEMENT Dieu ET TOTALEMENT homme sans qu’il y ait confusion mais plutôt communion des natures. Et c’est parce qu’Il est totalement l’un et l’autre qu’Il peut être le sauveur ou le « grand prêtre » définitif comme St Paul le développe dans la lettre aux Hébreux.&lt;br /&gt;                                               Voici quelques clefs qui, à défaut de rendre compréhensible ce qui reste le mystère de la personne unique de Jésus, peuvent aider à éviter les simplifications.&lt;br /&gt;                                      C’est le même Dieu qui crée et qui sauve. Dès l’origine Dieu nous crée pour nous introduire dans sa vie, dans un seul « geste » créateur et sauveur. C’est pour nous faire participer à sa divinité qu’Il nous crée. Il n’y adonc pas opposition entre création et rédemption, nature et surnature etc.…&lt;br /&gt;                                               Quant à l’homme, la Bible nous dit qu’il est crée à « l’image de Dieu et à sa ressemblance ». Autrement dit plus il est « humain » ou « humanisé » plus il est image de Dieu. On peut dire également que c’est dans l’exercice même de sa proximité, de sa ressemblance avec Dieu qu’il accomplit son humanité.&lt;br /&gt;                                               Mais l’image n’est plus ressemblante. Le péché l’a ternie, l’a déformée, l’a même rendue incapable de refléter la vérité de Dieu. L’homme ne peut même plus accéder à une juste image de Dieu, il devient une « machine à faire des dieux ».&lt;br /&gt;                                               Grâce au don et au pardon offerts par le Christ, c'est-à-dire par grâce, non seulement l’image est restaurée mais la ressemblance est retrouvée. Il faut en effet sortir de l’idée du modèle ou du sauveteur pour penser « sauveur ». Avoir un modèle dans la vie est certes intéressant mais il ne suffit pas. Un suicidaire se débat dans le courant où il a plongé. Il ne suffit pas que de la berge je lui indique, tel un bon modèle, les mouvements de la natation pour qu’il s’en sorte. Si je plonge et que je vais le repêcher, je me comporte en sauveteur et non en sauveur. Il n’atteindra son SALUT que si en outre il guérit de sa dépression. Le Christ non seulement rectifie notre image du vrai Dieu mais nous guérit du péché qui la faussait. Ainsi Il restaure en nous notre humanité et nous établit déjà dans la capacité de communier à la vie de Dieu.&lt;br /&gt;                                               Ce que l’homme reçoit et réalise par la grâce, le Fils le réalise par nature. Ainsi dans la mesure où il déploie sa nature divine, il ne contredit en rien sa nature humaine, au con traire Il l’accomplit. Comme l’enfant ne ressemble totalement à son père que lorsqu’il a atteint son autonomie et sa maturité ainsi chez le Fils l’accès à son autonomie humaine ne diminue en rien sa communion intime avec son Père. C’est dans l’extrême de son humanité qui n’est que don et pardon, qu’Il nous révèle sa divinité et celle du Père.&lt;br /&gt;Nous pouvons peut-être mieux comprendre pourquoi Jésus révèle sa divinité en prenant le contre-pied de l’idée de Dieu que voudrait lui imposer Satan dans les tentations au désert (Lc 4). En effet, Il va refuser le pouvoir magique de transformer des cailloux en pain ; le pouvoir absolu sur les royaumes terrestres et enfin l’exploit gratuit de l’invincibilité. Au contraire, le pain Il le multipliera mais à partir de l’offrande et du travail de l’homme. Du royaume, il en parlera, non pas comme le lieu de l’exercice du pouvoir mais comme le résultat de la conversion du cœur. Enfin le temple de pierre sera jeté à bas mais lui, temple nouveau montera sur la Croix et n’en descendra pas.&lt;br /&gt;                                               « Si tu es Fils de Dieu !...», la tactique de Satan n’a pas changé depuis la Genèse. Il avait tenté l’homme non pas en lui proposant de revenir à la bestialité, mais par le meilleur de lui-même : Vous serez comme des dieux…Il est le Malin. Pour Jésus même approche ; « Si tu es Fils de Dieu… » alors, montre toi comme un dieu tel que nous le souhaitons. Un dieu qui n’est atteint ni par la faim, ni par la limitation, ni par la souffrance. Jésus refuse ce dieu là. C’est en devenant lui-même pain à partager dans l’Eucharistie, Royaume ouvert aux petits aux non puissants, Temple d’une offrande définitive et sans péché qu’il manifeste à la fois sa totale humanité et sa totale divinité. C’est peut être dans ce sens qu’il faut comprendre le mot de Paul dans l’hymne aux Philippiens : « Reconnu Homme à son aspect…Ph 2,7 » C’est dans la reconnaissance de son humanité dépouillée de tous les attributs idolâtres que se dévoile sa divinité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Dire non à dieu, par fidélité à Dieu, c’est la démarche de toute la Bible » Jean Sulivan.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-601267929776523083?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/601267929776523083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=601267929776523083' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/601267929776523083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/601267929776523083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/01/homme-et-dieu.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-7387374619917701603</id><published>2007-01-18T11:04:00.000+01:00</published><updated>2007-01-18T11:07:13.462+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Lecture interdite aux moins de 30 ans…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;« Je ne sais pas » ce qui se passe mais les « je ne sais pas » commencent à sérieusement submerger la terre ferme de mes vieilles certitudes.&lt;br /&gt;Ai- je réussis ma vie ? Je ne sais pas…&lt;br /&gt;Ai-je développé toutes mes capacités ? Je l’ignore…&lt;br /&gt;Ai-je vraiment aimé ? Je n’en suis pas certain…&lt;br /&gt;Ai-je tenu la place qui était la mienne? Encore moins…&lt;br /&gt;L’histoire a-t-elle un sens ? Je ne sais plus…&lt;br /&gt;La politique mérite-t-elle la place qu’elle se donne ? J’en doute de plus en plus…&lt;br /&gt;Le monde connaîtra-t-il la paix ? Je ne sais pas…&lt;br /&gt;Hier valait-t-il mieux qu’aujourd’hui ? Pas sûr…&lt;br /&gt;Au moment où un honnête bilan s’imposerait, où les questions essentielles pour la vie devraient être résolues, l’inconfort de la navigation s’accentue. Deux solutions : ou bien lâcher le gouvernail, enfoncer son bonnet de marin sur les yeux et s’assoupir dans un sommeil bienheureux et provisoire ; ou bien s’en remettre au G P S actuel et confier la conduite automatique à une opinion publique soumise à ses souteneurs comme une femme tout aussi publique.&lt;br /&gt;Le continent de mes anciennes assurances  s’effrite par pans entiers. Il laisse place à un archipel flottant de « peut être » et de « je crois que »…&lt;br /&gt;C’est la raison pour laquelle il me faut quitter cet archipel lui-même, affronter les flots des incertitudes, rester dans ma petite barque et empoigner une longue rame qui s’appelle « Je crois en… » Il arrive parfois à cette perche de toucher le Roc d’un continent disparu mais solide.&lt;br /&gt;En fait, je sais ce qui se passe : Il y a 30 ans, je me fiais aux arguments péremptoires comme à des amarres incassables, aux synthèses lumineuses comme autant de phares antibrouillards, aux référents incontestables comme à des bouées insubmersibles. Sous l’effet de la houle et de la rouille, les « je ne sais pas » et les « je ne sais plus » ont refait surface et encombrent le port. Bon vent à tous !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-7387374619917701603?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/7387374619917701603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=7387374619917701603' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7387374619917701603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/7387374619917701603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/01/lecture-interdite-aux-moins-de-30-ans.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19622543.post-116792236167047951</id><published>2007-01-04T15:51:00.000+01:00</published><updated>2007-01-06T21:08:14.073+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Année nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;                                               L’homme est un bien curieux animal. Sait-il qu’en fêtant bruyamment et chèrement la soirée du 31 décembre, il se réjouit d’une année de plus qui le rapproche de la mort ? Pour celui qui ne croit en aucune survie, il n’y a pas de quoi exulter ! Serions nous donc tous croyants ? Ce genre d’occasion rapproche ceux qui estiment que la fête est une activité humaine indispensable, ceux qui espèrent que demain sera meilleur qu’hier, ceux qui parient que la lumière renaîtra des ténèbres et ceux qui croient qu’une année de moins nous rapproche du « Soleil levant  lumière d’en haut qui vient nous visiter… »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19622543-116792236167047951?l=jeancasanave.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeancasanave.blogspot.com/feeds/116792236167047951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19622543&amp;postID=116792236167047951' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/116792236167047951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19622543/posts/default/116792236167047951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeancasanave.blogspot.com/2007/01/anne-nouvelle.html' title=''/><author><name>CASANAVE</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04913352225666726569</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
